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Protéger son conjoint en cas de décès : comment faire ?

Laurent Déquier
Conseiller Spécialisé en patrimoine
Décembre 2017



Un accident, une maladie et c’est toute la vie de famille qui se retrouve chamboulée. Si rien ne peut remplacer la perte d’un être cher, il est en revanche possible de mettre à l’abri son conjoint en cas de disparition.


Difficile de s’imaginer le pire quand tout va bien, et pourtant, personne n’est à l’abri d’un accident ou d’une maladie qui pourraient causer une disparition prématurée. En France, 500 000 personnes ont perdu leur conjoint avant l’âge de 55 ans et 35 % de ces veufs précoces ont des enfants à assumer.


Une question se pose alors : comment protéger son conjoint et lui permettre de maintenir son niveau de vie ? Il est important de se demander jusqu’à quel point la situation économique du conjoint survivant serait impactée et quels seraient ses droits en cas de décès. D’autant que le mode de vie conjugal est lourd de conséquences, les conjoints pacsés et concubins n’étant pas autant protégés que les couples mariés. Connaître les règles en matière de succession est donc un prérequis de taille qui permet d’envisager les solutions possibles pour protéger le conjoint.

Transmettre un capital

Lorsque survient un décès, le conjoint survivant doit souvent faire face à de nombreuses dépenses inattendues. Percevoir un capital rapidement lui permettrait de surmonter cette première étape difficile sans amputer son épargne personnelle. Pour ce faire, deux solutions : l’épargne et la prévoyance. Il est par exemple possible de souscrire à une assurance décès. En cas de disparition, le conjoint restant touche un certain montant pour assumer les frais tels que les obsèques ou encore les impôts. Cette assurance est particulièrement pertinente lorsque le conjoint disparu était encore en activité, car c’est la période durant laquelle un décès a le plus de conséquences économiques sur une famille. Autre solution : désigner son conjoint comme le bénéficiaire de son assurance-vie. Sous certaines conditions, le bénéficiaire peut également toucher un capital supplémentaire en cas de décès de l’assuré. Une « garantie plancher » que propose notamment La Banque Postale mais qui reste une particularité dans le monde de l’assurance.

Assurer des compléments de revenus

Plusieurs moyens existent pour que le conjoint survivant continue de percevoir des compléments de revenus certains et réguliers après la disparition de son partenaire. Avec le PERP (Plan d’Epargne Retraite Populaire), d’abord, à condition d’avoir opté pour une rente réversible avec comme bénéficiaire le conjoint pour que ce placement d’épargne retraite individuel apporte un complément de revenu au survivant sous la forme de rente viagère.
Le PEA (Plan d’Epargne en Actions), ensuite : à échéance, on peut opter pour le versement d’une rente viagère qui, dans certaines conditions, peut être exonérée d’impôt sur le revenu (hors prélèvements sociaux) et pour la réversibilité de la rente au profit de son conjoint. Autre piste : l’immobilier locatif. Attention, pour que le conjoint survivant continue de percevoir les loyers, il faut que ce dernier dispose de l’usufruit ou de la pleine propriété du bien.

Que faire en cas d’invalidité ?

Se retrouver en situation de handicap et dans l’incapacité de maintenir son activité professionnelle peut aussi grever le budget d’un ménage. En cas d’invalidité, un actif n’est jamais assuré d’être protégé financièrement, qu’il soit salarié ou à son compte. Afin de se prémunir contre tout risque, mieux vaut souscrire à une assurance autonomie ou une assurance décès et Perte Totale et Irréversible d’Autonomie (PTIA). Ces contrats ouvrent en effet droit au versement d’un capital et à des services d’assistance.


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