| 7 lolie10, le 23 jan 2009 à 11:35:23Bonjour maman du 59,
Je viens de te lire, tout dabord ta situation est délicate à visualiser de l'exterieur car malgré que tu essaies d'etre la plus objective possible, je pense qu'on ne l'est jamais... Tu sembles en grande souffrance...
Je voulais commencer par te dire tout dabord qu'un enfant a besoin d'une mère à tout age mais certainement durant la periode de son developpement affectif...Malheureusement tu as du comprendre qu'il vaut mieux une "mere" que sa propre mere si celle ci est trop fragilisée...Les enfants ressentent tous les ressentis de leur maman surtout a un tres jeune age et cela peut bloquer leur developpement...Un nouveau né peut faire une dépression et developper de lourds problemes qui peuvent etre irreversibles ou tres handicapant pour lui (retard de langage, déficience ...)si il y a un gros manque chez la maman...Ca ne veut pas dire qu'elle n'aime pas son enfant mais que ces problemes la depasse et qu'elle ne peut repondre aux besoins du petit...
Ce qui peut expliquer pourquoi ton plus petit est placé chez son pere, car malgré ses problemes de drogue (ce qui est qd meme à retenir et signaler), il vit chez sa mere, peut etre que cette grand mere s'en occupe tres bien et lui apporte une attention et affection particuliere...
Tes enfants sont tres jeunes, et les juges evitent les placements en dehors du contexte familial un maximum...cela arrive quand c'est nécessaire...Le juge agit tjrs en fonction du bien etre de l'enfant...
Je comprends tes angoisses...
Je voulais te dire aussi que ta priorité est effectivement de te soigner...Sans cela, tu auras des difficultés pour trouver et te sentir bien dans un travail mais aussi pour repondre aux besoins de tes enfants... Alors reflechis bien, ce poste à 1000 km!!Cela fait loin qd meme!!Tu as certainement la possibilité de trouver un emploi à proximité de chez toi...Je ne te connais pas et je ne peux me permettre de te donner d'autre conseils, ni d'avoir des jugements...mais si tu veux vraiment te sortir de cette situation, concentre toi sur toi avant tout, et ensuite sur tes enfants....Rien arrive par hasard, et les decisions de placement ne sont pas prises à la legere, elles sont etudiées...Je te l'accorde, il y a parfois des erreurs...Tu peux tjrs t'entretenir avec le juge des enfants si tu as besoin d'avoir des réponses et besoin d'etre entendue...IL doit tout t'expliquer, cela t'ouvrira peut etre les yeux...
Acceptes tu la réalité? tes difficultés?
Pour le papa qui a une situation stable, une maison...cela ne veut pas dire qu'il est capable d'elever un enfant, de le cherir, de l'encadrer et surtout de le proteger...ce papa a t il assez de ressources en lui, vit il seul ou avec une femme?
Parles tu avec l'educatrice qui s'occupe du dossier? oses tu lui parler de tes angoisses, de tes craintes, de tes enviesn de tes incomprehensions? je ne sais pas si elle pourra t'apporter toutes les reponses... Un psychologue pourrait davantage t'aider, c evident...tout d'abord à savoir pourquoi tu as fait une depression...tu dois déjà etre en accord avec toi meme, (je sais ca n'est pas simple, surtout lorsqu'on est confronté à ce que tu vis)
Je le repete, je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire mais pour le moment concentre toi sur ton etat moral, ta stabilité, ta santé, regle tes propres soucis personnels car sans cela tu ne pourras pas trouver la force de te batre pour recuperer tes enfants ...Et Comme tu le dis n'ecoutes pas les rumeurs...
Ecoutes les conseils des professionnels, meme si ceux ci sont parfois difficiles à entendre...IL faut accepter ses propres failles, et nous en avons tous!!...Je te rassure!
N'est pas peur de parler de tout ce qui te chagrine ou ce qui t'interroge...
