Quand une société distribue tout ou partie de son bénéfice, le revenu ainsi distribué est considéré comme un « dividende », taxable entre les mains du bénéficiaire.
Ces sommes, versées aux associés ou actionnaires, peuvent provenir :
Sont également considérées comme des revenus distribués :
Quand une société est liquidée, l'actif net, après paiement de tout le passif, est réparti entre les associés ou les actionnaires. Quand cet actif net est supérieur à l'ensemble des apports effectués par les associés ou actionnaires, la dissolution de la société fait apparaître un « boni de liquidation ». La répartition de ce boni est également considérée comme un revenu distribué.
M. Martin achète, lors de sa création, la moitié des titres d'une société au capital de 1 M. Dix ans après, lors de la liquidation, l'actif net de la société atteint 2 M. M. Martin récupère 1 M et devra payer l'impôt sur 500 000 à titre de revenus distribués. Cette distribution peut bénéficier du quotient.
Sous certaines conditions, l'administration peut toutefois accorder un agrément. Lors d'une liquidation agréée, le bénéficiaire d'un boni de liquidation peut opter pour un prélèvement libératoire au taux de 15%.
Les sommes réintégrées dans le bénéfice d'une société à la suite d'un redressement fiscal sont considérées comme des revenus distribués dans la mesure où ces sommes ne sont pas demeurées investies dans l'entreprise.
L'attribution de nouvelles actions ou parts sociales attribuées aux actionnaires ou associés quand des réserves sont incorporées au capital ne constitue pas des revenus distribués taxables.
Les sommes versées aux associés ou actionnaires en contrepartie d'un travail ou d'un prêt ne constituent pas des revenus distribués dans la mesure où elles constituent des charges déductibles du bénéfice de la société.
Mais la fraction des intérêts d'un compte courant d'associé qui dépasse une certaine limite et la fraction jugée exagérée de sa rémunération sont rajoutées au bénéfice imposable et taxées en tant que revenus distribués.
Les dividendes et les revenus versés aux personnes physiques sont imposables au barème progressif après un abattement de 40%, y compris à l'occasion de rachat de titres, de liquidation de société ou de réduction de capital ou quand les bénéfices distribués n'ont pas supporté l'IS au taux normal.
Les prélèvements sociaux sur le patrimoine s'appliquent avant l'abattement de 40% donc sur le montant brut des dividendes. Voir aussi Les charges sociales sur les dividendes
Pour l'imposition des revenus 2012, les personnes physiques peuvent opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire à la source au taux de 21% + les prélèvement sociaux. Ce prélèvement n'est plus applicable à compter des revenus de 2013.
A compter du 1er janvier 2013, les personnes physiques qui perçoivent des dividendes doivent acquitter un prélèvement à la source non libératoire au taux de 21%, prélèvement imputable sur l'impôt sur le revenu à venir.
Ce prélèvement à la source n'est pas applicable quand le revenu fiscal de référence du foyer fiscal de l'avant-dernière année est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple)
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