Rebonour,
Je vais réunir vos 3 questons en une seule réponse.
Votre oncle est décédé il y a 18 ans, de ce fait, en l'absence de descendants et de donation au dernier vivant, le conjoint survivant n'a pu recevoir que 1/2 en usufruit. Le reste étant dévolu aux collatéraux privilégiés et aux parents.
Dans ce cas, au décès du conjoint survivant (votre tante par alliance), les 1/2 dont a elle bénéficié en usufruit de la succession de votre oncle vont s'imbriquer sur la nue-propriété détenue par votre père et ses frères et soeurs ou les descendants de ces derniers (les parents, je suppose, étant déjà décédés). Cette fraction échappe à sa succession et les cousins germains ne pourront la réclamer.
Si les héritiers de votre oncle ont décidé d'un commun accord, verbalement, de laisser le conjoint survivant en possession de tous les biens de la succession afin qu'elle puisse vivre tranquillement, à son décès, les biens en question n'entrent pas dans sa succession. Ils reviennent aux héritiers de votre oncle.
Sans préjudice toutefois des droits qu'elle aura acquis par éventuelle prescription.
Dans un cas similaire, mais si les héritiers ont laissé à cette tante par alliance l'usufruit ou un droit d'usage et d'habitation. A ce moment là, les biens de la succession de votre oncle intégralement au décès du conjoint survivant dans le patrimoine des héritiers.
Toutefois, il est possible que votre oncle ait fait une donation au dernier vivant. Votre oncle a pu donner la totalité des biens qu'il pouvait disposer librement en pleine propriété au conjoint survivant, et éventuellement la nue-propriété des biens dont les ascendants étaient réservataires.
Si tel est le cas, tous les biens entrent alors dans la succession de votre tante par alliance, et ne pourront jaùais être réclamés à son décès par vous.
Seul un testament en votre faveur peut éventuellement vous permettre d'obtenir une part d'héritage. Il est possible aux héritiers (les cousins) de contester le testament du fait de l'age assez avancé de votre tante, en prouvant qu'elle a été poussé à le rédiger par vous ou/et qu'elle n'était pas vraiment saine d'esprit.
Si votre tante veut vous avantager, c'est son droit, le seul recours possible, qui sera légèrement moins contestable, est de faire un testament devant notaire et deux témoins.
Ou sinon, achetez à votre tante les quelques biens qui vous tiennent à coeur, sous réserve que la vente ne soit pas lésionnaire pour le vendeur.
Cordialement