Les épargnants qui possèdent un portefeuille boursier ont subi cette année de lourdes pertes. S'ils enregistrent par ailleurs certaines plus-values, par exemple sur des sicav monétaires possédés depuis plusieurs années, ces épargnants ont parfois intérêt à concrétiser ces moins-values pour les imputer sur les
plus-values potentielles de ces sicav.
Exemple : vous possédez une action A qui a enregistré une moins-value de 100. Et une sicav monétaire B qui a enregistré une plus-value de 150. Si vous ne faites rien et que vous vendez l'année prochaine cette sicav monétaire, vous paierez un impôt sur la plus-value de 150. En revanche, si vous vendez aujourd'hui les deux titres, vous ne paierez l'impôt que sur 50 de plus-values.
Rappelons les règles fiscales en vigueur sur les moins-values.
Quand le titulaire enregistre une moins-value sur certains titres, cette moins-value peut être imputée sur les plus-values imposables de même nature de l'année en cours, et en cas d'excédent, des dix années suivantes.
Mais pour que la moins-value soit imputable, sur l'année en cours ou les années suivantes, le seuil de cession doit être dépassé. Dans le cas contraire, la moins-value est « perdue ». On peut donc parfois avoir intérêt à dépasser volontairement le seuil de cession pour pouvoir prendre en compte des moins-values.