Si vous êtes mariés sous le régime de la communauté, vous êtes déjà propriétaire de la moitié des liquidités bancaires. Si vous choisissez un quart en pleine propriété sur les liquidités de votre mari, vous bénéficierez concrètement d'un quart.
Concernant les biens immobiliers, s'ils ont été acquis en communauté, là aussi vous en possédez la moitié et votre choix (pleine propriété ou usufruit) s'exercera sur la moitié de votre époux. Vous aurez donc votre moitié (50%) et un quart de la moitié de votre mari (donc 12,5 %) ce qui fait de vous propriétaire à 62,5 %. Chacun de votre enfant aura 18,75 %.
Car sous le régime de l'indivision, la majorité des deux/tiers prévaut. Dans ce cas présent, personne ne pourra décider seul de la façon d'administrer le bien (travaux, location, etc, hormis les actes de conservation, c'est à dire faire exécuter des travaux sans lesquels le bien est en péril).
En ce qui concerne une éventuelle vente, elle doit se faire à l'unanimité ou par voie judiciaire (très peu conseillée au vu des frais et des délais, de plusieurs années dans les meilleurs cas).
Posséder de l'usufruit sur un bien vous assure de pouvoir conserver le bien et de l'administrer comme bon vous semble (la vente, là encore, demande l'unanimité), l'habiter, le louer et en percevoir les loyers.
Vous pouvez aussi envisager de procéder à un partage. Vous êtes trois, il y a trois maisons. Si toutes ont des valeurs proches, on peut attribuer une maison à chacun et éventuellement "boucher les trous" grâce aux liquidités. Vous mettez ainsi fin définitivement à toute indivision ou démembrement de propriété (nue-propriété/usufruit). Chacun a un bien propre dont il est seul, unique et exclusif propriétaire.
Bien à vous,
Uldrich, alias Alexandre