Déjà remis en cause par certains tribunaux français, le CNE (contrat nouvelle embauche) a été condamné par l’Organisation Internationale du Travail dans un avis du 14 novembre 2007. L’OIT considère que la période de consolidation de deux ans n’est pas raisonnable et que l’on ne peut pas rompre un contrat de travail sans un “motif valable”.
Par ailleurs, l'article 9 du projet de loi sur la modernisation du marché du travail qui devrait être présenté au Parlement dans les prochaines semaines prévoit sa suppression.
Dès le vote de la loi, tous les CNE en vigueur seront automatiquement transformés en CDI classiques.
Conséquence : pour éviter tout litige avec le salarié concerné, les employeurs désireux actuellement de rompre un CNE ont tout intérêt à utiliser la procédure classique de
licenciement individuel.