En ce qui concerne le papa qui n'exerce pas ses droits de visites, ou tres peu!!ca n'est pas normal!Là, il faut faire qqchose, si cela est vraiement récurrent, que ca arrive souvent, l'educatrice qui vous suit, doit tres bien avoir conscience de ce probleme...C'est important de remettre les choses en place!!et à leur place! Tu n'as pas la garde, mais tu as UN DROIT, et c'est le seul qui te permet de voir tes enfants...Sinon, en ce qui concerne les achats à tes enfants!!A deux ans et demi!!on est pas trop jeunes pour un nounours!!!C'est vrai que tu peux acheter des petits vetements, c'est aussi ton enfant, et tu dois repondre aussi à son bien etre...je pense que tu en veux bcp à ce monsieur, il faut faire la part des choses...si tu achetes un pyjama ou un pantalon à la place d'un jouet...ca sera pour ton fils...tu t'en fiches si monsieur fait des economies d'un pantalon...tu reponds aux besoins de ton fils : alimentaire, vestimentaire, affectif...et plus tard, il y aura l'ecole également...IL ne faut pas vous tirer dans les pattes, il faut faire au mieux pour le petit...Laisse le parler, s'il n'est jamais content, c'est qu'il n'a pas reglé son passé avec toi ou qu'il a qqchose qui ne va pas...Achete ce que bon te semble, en lien avec l'age et les besoins de ton fils (petits livres educatifs que tu peux partager sur un temps de visite, jouets, vetements...une petite compote si tu veux,)...enfin voilà...
Je te souhaite bon courage...IL t'en faut, mais je suis convaincue que tu en as, car déjà tu te livres sur ce forum, et c'est une demarche...
J'ai qques questions, pour mon etudes, pour mieux comprendre le ressentis des parents, qu'est ce qui te fait le plus souffrir dans cette situation? qu'attends tu du lien avec tes enfants?pourquoi n'as tu pas confiance aux travailleurs sociaux? tu peux te lacher!!... | 8 maman59, le 24 jan 2009 à 04:26:38Bonjour lolie10,
je te remercie d'avoir répoondu à mon message.
Tout d'abord, je voudrai dire que je me suis faite soignée, j'ai fait
3 séjours en hopital psychiatrique et maintenant depuis ma derniere sortie
qui remonte maintenant à trois mois, je me sens beaucoup mieux.
Je n'ai plus de traitement mais je consulte chaque semaine un psychologue
Je pense que le père de Théo (mon ainé), n'est pas la personne la mieux
placée pour s'occuper de Théo même si je pense qu'on a tous le droit à
l'erreur et qu'on puisse changer. (je dis ça car il y a 12 ans, il a eu
"un probleme" avec une petite fille, agé de 8 ans à l'époque alors qu'il
en avait 17). Mais, je ne dis rien, ni au juge, ni à l'éducatrice.
Tout simplement, parce que j'estime que c'est à lui de dire ce qu'il s'est
passé et non à moi car je ne veux pas qu'on croit que je dise ça exprès
pour récupérer Théo car ce n'est pas le cas. Donc, je laisse, j'attends.
La grand mere paternelle n'aime pas Théo, elle préfère proteger son propre
fils que de proteger Théo. (quand théo était plus jeune, son père par
ennervement l'a secoué suite à une dispute entre lui et moi, j'ai porté
plainte et la grand mere paternelle de Théo était ppourtant présente lors
de ça, elle a déclaré que j'avais menti). Le père de Théo, fait ce qu'il
veut de sa mère car elle a peur de lui (je la comprends quand même, car
elle est âgée et malade et que son fils la frappe au moindre désaccord)
Donc je ne lui en veut même pas, je pense plutot lui en vouloir mais
lui trouver des raisons à ses actes et à ses paroles.
