Bonjour à toutes,
J'ai vécu cette situation.
je précise dès à présent que je suis un homme.
Je ne citerai pas de nom, et je vais tricher sur l'age de mon enfant, puisque la procédure est en cours.
Je peux juste dire que ca se passe en Bretagne, près de Brest.
Nous nous sommes séparés après quelques mois de grossesse. Comme souvent, chacun reprochant tout à l'autre. Je ne me défilerai pas, j'avais des torts, elle aussi. Mon plus grand tort ayant sans doute été de n'avoir pas été patient.
Quoiqu'il en soit, une procédure ne commence qu'une fois l'enfant né.
J'ai pour ma part reconnu l'enfant avant la naissance, mais 1 mois après mon ex.
Elle ne m'a pas tenu informé de la naissance, a déclaré père inconnu, et ne m'a appelé que 10 jours plus tard.
Aujourd'hui, après intervention du procureur (4 mois), je suis sur l'acte de naissance, mais comme ayant reconnu et non comme papa. Je n'y serais jamais. Et l'enfant ne porte pas mon nom.
Après jugement, environ 6 mois, j'ai eu des droits de visite et d'hébergement, ainsi que le versement d'une pension alimentaire. Ces visites se font progressivement, et aucun week-end n'est accordé quasiment avant les un an de l'enfant.
Tant que le jugement n'est pas rendu, il n'y a aucune obligation d'ouvrir la porte au papa, et aucun recours de la part du papa, les mains-courantes ayant été pour ma part inutiles, le juge ne les a meme pas regardées.
J'ai eu droit de voir mon enfant à ses 6 mois. Ca fait 3 mois que nous appliquons cette transition (de quelques heures chez la maman au début à un samedi entier chez moi), et devions commencer les week-end très prochainement.
Seulement, elle ne l'accepte pas. Elle m'a toujours dit qu'un bébé a besoin de sa mère uniquement, et que je ne l'aurai pas chez moi avant ses 2 ou 3 ans.
Elle m'attaque donc de nouveau devant le JAF de Brest, en souhaitant me faire suspendre mes droits d'hébergement, proposant en échange une visite mensuelle d'une heure dans un centre spécialisé, afin que je ne vois mon enfant qu'en présence d'un pédo-psychiatre.
Je précise que les rares fois où j'ai eu mon enfant seul, ca s'est merveilleusement passé, je me suis toujours entouré de femmes (ma mère, ma belle soeur et une de mes tantes) afin d'apprendre, de savoir quoi faire.
Je ne suis pas idiot, je veux bien faire, mais l'expérience de ces "mamans" m'est indispensable au début.
J'aime mon enfant, je ne lui veux que du bien, mais c'est difficile de le faire entendre à sa mère, qui ne me parle plus depuis le jugement.
Bon courage à toutes...