Les revenus tirés de la location de logements meublés sont imposés dans la catégorie des BIC, et non des revenus fonciers. Ce qui entraîne certaines spécificités fiscales.
Précisons au préalable qu'un logement est fiscalement considéré comme loué meublé quand le bailleur met à la disposition du locataire, dès l'entrée dans les lieux, l'ensemble des meubles et objets nécessaires à la vie quotidienne.
Sont exonérés les revenus tirés de la location meublée d'une partie de la résidence principale du bailleur. Sous deux conditions :
La location de chambre d'hôtes à des personnes de passage est également exonérée à hauteur de 760 euros par an.
Le revenu net imposable est déterminé selon les règles des BIC. Le loueur en meublé pourra donc déduire l'ensemble des charges et notamment :
Les loueurs sont placés sous le régime fiscal des micro-entreprises s'ils ne dépassent pas les plafonds de recettes des micro-entreprises.
Le statut de loueur professionnel est accordé aux personnes qui remplissent les trois conditions suivantes.
Le loueur professionnel peut imputer le déficit sur son revenu global sans limitation aucune.
Le loueur non professionnel ne peut imputer le déficit que sur les revenus de ses autres locations meublées exercées à titre non professionnel de l'année en cours et des dix années suivantes.
La cession du logement est soumise au régime des plus-values professionnelles quand le loueur est lui-même professionnel.
La plus-value peut bénéficier des exonérations accordées aux petites entreprises. Elle est ainsi exonérée quand l'activité est exercée depuis plus de cinq ans et quand les recettes annuelles HT sont inférieures à 90 000 euros. Ce seuil est calculé en prenant en compte la moyenne des chiffres d'affaires des exercices clos au cours des deux années civiles précédant l'exercice de la cession.
La cession du logement est soumise au régime des plus-values immobilières privées pour les loueurs non professionnels.
Les loueurs en meublé doivent acquitter la taxe professionnelle. Sont toutefois exonérées :
Les loueurs acquittent la taxe d'habitation si le logement constitue leur résidence personnelle, principale ou secondaire. En revanche, c'est le locataire qui paie la taxe s'il occupe le logement de manière permanente et exclusive.
Les loueurs acquittent la taxe foncière dans les conditions de droit commun.
Les logements du loueur professionnel peuvent être exonérés d'impôt sur la fortune puisque les recettes locatives représentent plus de 50% des autres revenus d'activité du foyer fiscal.
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