Dans l’avant-contrat d’achat d’un logement, le vendeur peut insérer une clause le déchargeant de la responsabilité des
vices cachés. Mais cette clause n’est valable que pour les vendeurs non professionnels. Et à condition que le vendeur ne soit pas de mauvaise foi. Si l’acheteur peut prouver que le vendeur connaissait l’existence du vice caché, la clause de non-garantie ne s’applique pas. En cas d’annulation de la transaction, le vendeur devra non seulement restituer le prix de vente mais aussi verser des dommages et intérêts à l’acheteur victime de sa mauvaise foi. C’est ce que rappelle la Cour de cassation dans un arrêt en date du 19 novembre 2008 (n°07-16.746).