Maintenant concernant le père de mon plus jeune enfant; il est tout à
fait capable de s'occuper d'Alexandre, il est à l'écoute de notre fils,
d'ailleurs il l'etait aussi avec Theo, il est attentif aux besoins d'
Alexandre comme il l'était avec Théo. Je n'ai rien à lui reprocher (la
seule chose serait juste qu'il ne veut pas qu'alexandre me voit).
Par contre, j'ai toujours été d'un extreme à l'autre et je réagis souvent
de cette façon par ex: Lors de l'audience, si je ne récupère pas mes enfants
je me dirai juste que cela signifie que je suis une "mère indigne" donc
c'est qu'ils n'ont pas besoin de moi (parce que je me dis aussi que la justice
essaie de faire ce qui est le mieux pour mes enfants). Donc, si la justice
pense que le bonheur de mes enfants, c'est d'être loin de moi, j'accepterai
et je partirai.
Ce qui me fait souffrir le plus, c'est que mes enfants n'aient pas la
possibilité de vivre ensemble, qu'ils soient séparés de moi et surtout
séparés entre eux. Et comme je suis à la place "du coupable" dans tout
ça, je me dis qu'ils pensent que je les abandonne (ce qui est le cas),
que tout ce que je puisse dire n'est pas écouter, et surtout qu'on m'oblige
à me soigner alors que le père de Théo est un drogué (et j'en passe) et
que lui n'a juste eu à dire: "c'est pas vrai" il a été cru sur parole,
rien n'a été vérifié.
Concernant le lien avec mes enfants, je me suis apperçue que c'était beaucoup
trop peu (quand je vois, que des parents qui battent leurs enfants ont plus
de droit de visites) j'ai l'impression qu'on me laisse les voir si peu
c'est juste pour que je me rende compte que plus jamais, je ne les aurais.
Donc je me dis que c'est inutile d'essayer. Même si je sais que si je dis
ce que je sais concernant l'histoire d'il ya 12 ans, et que par miracle
on m'ecoute et on me croit (de toutes façons, il peuvent toujours interroger
cette fille devenue adulte maintenant), je ne le ferai pas car je ne veux
pas qu'on fils soit au courant de ça, je veux juste qu'il continue à voir
son papa comme un "heros" comme tous les petits garçons de son âge.
Et concernant le manque de confiance envers les travailleurs sociaux,
c'est juste par que quand j'étais ado, j'ai été placé par le juge des enfants
dans un foyer, et 6 mois de ma vie ont été un enfer pour moi.
J'ai été agressé sexuellement durant ce placement (par un autre jeune du
foyer qui été plus vieux que moi), j'en ai voulu à la justice car soit
disant elle voulait me proteger et a fait pire que mieux.
Je me souviens aussi qu'une petite fille de douze ans avait été accepter
exceptionnellement dans notre foyer (qui était pourtant pour les ados de
14-21 ans) car dans son foyer ou elle été placé, elle avait été abusée
par un éducateur, elle en a souffert et pourtant l'affaire a été etouffée,
comme c'est souvent le cas. On ne montre seulement que ce que l'on veut
montrer dans les foyers mais jamais la réalité. Je ne dis cependant pas
que tout est négatif dans un foyer loin de là. J'ai apprit tout de même
avoir des répères. Je n'avais pas seize ans, et pourtant je n'étais plus
scolarisée, après mon placement qui a duré six mois, ma mère m'a rescolarisé
j'ai donc été au lycée et je suis ravie de ne pas avoir arreter mes etudes
trop tot. Dans ce foyer, j'ai connu toute sorte de chose, et c'est à partir
de cette agression que j'ai commencé à faire des dépressions (tentative
de suicide, drogues, alcool), juste un élèment déclencheur et voilà.
Pendant mon placement, je faisais souvent des tentatives de suicide, sans
avoir vraiment le but de mourir. Mon but était juste d'être hospitaliser
afin d'être proteger de mon agresseur. La drogue et l'alcool c'était juste
pour oublier mes problemes.
