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Constituer son patrimoine : les experts AG2R LA MONDIALE répondent à vos questions

Septembre 2016

Joanny B. et Antoine V., experts épargne, AG2R LA MONDIALE répondent à vos questions sur la constitution du patrimoine.

1/ Qu’est-ce que la clause bénéficiaire ? Comment bien la rédiger ?

La clause bénéficiaire permet de désigner celui ou ceux qui percevront les prestations de votre contrat d’assurance vie si vous décédez. La plupart des contrats proposent des clauses « types » adaptées aux volontés les plus couramment exprimées. Néanmoins, vous pouvez rédiger une clause plus personnalisée.

Pour que le ou les bénéficiaires soient retrouvés sans difficulté, désignez chaque bénéficiaire, le plus précisément possible, par son nom, prénoms, date de naissance et adresse. Vous pouvez spécifier la répartition du capital entre les différents bénéficiaires par exemple « mon conjoint pour 60 %, les 40 % restants revenant à mes enfants nés ou à naître ».
De manière générale, il est recommandé de vérifier régulièrement que la clause bénéficiaire de votre contrat est toujours adaptée à votre situation personnelle, familiale et à vos objectifs de transmission.
À noter :
- Les bénéficiaires peuvent ne pas avoir de liens de parenté avec vous.
- Vous pouvez utiliser « mon conjoint » ou « mon partenaire de PACS » au lieu de son nom et prénom, mais c’est la personne ayant cette qualité au moment de votre décès qui percevra les prestations décès et non celle l’ayant à la souscription.
- Il est recommandé de prévoir plusieurs bénéficiaires pour le cas où votre bénéficiaire désigné serait décédé. Dans ce cas, utilisez la formule « je désigne comme bénéficiaires en cas de décès M.A, à défaut M.B, à défaut M.C… ».
- Sachez que vos petits-enfants ne bénéficient pas automatiquement d’une clause bénéficiaire qui désigne vos enfants si ces derniers sont décédés au moment de l’application de la clause. Pour le prévoir, précisez lors de la désignation de vos enfants « vivants ou représentés ».

2/ Sur quel support d’investissement placer son argent quand on a un contrat d’assurance vie ?

À la souscription de votre assurance vie , un contrat multisupports s’offre à vous.
Les sommes versées peuvent être investies, soit en intégralité sur des unités de compte, soit en intégralité sur le fonds en euros, soit en mixant les deux. Les unités de compte sont des supports financiers (parts de FCP, SICAV, parts de SCI ou de SCPI) qui vont du plus sécuritaire aux plus dynamiques. Ils vous permettent d’optimiser vos perspectives de rendement. En contrepartie, leur valeur n’est pas garantie et est susceptible de fluctuer à la hausse comme à la baisse.
Votre conseiller vous orientera en fonction de votre profil d’épargnant et de vos projets.

3/ Que se passe-t-il si je dois reprendre l’argent de mon assurance vie, avant la fin des 8 premières années ?

Dans ce cas, vous aurez le choix entre deux modes d’imposition : soit intégrer les plus-values dans votre impôt sur le revenu, soit opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire. Celui-ci est dégressif selon l’ancienneté de votre contrat. Pour une durée de placement inférieure à 4 ans, il est de 35 % ; entre 4 et 8 ans, de 15 % ; au-delà de 8 ans, de 7,5 %*.
Pour choisir le mode d’imposition le plus avantageux, comparez votre taux marginal d’imposition et le taux du Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL) applicable au moment de votre rachat.
Un conseil : le point de départ de la durée du contrat est sa date d’ouverture. Plus tôt vous l’ouvrez, plus tôt vous profiterez de sa fiscalité avantageuse.

*Après un abattement annuel de 9 200 € de plus-values pour un couple soumis à l’imposition commune ou 4 600 € pour une personne seule, hors prélèvements sociaux et selon la réglementation en vigueur au 01/07/2015.

4/ Peut-on utiliser un PERP pour autre chose que la retraite ?

Les sommes épargnées sur un PERP sont destinées à être versées sous forme de rente viagère à la retraite. Or depuis la loi du 9 novembre 2010 portant sur la réforme des retraites, il vous est possible, si votre contrat le prévoit, d’effectuer une sortie partielle en capital à hauteur de 20 %. Ce, à la date de cessation de votre activité professionnelle. Une sortie en capital est envisageable pour le cas où vous feriez une première acquisition de résidence principale (dans la limite du montant financé hors emprunt pour l’acquisition).

©Véronique Pecheux
CHARTÉE AG2R LA MONDIALE

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