Bonsoir tout le monde,
Apparemment ca bouge ici et les réponses fournies sont tout à fait pertinentes.
Je suis d'accord avec ce qui se dit, néanmoins il y a quelques différences entre des associations, des syndicats, des fédérations ou autres congrégations...
SI, et je dis bien SI c'est la Loi de 1901 qui préside à l'application de la Loi pour l'association alors ce qui s'est dit ci-dessus est vrai. Ne confondons pas rémunération et defraiement.
Petit bemol aux articles 1134 et suivants du code Napoleon cités, une convention dérogatoire ne peut enfreindre un principe d'ordre public ou une autre loi. De plus toute clause abusive est estimée non écrite et nulle de plein droit. Ce n'est pas parceque c'est écrit, y compris aux statuts, que c'est forcément légal, soit au niveau francais soit au niveau européen.
En ces temps de décisions européennes, d'invocations de plus en plus fréquentes des notions de parité, d'équité, de discrimination et autres du même genre, souvent validées en justice, il vaut mieux rester attentif pour ne pas dire vigilent quand on est reponsable associatif et encore plus si l'on est président ! (cf la maxime citée plus haut sed lex dura lex).
Sur le principe même de remboursement des frais : tout bénévole mandaté tacitement, implicitement ou expressement, tout dirigeant (mandataire de fait es qualité) à heureusement le droit légitime de se voir ses frais remboursés ! Tout de même !!
De grâce, déjà que les fonctions de bénévole interdisent, dans la plupart des cas, une rémunération (y compris déguisée...suivez ma pensée), il est au minimum plus que normal que des gens qui sacrifient argent, temps, et famille à leur association puisse se voir rembourser des dépenses qu'ils ont engagées ! Sinon il n'y aura plus grand monde dans le secteur associatif.
Evidemment, le baton de maréchal que croient détenir certains présidents ou membres du bureau d'associations de syndicats ou de fédérations, les "copains copains en priorité", les pousse à s'autoriser quelques abus, les luttes de pouvoir interne pour quelque avantage par-ci par-la font que souvent invoquant (à tort) la non connaissance de telle ou telle disposition légale... on connait tous plus ou moins !! ( nul n'est il pas censé ignorer la loi ?).
Mais stricto censu, la loi républicaine permet en effet avec une prescription trentenaire (cassation chambre civile, 24 janvier 2006) sauf clause contraire des statuts, à toute personne qui a dirigé ou administré l'association loi de 1901 d'une manière quelconque de pouvoir se faire rembourser ses frais liés à son mandat (cf. Code civil - Titre XIII - Du mandat (Art. 1984 à 2010 ). ...Put...n 30 ans ! OUI.
J'ajoute que même non autorisée, une dépense vis à vis de tiers sous couvert du mandat apparent (cf. théorie du mandant apparent) doit être considérée comme valide car les tiers sont fondés à invoquer qu'ils ont pu croire que la personne avait les pouvoirs d'agir de la sorte au nom de l'association C'est curieux mais c'est ainsi.
En clair : un commercant, un prestataire de service, ou toute autre personne externe doit voir sa facture payée par l'association même pour un membre qui s'est présenté comme dirigeant de l'association qui n'aurait pas le droit de le faire. Le tiers est protégé par l'apparence.
Il ne peut questionner chaque fois la prefecture pour avoir copie des statuts et la liste des dirigeants et valider qui a le pouvoir d'engager des dépenses ou non. (Attention cependant, les FRAIS des Dirigeants en sont pas nécéssairement des DEPENSES telles que validées par le Bureau ou l'Assemblée). Ces Frais ne font pas l'objet en théorie d'un besoin impératif d'autorisation préalable (indépendance du dirigeant).
Il est par voie de conséquence légitime à invoquer qu'il a pu croire que la personne avait présenté des documents lui laissant penser qu'il représentait bien l'association (carte de visite, papier à en tête, liste des administrateurs...) et pouvait dépenser pour l'association. L'association DOIT regler ces frais, quitte si besoin à se retourner contre le dirigeant abuseur (ce qui ne se fait quasiment jamais vu la lenteur et le cout, sans parler de l'insécurité juridique d'une procédure).
Ceux qui veulent en savoir plus peuvent acheter les ouvrages de référence que sont le LAMY association en 2 Tomes (le plus complet et de loin), le fameux DALLOZ ou le non moins fameux Francis LEFEBVRE, parmi d'autres ouvrages comme LE GUIDE DU DIRIGEANT ASSOCIATIF ou Association Loi de 1901 Mode d'Emploi....
babou barbe blanche beau blagueur balladera donc son association au bout du bout de temps possible et se verra remboursé en effet, SAUF si les statuts de son association , à l'époque de son mandat ("la loi ne dispose que pour l'avenir elle n'a pas d'effet retroactif" code Napoleon article 2) édictent une limite ou un délai imparti (forclusion) pour demander ce remboursement de ses frais.
Merci aux modérateurs de ne pas censurer ce dernier paragraphe qui n'est pas de la PUBLICITE pour telle ou telle publication, mais une INFORMATION DOCUMENTAIRE , une BIBLIOGRAPHIE sélective et choisie (donc non exhaustive)
Très cordialement
Jean Yves Duminil