Les Français et les Européens face à l'argent et à leur banque
Dernière mise à jour le 9 juillet 2008 à 16:19 par ericRg
Publié par ericRgL’argent ne fait pas le bonheur…sauf en France
61 % des Français déclarent manquer d’argent « pour être tout à fait heureux », loin devant l’amour (33 %). Les Allemands et les Italiens, en revanche, attendent surtout de l’amour et des amis pour être heureux.
L'épargne de précaution
En revanche, les Européens interrogés sont unanimes pour considérer que l’argent est avant tout une sécurité pour l’avenir, bien avant de permettre de profiter des plaisirs de la vie.
Pour la moitié d’entre eux, leur priorité en matière financière dans les mois et années à venir est de constituer une épargne en cas de coups durs devant, en France, un projet immobilier (32 %), au Royaume-Uni et en Espagne, la préparation de la retraite (26 % et 32 %), ou la réalisation de travaux en Italie et en Allemagne (39 % et 40 %).
Changer de banque
80 % des Européens ont une bonne opinion de leurs banques, mais les pratiques diffèrent au quotidien. Les Espagnols et les Italiens, moins satisfaits des banques, sont aussi les moins fidèles. Plus de la moitié des Espagnols et des Italiens sont clients de leur banque actuelle depuis moins de 10 ans alors que cela fait plus de 10 ans pour 66 % des Français, 61 % des Britanniques et 60 % des Allemands.
Si la compétitivité prix des offres bancaires est un critère important dans le choix d’une banque, c’est particulièrement vrai en France (74 %). Le Royaume Uni et l’Allemagne privilégient quant à eux la solidité financière de l’enseigne.
Autre exemple : se rendre à l’agence reste le moyen privilégié pour communiquer avec sa banque pour 68 % des Espagnols, 64 % des Italiens et 59 % des Français, quand les Britanniques et les Allemands préfèrent utiliser Internet (respectivement 61 % et 56 %).
Ouvrir un compte à l'étranger
Des Européens globalement prêts à ouvrir un compte en dehors de leurs frontières
88 % des Italiens et 77 % des Espagnols se montrent prêts à ouvrir un compte, souscrire un crédit ou un produit financier en dehors de leurs frontières. C’est également le cas de plus des deux tiers des Français et des Allemands. Quant aux Britanniques, 58 % y sont prêts.
Les freins perçus sont divers : pour 70 % des Britanniques c’est la barrière de la langue ; pour 61 % des Français, la distance géographique et l’absence de relations directes, une raison citée aussi par les Espagnols et les Italiens.
Le profil des Français
Les Français se déclarent le plus être épargnants, plutôt gestionnaires attentifs (avec les Allemands) et économes (avec les Espagnols). Épargnants, ils sont aussi les plus sensibles aux prix (ils comparent toujours beaucoup les prix avant d’acheter). Les Français ont également la particularité d’être ceux qui se sentent les moins intéressés par l’univers bancaire et les produits financiers. En conséquence, ils se disent davantage prêts à suivre les recommandations d’un conseiller en matière de produits et services bancaires.
Enquête réalisée pour la FBF par l’Ifop sur un échantillon de 2500 Européens, soit 5 échantillons de 500 personnes, représentatifs des populations âgées de 18 ans et plus en France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Espagne (méthode des quotas)