L'allocation en faveur des demandeurs d'emploi en formation, instituée par le décret n° 2009-438 du 22 avril 2009, bénéficie aux demandeurs d'emplois indemnisés lorsque la formation prescrite par Pôle emploi vise, d'une part, à acquérir une qualification et, d'autre part, à accéder à des emplois pour lesquels sont identifiées des difficultés de recrutement.
La liste de ces métiers est définie par arrêté du préfet de région sur la base des statistiques d'offres et de demandes d'emploi. Dès lors que la formation préparée ne concerne pas un emploi pour lequel sont identifiées des difficultés de recrutement ainsi définies, elle n'ouvre pas droit à l'attribution de l'allocation.
Sont ainsi privilégiées les formations répondant aux besoins locaux des entreprises et permettant aux demandeurs d'emploi de retrouver un emploi rapidement. Cependant, le refus de l'allocation ne fait pas obstacle à la mobilisation des dispositifs de droit commun. Ainsi, après l'épuisement des droits à l'allocation d'aide au retour à l'emploi, les demandeurs d'emploi en formation peuvent bénéficier de l'allocation de solidarité spécifique sous réserve de remplir les conditions d'activité antérieure et de ressources.
À défaut, il est possible d'achever la formation sous le statut de stagiaire de la formation professionnelle non rémunérée et bénéficier à ce titre d'une couverture contre les risques d'accident du travail et de maladie professionnelle.
D'après une réponse ministérielle publiée au JO de l'Assemblée nationale