Valable pour tous, voici qq conseils pour le rachat de votre crédit :
Faut-il procéder au rachat de votre prêt ?
Après un an et demi de hausse continue des taux d'intérêt à court terme, les titulaires de prêts à taux révisables s'interrogent sur l'intérêt de conserver leur crédit. Tout dépend de leur situation.
Première question à vous poser : à quel stade du remboursement en êtes-vous ? Quel que soit le type de contrat de prêt souscrit (révisable non capé ou capé + 1 , + 1,5 , + 2), vous commencez par rembourser les intérêts avant le capital. C'est donc dans la première moitié de vie d'un contrat que vous remboursez la majorité des intérêts. Pour un prêt de 400000 euros à 4,80 % sur quinze ans, vous avez déjà versé, au bout de cinq ans, 52,1 % des intérêts et 68 % après sept ans. Si intervenir dans le premier tiers de la vie du contrat se justifie, revendre en seconde partie est généralement considéré comme inutile. Entre les deux, il faut sortir sa calculette.
Tenez compte des frais. La plupart du temps, les contrats de prêt à taux variable ne prévoient pas d'indemnités de remboursement anticipé (environ 3 % du capital restant dû), mais ce n'est pas toujours le cas. Il faut en outre compter des frais de mainlevée, de nouveaux frais de cautionnement et des frais de dossiers. Au maximum, l'ensemble de ces frais peut atteindre 5 % du capital. Dissuasif si l'on se trouve dans la seconde partie de remboursement du prêt : prenons notre prêt de 400000 euros sur quinze ans à un taux de 4,80%. Au bout de six ans, soit à 40 % de la durée de remboursement, vous avez déjà payé 132000 euros d'intérêts sur 161000 euros au total. Même si le taux augmente de 1,5 point pendant tout le restant du prêt pour atteindre 6,30 %, le surcoût serait de 22000 euros. À comparer aux 18000 euros (3% du capital emprunté restant dû, plus 2 % de frais), que vous coûterait la reconversion de votre prêt ? Pas extrêmement significatif !
La différence de taux en vaut-elle la peine ?
Même en début de prêt et en l'absence d'indemnité de remboursement anticipé, le passage ne présente un intérêt que si l'écart taux variable/ taux fixe est significatif, c'est-à-dire au minimum de 1,2 %. Christophe Crémer résume ainsi la situation : « Les taux variables tournent autour de 4,40 %. Si l'on rajoute la marge des banques, on atteint souvent 5,70 %. Il est donc intéressant actuellement de convertir son taux révisable en fixe. Le plus probable étant que l'Euribor ne redescende pas en-dessous de 3,50 % dans les trois ans à venir ».
Autrement, pour le rachat du pret passer peut etre par un courtier, mais je ne connait pas d'organisme en particulier.