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Résilier un bail pour reprise en habitation

Dernière réponse le 6 mai 2009 à 11:13:40 sittelle, le 20 avr 2008 à 21:15:28 
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Bonjour,
Je loue une maison depuis le 1 er juillet 2007 avec un bail de trois ans. Puis-je résilier le bail avant la fin des trois ans (juillet 2010) pour occuper à titre d'habitation principale ma maison.

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Igor1, le 20 avr 2008 à 21:27:57
  • +1

Bonjour,
non absolument pas
Article 15 de la loi du 06/07/1989
Modifié par Loi n°2006-685 du 13 juin 2006 - art. 5 () JORF 14 juin 2006

I.- Lorsque le bailleur donne congé à son locataire, ce congé doit être justifié soit par sa décision de reprendre ou de vendre le logement, soit par un motif légitime et sérieux, notamment l'inexécution par le locataire de l'une des obligations lui incombant. A peine de nullité, le congé donné par le bailleur doit indiquer le motif allégué et, en cas de reprise, les nom et adresse du bénéficiaire de la reprise qui ne peut être que le bailleur, son conjoint, le partenaire auquel il est lié par un pacte civil de solidarité enregistré à la date du congé, son concubin notoire depuis au moins un an à la date du congé, ses ascendants, ses descendants ou ceux de son conjoint, de son partenaire ou de son concubin notoire.

Le délai de préavis applicable au congé est de trois mois lorsqu'il émane du locataire et de six mois lorsqu'il émane du bailleur. Toutefois, en cas d'obtention d'un premier emploi, de mutation, de perte d'emploi ou de nouvel emploi consécutif à une perte d'emploi, le locataire peut donner congé au bailleur avec un délai de préavis d'un mois. Le délai est également réduit à un mois en faveur des locataires âgés de plus de soixante ans dont l'état de santé justifie un changement de domicile ainsi que des bénéficiaires du revenu minimum d'insertion. Le congé doit être notifié par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou signifié par acte d'huissier. Ce délai court à compter du jour de la réception de la lettre recommandée ou de la signification de l'acte d'huissier.

Pendant le délai de préavis, le locataire n'est redevable du loyer et des charges que pour le temps où il a occupé réellement les lieux si le congé a été notifié par le bailleur. Il est redevable du loyer et des charges concernant tout le délai de préavis si c'est lui qui a notifié le congé, sauf si le logement se trouve occupé avant la fin du préavis par un autre locataire en accord avec le bailleur.

A l'expiration du délai de préavis, le locataire est déchu de tout titre d'occupation des locaux loués.

II. - Lorsqu'il est fondé sur la décision de vendre le logement, le congé doit, à peine de nullité, indiquer le prix et les conditions de la vente projetée. Le congé vaut offre de vente au profit du locataire : l'offre est valable pendant les deux premiers mois du délai de préavis. Les dispositions de l'article 46 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis ne sont pas applicables au congé fondé sur la décision de vendre le logement.

A l'expiration du délai de préavis, le locataire qui n'a pas accepté l'offre de vente est déchu de plein droit de tout titre d'occupation sur le local.

Le locataire qui accepte l'offre dispose, à compter de la date d'envoi de sa réponse au bailleur, d'un délai de deux mois pour la réalisation de l'acte de vente. Si, dans sa réponse, il notifie son intention de recourir à un prêt, l'acceptation par le locataire de l'offre de vente est subordonnée à l'obtention du prêt et le délai de réalisation de la vente est porté à quatre mois. Le contrat de location est prorogé jusqu'à l'expiration du délai de réalisation de la vente. Si, à l'expiration de ce délai, la vente n'a pas été réalisée, l'acceptation de l'offre de vente est nulle de plein droit et le locataire est déchu de plein droit de tout titre d'occupation.

Dans le cas où le propriétaire décide de vendre à des conditions ou à un prix plus avantageux pour l'acquéreur, le notaire doit, lorsque le bailleur n'y a pas préalablement procédé, notifier au locataire ces conditions et prix à peine de nullité de la vente. Cette notification est effectuée à l'adresse indiquée à cet effet par le locataire au bailleur ; si le locataire n'a pas fait connaître cette adresse au bailleur, la notification est effectuée à l'adresse des locaux dont la location avait été consentie. Elle vaut offre de vente au profit du locataire. Cette offre est valable pendant une durée d'un mois à compter de sa réception. L'offre qui n'a pas été acceptée dans le délai d'un mois est caduque.

Le locataire qui accepte l'offre ainsi notifiée dispose, à compter de la date d'envoi de sa réponse au bailleur ou au notaire, d'un délai de deux mois pour la réalisation de l'acte de vente. Si, dans sa réponse, il notifie son intention de recourir à un prêt, l'acceptation par le locataire de l'offre de vente est subordonnée à l'obtention du prêt et le délai de réalisation de la vente est porté à quatre mois. Si, à l'expiration de ce délai, la vente n'a pas été réalisée, l'acceptation de l'offre de vente est nulle de plein droit.

Les termes des cinq alinéas précédents sont reproduits à peine de nullité dans chaque notification.

Ces dispositions ne sont pas applicables aux actes intervenant entre parents jusqu'au quatrième degré inclus, sous la condition que l'acquéreur occupe le logement pendant une durée qui ne peut être inférieure à deux ans à compter de l'expiration du délai de préavis, ni aux actes portant sur les immeubles mentionnés au deuxième alinéa de l'article L. 111-6-1 du code de la construction et de l'habitation.

