Oui bien sur.
Si vous pensez que la classe E est intéressante, cela vous regarde. Même en classe E je n'en voudrai pas.
Contrairement à ce que vous dite, le diagnostic ne fait mention d'aucun pont thermique. De toute évidence, le calcul est flou et vous n'avez aucun moyen d'en vérifier le bien fondé.
Vous dites qu'EDF produit du CO² pour fabriquer son électivité, (tout le monde le sait, incontournable). Certes, mais alors, dans ce cas pour tous les logements qui consomment du Fuel, on devrait ajouter tout le CO² nécessaire à son extraction à son raffinage et à son transport et à son transfert. Ainsi ce n'est pas l'échelle F qu'il lui faudrait mais l'échelle J ou K. (le maximum actuel est G).
Un appartement équipé d'un chauffage au gaz produit du CO². C'est une évidence. Il en produira obligatoirement plus que le même appartement chauffé à l'électricité. Sauf que son propriétaire a la possibilité de changer et d'abandonner le gaz pour un type d'énergie non polluante. A l'usage, l'électricité n'est pas polluante. Votre fer à repasser n'est pas polluant. Votre éclairage électrique n'est pas polluant.
C'est au producteur d'énergie de faire l'effort de réduire les émissions de CO² pour produire cette énergie, le consommateur ne peut rien faire si ce n'est de s'en passer (ce n'est pas indéfiniment possible). De plus dans notre pays, EDF utilise de l'énergie nucléaire (on ne sait pas pour combien de temps encore) qui a la réputation de produire très peu de CO². Il est facile de conclure qu'en l'état actuel des possibilités offertes aux immeubles et grands ensembles l'énergie électrique reste la moins productrice de CO².
Au global (et à l'échelle du pays), si tout le monde se met à l'électricité (élimination du gaz et du fuel) , il va de soi que la production de CO² chutera considérablement.
Vu le mode de chauffage installé dans mon appartement, je n'ai aucune possibilité d'agir sur la réduction de CO², quelle que soit la technique employée pour éviter les déperditions. Que je consomme ou pas, EDF produira la même quantité de CO².
Quelle possibilité dispose un propriétaire pour installer un panneau solaire sur le toit d'un immeuble de dix étages ?
On peut s'attendre à des empoignades corsées lors des assemblées générales du syndic. Si tous les propriétaires font la même démarche (à condition qu'ils soient d'accord, et c'est plutôt mal parti), c'est un terrain de foot qu'il faudra, en guise de toit. C'est bien gentil de dire que l'énergie solaire est disponible, renouvelable et gratuite. Il ne faut pas oublier de dire aussi que c'est du bluff sur toute la ligne.
1 - Disponible seulement par beau temps et en aucun cas la nuit alors qu'on en a besoin aussi pour se chauffer.
2 - Renouvelable ..... en pointillés et avec une importante inertie.
3 - Gratuite, a condition de faire l'avance (très chère, malgré le crédit d'impôt) ) pour l'installation et pour une durée limitée dans le temps.
4 - Amortissement: 10, 15, 20, ans selon le cas. Au terme de cet amortissement, l'installation est pratiquement à refaire et obsolète. Au bilan, c'est un leurre de croire que le particulier y gagne. Il dépense simplement plus tôt ce qu'on lui fait miroiter d'économiser. En réalité il n'économise pas d'argent mais il réduit seulement les émissions de CO². De plus, on culpabilise l'usager d'utiliser des produites polluants alors qu'il n'est pas responsable de leur conception.
5 - Dans tous les cas de figure, comme une telle installation ne peut fournir la totalité des besoins, il faut en prévoir une seconde d'appoint au gaz, ou au bois, ou au fuel ou électrique (investissement supplémentaire) etc...
Il reste la pompe à chaleur sur les ouvertures comme cela se passe en Italie. Mais là le propriétaire se heurte aux normes et règlement interne de copropriété. Il ne faut pas abîmer les façades. Ces machines, restent malgré tout tributaire de l'électricité, car elles ne fonctionnent pas avec autre chose que de l'électricité (géothermique ou autre). Selon le raisonnement émis par le diagnostic de performance, la pompe à chaleur émet de CO² (???).
En fait, l'objectif est clair.
Dévaloriser et sous-évaluer les logements du secteur libre.