Si effectivement en principe, c'est la signification qui fait courir le délai d'appel, il en va différemment si aucune signification n'a été faite dans le délai de deux ans.
Article 528-1 du Code de procédure civile : "Si dans le jugement n'a pas été notifié dans le délai de deux ans de son prononcé, la partie qui a comparu n'est plus recevable à exercer un recours à titre principal après l'expiration dudit délai".
Ce texte s'applique donc, selon ses propres énonciations, lorsque le jugement n'a JAMAIS été notifié.
Cette règle est appliquée de façon constante par la jurisprudence de la Cour de cassation (Cass. Civ. 2e, 11 mars 1998, Bull. civ., II, n° 81 ; Cass. Soc., 9 novembre 2005, Bull. civ., V, n° 318).
Un appel formé plus de deux ans après le prononcé du jugement est donc irrecevable.
Ainsi, la signification d'un jugement postérieurement à l'expiration du délai de deux ans ne permet pas de faire courir un nouveau délai d'appel (Cass. Civ. 2e, 14 octobre 1999, pourvoi n° 97-22207).