Imposition des non-résidents : impôt sur le revenu

Dernière mise à jour le 2 juin 2009 à 16:56 par ericRg
Publié par ericRg
Définition du domicile fiscal
Une personne est considérée, sous réserve d'une convention internationale, comme ayant en France son domicile fiscal lorsqu’elle se trouve dans l’un des cas suivants :
• La personne a son foyer en France
Le foyer s’entend du lieu où la personne ou sa famille (conjoint et enfants) habite normalement, c’est-à-dire le lieu de sa résidence habituelle, sans qu’il soit tenu compte des séjours effectués temporairement ailleurs en raison des nécessités de la profession ou de circonstances exceptionnelles.
• La personne a son lieu de séjour principal en France
On retient ici le lieu de séjour de la personne elle-même, sans s’attacher au lieu de séjour de la famille.
• La personne a séjourné en France plus de 183 jours au cours d'une même année.
• La personne exerce une activité professionnelle en France
• La personne a en France le centre de ses activités économiques
C’est le lieu où la personne a effectué ses principaux investissements, où elle possède le siège de ses affaires ou le centre de ses activités professionnelles, d’où elle administre ses biens.

Personnes n’ayant pas leur domicile fiscal en France
Les personnes qui n’ont pas en France leur domicile fiscal sont néanmoins susceptibles d’être soumises à l’impôt français.
Des conventions internationales relatives aux doubles impositions et des traités de réciprocité peuvent aboutir à créer des exceptions voire à retirer à la France le droit d'imposer ces revenus de source française. Les développements qui suivent font abstraction du jeu de telles conventions.

Au regard du droit fiscal français, il faut distinguer selon que les contribuables disposent ou non d’une habitation en France.

• les contribuables ne disposant pas d’une habitation en France
Dès lors que leur domicile fiscal est situé à l’étranger, ces contribuables ne sont passibles de l’impôt français que s’ils disposent de revenus de source française (revenus d’immeubles situés en France, revenus de valeurs mobilières françaises, revenus d’exploitations agricoles, industrielles, commerciales ou artisanales sises en France…) et à raison de ces seuls revenus.
L’impôt sur le revenu dû par les contribuables non-résidents est calculé en appliquant à la base d’imposition, constituée de ces revenus, le barème progressif et le système du quotient familial.

• les contribuables disposant d’une habitation en France
Les personnes qui ont leur domicile fiscal à l’étranger mais qui disposent, en France, d’une ou plusieurs habitations sont, en principe, passibles de l’impôt français :
- soit à raison de leurs revenus de source française,
- soit sur une base forfaitaire égale à trois fois la valeur locative de ces habitations, si leurs revenus en France sont inexistants ou moins élevés que cette base forfaitaire.

Source : Chambre des Notaires de Paris
Meilleures réponses pour « Imposition des non résidents : impôt sur le revenu » dans :
Barème de l'impôt sur le revenu 2009 VoirLes tranches du barème de l'impôt 2009 sur les revenus perçus en 2008 ont été définies par la Loi de finances pour 2009. Les tranches d'imposition sont les suivantes : Jusqu’à 5 852 euros : 0% de 5 852 euros à 11 673 euros : 5,50% de 11 673...
ISF 2008 et expatriation : les biens des non-résidents VoirEn principe, l'ensemble des biens du foyer fiscal concerné est soumis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), sous réserve des exonérations et allègements spécifiques. Y compris, en revanche, les biens situés à l'étranger. Pour les Français...
Imposition des expatriés et non-résidents VoirImposition des non-résidents Les non-résidents qui ne possèdent aucune habitation en France sont soumis à l'impôt sur tous leurs revenus de source française, sous réserve des dérogations prévues par les nombreuses conventions internationales signées...
Imposition des expatriés et non-résidents VoirImposition des non-résidents Les non-résidents qui ne possèdent aucune habitation en France sont soumis à l'impôt sur tous leurs revenus de source française, sous réserve des dérogations prévues par les nombreuses conventions internationales signées...