cecilus38
3 févr. 2010 à 12:44
Cette prime était révolutionnaire et tout le monde applaudissait, en 2005, lorsqu'elle a été annoncée. Le chômeur, plus mobile, allait enfin pouvoir trouver du travail. Super... Sauf qu'aujourd'hui, cette prime devra être remboursée par la plupart des contribuables qui en ont bénéficié. Ré-vo-lu-tion-naire !
"Les chômeurs et titulaires de minima sociaux qui prendront un emploi à plus de 150 km de chez eux bénéficieront d'un crédit d'impôt de 1500 euros". Cette annonce, faite en septembre 2005 par Thierry Breton, visait à rendre plus mobiles les personnes en recherche d'emploi. Un chèque, ou un crédit d'impôt, de 1500 euros devait inciter les chômeurs à se déplacer. La mesure est rapidement entrée en vigueur et dès 2006, de nombreux français ont bénéficié de cette faveur. Ce n'était pas bien compliqué, il n'y avait qu'une case à cocher sur sa déclaration d'impôt (case AR). Mais aujourd'hui, c'est une toute autre histoire. L'administration demande le remboursement de ces sommes à une grande partie des bénéficiaires, avec tenez-vous bien, 10% de pénalités !
Leur crime ? Ne pas avoir répondu à l'une des conditions imposées : avoir été inscrit au chômage pendant une durée supérieure à 12 mois. Il y a comme un hic, une incompréhension, une ambigüité... Car la déclaration d'impôt affichait trois cases : la case (AR) libellée "Déménagement de plus de 200 km pour trouver un emploi", la case (AI) libellée "Demandeur d'emploi de plus d'un an", et la case (AX) "Travail à temps plein en 2005". La plupart des gens "normalement constitués" ont coché les cases correspondant à leur situation, spontanément et en toute honnêteté. Et ce faisant, ils ont automatiquement bénéficié du crédit d'impôt l'année suivante. Rien à redire jusque là.
Mais aujourd'hui, l'administration fait valoir que la notice papier de la déclaration précisait qu'il ne fallait pas cocher les cases en fonction de sa situation, mais de son éligibilité à la prime, contrairement au reste du formulaire, et contrairement au bon sens. Problème : la notice présente sur le site Internet de déclaration d'impôts en ligne n'évoquait pas cette subtilité. Les cyber-déclarants n'avaient donc pas les moyens de le savoir. Deuxième problème : les centres des impôts, contactés pour demande d'information à ce sujet, aujourd'hui encore, n'évoquent pas non plus cette subtilité. Troisième problème, et pas le moindre : sur les sites officiels, tels que service-public.fr ou impots.gouv.fr, les textes relatifs à cette prime ne vont pas dans le même sens que la notice de déclaration des impôts. Totalement impossible de s'y retrouver !
tchao
Je viens de découvrir ce blog et j'ai retrouvé un peu d'espoir en notant que nous sommes nombreux à être victime de ce redressement fiscal. Depuis que j'ai reçu le courrier du centre des impots, j'angoisse car je ne sais pas comment je vais faire pour rembourser ces 1500 euros.
J'ai également pensé à contacter un avocat mais je me suis vite découragée, me disant que face à l'administration on est toujours perdant.
Mais en regardant les infos de ce soir sur TF1 (reportage sur ce sujet) et ce blog, j'ai vu que le problème se médiatisait, je suis alors prête à me lancer dans la bataille.
Par contre je ne m'y connais pas vraiment en droit etc....alors concernant le réponse de Maitre Thierry NICOLAiDeS, je me demandais:
Faut il entamer une action de façon individuelle ou collective?
Je te remercie pour toutes ces infos
mimi