Hypothese 1: lapsus, c'est conservé par le vendeur.
hypothese 2 que vous souhaitez completer: si la date de cessation des paiements est fixée par le tribunal après la signature du compromis et l'établissement de l'acte authentique, la convention ainsi conclue ne tombera pas dans la période suspecte entachant sa formation de nullité. elle sera une convention parfaite, susceptible seulement d'une résiliation si l'autre partie ne paye pas le prix.
si la vente s'est passée normalement, mais qu'ultérieurement le tribunal prononce une procédure de redressement ou de liquidation en établissant la date de cessation des paiements à une date antérieure à celle de la signature de la convention, alors le liquidateur pourra demander la nullité de cette vente car elle tomberait alors dans la période suspecte (la nullité d'une vente conclue en période suspecte est indépendante des conditions de formation de la convention; la vente peut se passer dans toutes les conditions requises, elle est nulle par le simple fait de tomber dans la période suspecte). La nullité entrainant le rétablissement des parties dans l'état où elles se trouvaient avant la signature de la convention, il va de soi que l'acompte, l'indemnité d'immobilisation, le dépot de garantie, sont restitués à l'acquéreur car ces sommes ont pour source un lien contractuel. or, la nullité abolit ce lien contractuel de sorte que les parties sont censées n'avoir jamais contractées -> c'est pourquoi on restitue les sommes versées en prévision de la vente.
la résiliation, au contraire, abolit également le lien contractuel (la convention) mais seulement pour l'avenir , de sorte que les sommes versées par l'acquéreur restent entre les mains du vendeur.
cette subtilité entre la nullité et la résiliation d'une convention est difficile à comprendre, je le conçois, mais comme vous le constaterez, elle n'a pas les mêmes effets.
suivant la situation dans laquelle vous vous trouverez, les modalités d'extinction de la convention ne seront pas les memes: face à une nullité due à une date de cessation des paiements antérieure, toutes les sommes percues, y compris l'acompte, sont restitutées (hypothese2), tandis que face à une simple inexécution (hypothese 1), l'acompte est conservé mais le prix restitué (on considere que l'acquéreur ne mérite pas de recouvrer l'acompte car le non paiement du prix est de son fait et alors il n'aurait pas dû s'engager).
ainsi, si vous contractez, il sera dans votre intérêt que la vente ne tombe pas dans la période suspecte dans le cas où l'acquéreur défaille. vous pourrez conserver l'acompte. cependant on ne peut prévoir l'avenir et le tribunal peut souverainement décider de fixer la date de cessation des paiements avant la signature de la convention.
c'est avec plaisir que je réponds à vos questions et n'hésitez pas à m'en posez d'autres pour plus de précisions;