A ma sortie du foyer, je ne faisais plus de tentatives de suicide mais je me
suis fait suivre par un psychologue comme ma mère l'avait décidé. J'ai arreter
la drogue, sans en ressentir de manque, j'etais bien et je ne voyais plus
l'interet de continuer. J'ai reprit l'ecole et j'ai eu a nouveau une vie
sociale (quelque peu perturbée quand même car je continuer à faire comme
si j'etais seule maître de moi meme sans avoir de limites sauf celle que
je me fixais moi meme). l'acool, j'en consommais quand même abusivement
mes uniquement pour "les grandes occasions" (ce sont pas forcement de
grandes occasions; prof absent, reussite d'un diplome, vacances). C'est
quand, je suis tombée enceinte de théo que j'ai arreter definitivement
l'alcool même si j'etais toujours scolarisée.
Je ne dis pas que j'ai pas fait d'erreur dans ma vie, car j'en fait beaucoup.
Mais çe ne m'a pas empecher de me reprendre, quand je suis tombée enceinte
de mon premier enfant.
Il est vrai qu'à la naissance de mon deuxieme enfant, j'ai fait une depression
avec une tentative de suicide (mais je ne suis pas retombée ni dans l'alcool
ni dans la drogue).
Concernant le travail, je n'ai pas vraiment le choix car je n'ai aucun
revenus et pourtant j'ai quand même des factures à payer (mutuelle etc...)
je dois vivre ou plutot survivre, je dois payer mes trajets (bus pour aller
au rdv chez le psy et aux visites médiatisées) mais aussi les cadeaux
pour mes enfants (car j'essaie de compenser mon absence de cette façon
meme si ce n'est pas la meilleure façon, c'est juste que mon père faisait
aussi ça pour compenser ses absences). Cependant j'arrive quand même à
me debrouiller pour vivre et payer tous ce que je dois payer (forcement
je ne fais pas de luxe) juste le minimum, meme si c'est illegal, c'est pas
grave, le principal, c'est que je m'en sorte. Mais j'avoue quand meme,
que je voudrais un vrai travail pour eviter de vivre dans l'illegalité.
J'aime ennormement mes enfants et je voudrais leur prouver chaque jour.
Je te tiendrai au courant du rapport de l'agss concernant Théo et bien sur
de l'audience qui aura lieu le 10.2.09.
A bientot | 16 Nanou133, le 3 mar 2009 à 09:47:02Bonjour Maman 59,
Je suis en foramation de moniteur educateur 2° (et derniere!) année. Je prepare un dossier sur les parents d'enfants placés dont je cherche des témoignages. En lisant ton post, pr lequel je te remercie car très intéréssant du pt de vue pro, je voulais te dire qu'il existe une association qui aide et soutien les parents d'enfants placés: Le fil d'ariane france.Tu trouveras le lien ci-après : http://le-fil-dariane-france-asso.fr/.
D'autre part, je suis également maman d'un petit garçon de 4 ans et demi, que j'éléve seule. Je comprends tt à fait ta souffrance de mère ms sache que, en aucun cas tu n'es discreditée de ta fonction de maman. Ce n'est pas parce que tu as eu un passage à vide que tu es une mère indigne. Je pense que ça peut arriver à tout le monde, ce genre de passage à vide.Cela ne signifie pas que tu n'aimes pas tes enfants ou que n'es pas "qualifiée" pr les élever. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi tes enfants n'ont pas bénéficié d'un accueil provisoire dans le cadre de la protection sociale (administrative c'est à dire sans juge).
J'ai juste envie de dire à tt ceux qui "jugent" ou prennent parti pour "une bonne mère pour la construction affective de l'enfant: "Qui êtes vous pour juger ?" "Que savez vous de l'éducation d'un enfant quand on est seule?".
Je te félicite pour ta rémission et te souhaite bon courage pour la suite. Ne perds jamais espoir, bats-toi pour tes enfants!
Nanou |
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