Dans les cas de congés pour vente prévus à l'article 11-1, l'offre de vente au profit du locataire est dissociée du congé. En outre, le non-respect de l'une des obligations relatives au congé pour vente d'un accord conclu en application de l'article 41 ter de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 tendant à favoriser l'investissement locatif, l'accession à la propriété de logements sociaux et le développement de l'offre foncière, et rendu obligatoire par décret, donne lieu à l'annulation du congé.

Est nul de plein droit le congé pour vente délivré au locataire en violation de l'engagement de prorogation des contrats de bail en cours, mentionné au premier alinéa du A du I de l'article 10-1 de la loi n° 75-1351 du 31 décembre 1975 relative à la protection des occupants de locaux à usage d'habitation.

III. - Le bailleur ne peut s'opposer au renouvellement du contrat en donnant congé dans les conditions définies au paragraphe I ci-dessus à l'égard de tout locataire âgé de plus de soixante-dix ans et dont les ressources annuelles sont inférieures à une fois et demie le montant annuel du salaire minimum de croissance, sans qu'un logement correspondant à ses besoins et à ses possibilités lui soit offert dans les limites géographiques prévues à l'article 13 bis de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 précitée.

Toutefois, les dispositions de l'alinéa précédent ne sont pas applicables lorsque le bailleur est une personne physique âgée de plus de soixante ans ou si ses ressources annuelles sont inférieures à une fois et demie le montant annuel du salaire minimum de croissance.

L'âge du locataire et celui du bailleur sont appréciés à la date d'échéance du contrat ; le montant de leurs ressources est apprécié à la date de notification du congé.

Répondre à Igor1

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sittelle, le 21 avr 2008 à 19:20:17

Merci pour votre réponse ...et donc si j'ai bien compris je dois attendre la fin du bail pour habiter de nouveau ma maison ?

Répondre à sittelle

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Igor1, le 21 avr 2008 à 19:30:56

Re, oui désolé, c'est exactement cela, heureusement pour le locataire. Je vais me trouver exactement dans la même situation que vous dans quelques semaines (je vends mon habitation actuelle), mais je trouve normal de ne pas "virer" un locataire comme cela. Celui qui pose une question risque cinq minutes d'avoir l'air bête.
Celui qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie.

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sittelle, le 21 avr 2008 à 20:26:10

Re ...merci ! Je me sens moins (euh !)...bête ! Bonne chance dans vos propres démarches et projets ...

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ericRg, le 21 avr 2008 à 19:41:36
Répondre à ericRg

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solitaire, le 8 jui 2008 à 12:32:55
  • +2

J'ai bénéficié d'un logement jusqu'alors en location par résiliation de bail (je suis l'épouse séparée du propriétaire).
Depuis, un autre logement dont je suis co-propriétaire va se libérer et je souhaite y habiter.
Combien de temps dois-je justifier de l'occupation du 1er appartement libéré pour mon usage avant d'envisager un autre déménagement ? Les anciens locataires pourraient-ils porter plainte si un minimum de délai n'est pas respecté ? Quel est ce délai ?
Merci pour votre réponse.

Répondre à solitaire

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lilie, le 30 jui 2008 à 17:24:45

Bonjour
voila je vis actuellement dans un appartement avec 2 chambre (le tous de l'apparte fait 65m2)
et au debut nous etions que 3 car nous avons une fille .et la c tous recent je viens d'avoir un petit garcons
et une societer de logement me loue une maison avec 3 chambre ce qui me convient bien.
et en faite je voudrais savoir si j'ai le droit d'avoir que 1 mois de préavis pour causse valable car le logement
est trop petit pour 4 et je ne peux pas mettre mon fils avec ma fille dans la même chambre.donc est ce que j'ai le droit d'avoir 1 mois de préavis?Si oui dit moi comment il faut que je m'y prenent avec mon propriétaire

Répondre à lilie

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lolotte, le 13 aoû 2008 à 13:34:29

Bonjour,

Je suis une jeune étudiante et comme c'est la première fois que je vais habiter seule, j'avais une question très simple.

Je viens de signer le bail d'un studio qui stipule que les animaux de compagnie sont interdits. Or, j'avoue que j'aimerais beaucoup venir avec mon petit chien. Je me dis que je pourrais faire comme si de rien n'était car je vais habiter en résidence étudiante mais j'ai peur que l'on me dénonce.

Ma question est donc la suivante: si je décide de venir avec mon chien et qu'on le découvre, peut-on me mettre à la porte? et si oui, avec un préavis ou sans préavis?

Merci beaucoup

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 PY, le 6 mai 2009 à 11:13:40
  • +1

Bonjour,
Il est interdit au bailleur de dicter des règles de vie à son locataire, sauf préjudice anormal.
Un chien ne rentre pas dans la définition du "Préjudice anormal" le dicton bien connu "la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres" n'en est pas moins fondé et à une vraie valeur juridique.
Pas de problème pour le chien, de plus le bailleur ne peut te mettre à la porte que pour quatre motifs prévu par la loi et qui doivent être prévus dans le bail: défaut de payement des charges et de loyers, du dépôt de garantie; trouble du voisinage, et défaut de souscription des assurances. (En dehors bien sûre du congé pour reprise, pour vente et pour motif légitime et sérieux).
Donc si ton chien n'aboie pas constamment... tu n'aura pas de problème, et on ne pourra pas te le reprocher.
:)

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