Vous voulez payer moins d’impôts en 2010 ? Vous n’avez plus quelques semaines pour agir. Voici ce que vous pouvez faire.
Pour payer moins d’impôt sur le revenu, les contribuables peuvent agir de deux façons, qui peuvent naturellement se cumuler : diminuer d’une part le revenu imposable, et d’autre part profiter des différents dispositifs de réduction d’impôts.
Réduire son revenu imposable
Qu’ils soient non-salariés ou salariés, les contribuables peuvent, dans certaines circonstances, réduire leur revenu imposable.
Verser une pension alimentaire à ses enfants majeurs
La plupart des contribuables ayant des enfants majeurs préfèrent continuer à les compter comme personnes à charges pour conserver leur nombre de parts de quotient familial. Ce n’est pas toujours la meilleure solution sur le plan fiscal. Parfois, le
versement d’une pension alimentaire à un enfant majeur est plus avantageux. A chacun de faire une petite simulation en utilisant le
nouveau barème d’imposition 2010.
Verser une pension alimentaire à un parent
On peut aussi
verser une pension à un ascendant dans le besoin. Elle est déductible, sans plafond, dans la mesure où elle est proportionnelle aux besoins de celui qui la reçoit et aux ressources de celui qui la verse. En pratique, le fisc refuse souvent la déduction quand les ressources des ascendants sont supérieures au Smic.
Passer aux frais réels
La plupart des salariés utilisent l’abattement forfaitaire de 10% pour frais. Là encore, dans certaines circonstances, il peut être plus avantageux de
déduire ses frais réels : frais de
déplacement domicile-travail,
frais de repas, voire frais de documentation, de logement, etc.
Verser sur un plan d’épargne retraite
Les
versements effectués sur un plan d’épargne retraite populaire sont déductibles du revenu imposable. Dans la limite d’un certain plafond. Mais ce plafond est relativement élevé puisqu’il est égal à 10% des revenus professionnels, eux-même pris dans les limite de huit fois le plafond annuel de la sécurité sociale.
Les réductions d’impôts
Même s’il est déjà bien tard pour engager des opérations lourdes de défiscalisation, rien n’empêche non plus de profiter des différents dispositifs de réductions d’impôts.
La Loi Scellier
En investissant dans l’immobilier locatif neuf, vous pouvez profiter des dispositions de la Loi Scellier. Certes, la
réduction d’impôt Scellier ne concerne que certaines zones géographiques, mais vous pourrez économiser jusqu’à 75 000 euros. Sous réserve de respecter les différentes conditions imposées (plafonds de ressources et de loyer, etc.
Faire des travaux dans sa résidence principale
Vous pouvez également profiter des
réductions d’impôts liées aux travaux dans la résidence principale. Ces travaux peuvent concerner le développement durable et les économies d’énergie ou bien les aides aux personnes âgées ou handicapées. La
liste des équipements, matériaux et appareils qui ouvrent droit aux crédits d’impôt d’équipement de l’habitation principale a été notamment fixée par l’arrêté du 13 novembre 2007. Le taux de la réduction d’impôt diffère suivant le type de travaux effectués.
Investir dans une entreprise
Vous pouvez bénéficier aussi d’une
réduction d’impôt pour investissement dans le capital d’une entreprise. Sous réserve de respecter les conditions exigées, vous pourrez déduiure de votre impôt sur le revenu 25% des versements effectués chaque année, versements pris dans la limite de 20 000 euros (personne seule) ou 40 000 euros (couple marié ou pacsé), les versements excèdant les plafonds pouvant être reportés sur les quatre années suivantes.
Vous pouvez même, en plus, bénéficier d’une seconde réduction d’impôt pour investissement dans le capital de petites sociétés. Un dispositif encore plus avantageux puisque la réduction d’impôt s’élève à 25% des versements effectués, pris dans la limite annuelle de 50 000 euros (personne seule) ou 100 000 euros (couple).
Investir dans des FCP innovants (FCPI)
Le même genre de dispositif est prévu en faveur de l’investissement dans les fameux
FCPI (fonds commun de placement pour l’innovation). L’investisseur peut bénéficier d’une réduction d’impôt de 25% des versements, pris dans la limite de 24 000 euros pour un couple marié ou pacsé et 12 000 euros pour une personne seule.
Investir dans des Fonds d’investissement de proximité (FIP)
Le même système est prévu pour les versements dans des
fonds d’investissements de proximité, destiné à financer le développement de sociétés non cotées.
Investir dans une location meublée
Les contribuables qui achètent un logement, entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012, dans certaines résidences meublées ont droit à une réduction d’impôt de 25% du prix de revient, pris en compte dans la limite de 300 000 euros. Cette
réduction d’impôt en faveur des loueurs en meublé s’étale sur neuf ans.
Investir dans une résidence de tourisme
Sous certaines conditions, les contribuables qui investissent dans des
résidences de tourisme peuvent bénéficier d'une réduction d'impôt égale à 25% du prix de revient global de l'investissement, pris dans la limite de 50 000 euros (personne seule) ou 100 000 euros (couple marié ou pacsé). Cette réduction est répartie sur six ans au maximum.
Investir dans des résidences hôtelières à vocation sociale
Vous pouvez aussi
investir dans une résidence hôtelière à vocation sociale et bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 25% du prix de revient, pris en compte dans la limite de 50 000 euros (personne seule) ou 100 000 euros (couple marié ou pacsé).
Investir dans les Dom-Tom
La réduction d’impôt pour
investissement dans les Dom-Tom est un dispositif relativement contraignant. Mais pour les contribuables prêts à s’engager dans des opérations lourdes de défiscalisation, elle permet des économies fiscales importantes à condition d’investir pour le moyen et long terme.