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| PrécédentPrésomption de propriété | Déclaration de succession : allégements et exonérations | SuivantDéduction des dettes |
Un certain nombre de biens ou de personnes bénéficient d'allégements ou d'exonérations en matière de droits de succession.
Sont exonérées la succession des victimes d'actes de guerre ou de terrorisme et celle des sapeurs-pompiers, professionnels ou volontaires, décédés à la suite d'opérations de secours et cités à l'ordre de la Nation. Il en est de même des indemnités versées aux malades victimes de Sida ou de la maladie de Creutzfeld-Jakob.
Les immeubles achetés neufs au cours de cette période bénéficient d'une exonération partielle de droits de donation ou de succession lors de leur première transmission à titre gratuit. L'abattement est de 46 000 euros par part.
. Exemple : M. et Mme Martin donnent un logement d’une valeur de 500 000 euros à leurs enfants. Chaque enfant reçoit donc 250 000 euros : 125 000 euros du père et 125 000 euros de la mère. Les droits de succession s’appliqueront donc une fois sur 79 000 euros (125 – 46) pour la part transmise par le père et une fois sur 79 000 euros sur la part transmise par la mère. Compte tenu de l’abattement dont bénéficient les transmissions aux enfants, ces derniers n’auront pas de droits à payer.
Le logement doit être affecté, de façon exclusive et continue, à l'habitation principale pendant au moins cinq ans à compter de la date d'achat, quel que soit l'occupant. Si le logement fait l'objet d'une donation pendant cette période, l'obligation est transférée au bénéficiaire de la donation.
. En d'autres termes, M. Martin peut donner le logement à son fils deux ans après l'achat. L'avantage fiscal n'est pas remis en cause si Martin junior consacre le logement à l'habitation principale pendant encore trois ans.
. En cas de décès du propriétaire, la durée de cinq ans n'est pas exigée.
Les immeubles achetés neufs au cours de cette période bénéficient d'une exonération partielle de droits de donation ou de succession lors de leur première transmission à titre gratuit. L'abattement est de 46 000 euros par part.
Les conditions exigées sont équivalentes, à quelques nuances.
. L'immeuble doit être affecté à l'habitation principale pendant deux ans.
. Ce délai n'est pas exigé en cas de décès.
. Le bénéficiaire de la donation ou succession doit s'engager à ne pas affecter le bien à un usage autre que l'habitation pendant une durée minimale de trois ans à compter de la transmission.
. Si le bien est cédé ou transmis pendant cette période de trois ans, l'engagement doit être poursuivi par le bénéficiaire de la transmission ou l'acheteur.
Les immeubles de ce type bénéficient, eux aussi d'une exonération partielle de droits lors de leur première transmission à titre gratuit. L'abattement est égal aux trois quarts de la valeur du bien, plafonné à 46 000 euros.
Exemple : M. et Mme Martin donnent à leur fils un logement de 400 000 euros. L'abattement atteint donc la somme de 300 000, mais il est plafonné à 46 000 euros par part, soit 92 000 euros.
Conditions exigées :
1. Le logement doit être ancien au moment de l'achat (achevé depuis plus de cinq ans).
2. Dans les six mois de l'achat, il doit être donné en location en résidence principale, pendant au moins neuf ans.
En cas de transmission pendant ce délai, l'obligation est transférée au nouveau propriétaire.
4. Le loyer et les ressources du locataire doivent être inférieurs aux plafonds du secteur immobilier locatif intermédiaire.
Loyers 2009 : 171 euros/m2 en Ile-de-France et 124 euros dans les autres régions
Les bois et forêts et les parts de groupement forestier sont soumis aux droits de mutation sur 25% de leur valeur. Le bénéfice de cet abattement de 75% est soumis à plusieurs conditions.
. Le directeur départemental de l'agriculture doit attester que les biens concernés sont susceptibles d'aménagement ou d'exploitation régulière. Les héritiers ou bénéficiaires de la donation doivent s'engager à une exploitation normale pendant trente ans.
. L'exonération ne porte que sur les parts achetées depuis plus de deux ans.
Les biens ruraux donnés en bail à long terme et les parts de groupement foncier agricole sont soumis aux droits de mutation sur seulement 25% de leur valeur. Le bénéfice de cet abattement de 75% est soumis à plusieurs conditions.
. Le bénéficiaire de la succession ou donation doit conserver les biens transmis pendant une durée minimale de cinq ans (sauf cas de décès).
niv1>S'il s'agit d'une donation faite au preneur, le bail doit avoir plus de deux ans au jour de la transmission.
Au-delà de 76 000 euros par part transmise, l'exonération est ramenée à 50%. En sachant que ce plafond s'applique à la part de chaque héritier ou donataire.
Les immeubles classés ou inscrits à l'ISMH sont en principe exonérés de droits de donation et de succession si le classement concerne l'essentiel de l'immeuble.
. L'exonération s'étend également aux parcs et jardins qui entourent l'immeuble, à condition qu'ils soient aménagés pour la visite, ainsi qu'aux meubles qui en constituent le prolongement historique ou artistique.
Pour bénéficier de l'exonération, les bénéficiaires de la donation ou de la succession doivent signer avec l'administration une convention à durée indéterminée précisant les modalités d'entretien des biens concernés, les conditions d'accès au public, le maintien des meubles.
. L'immeuble doit être ouvert au public au moins 100 jours par an (d'avril à octobre) ou 80 jours (de juin à septembre).
Si l'une des conditions prévues par la convention n'est pas respectée, la transmission est soumise aux droits de donation ou succession. La valeur des biens est celle acquise au jour où la convention n'est plus respectée.
. Si le bénéficiaire de la donation ou succession exonérée donne à son tour l'immeuble, l'exonération est remise en cause. Sauf si les bénéficiaires de cette seconde donation adhèrent eux aussi à la convention. Ils bénéficient alors, eux aussi, d'une seconde exonération.
. Si le bénéficiaire de la donation ou succession exonérée décède, l'exonération n'est pas remise en cause, même si ses héritiers n'adhèrent pas à la convention. Mais dans ce cas, cette seconde transmission est taxée.
La transmission des biens meubles et immeubles affectés à l'exploitation d'une entreprise individuelle ou d'une EURL lors d'une donation ou d'une succession est exonérée de droits sur les trois-quarts de leur valeur. Sous plusieurs conditions.
. En cas de donation avec réserve d'usufruit, l'exonération de 75% s'appliquera à la valeur de la nue-propriété.
Le même dispositif s'applique aux titres de sociétés. Conditions exigées :
Les donations de liquidités effectuées du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2010 sont exonérés de droits, à condition que les bénéficiaires consacrent ces sommes à la souscription au capital d'une entreprise avant la fin de la deuxième année suivant le transfert et exercent leur activité principale pendant au moins cinq ans au sein de l'entreprise concernée.
Dernière modification le samedi 25 avril 2009 à 19:00:27.