| 3 luna10, le 18 jan 2009 à 22:51:11Rebonsoir,
Votre beau-père est décédé, laissant à sa succession des biens en pleine propriété ou en nue-propriété à votre mari. Au décès de celui-ci, vous avez bénéficié de l'usufruit de la totalité des biens.
Jusque là, on est d'accord.
Maintenant au décès de la belle-mère, je ne vois pas comment vous pouvez obtenir la moitié de l'usufruit. Si la belle-mère était usufruitière de la maison. A son décès, l'usufruit vient se consolider à la nue-propriété, nue-propriété détenue par l'unique enfant de votre époux décédé.
A moins que votre époux ait reçu pour moitié la plei propriété du bien, mais dans ce cas, vous aviez la moitié de l'usufruit depuis son décès, et non pas depuis le décès de la belle-mère.
J'ignore ce que vous a dit votre notaire, mais sur ce point là, je ne suis vraiment d'accord.
Dans l'hypothèse où vraiment vous détenez la moitié de l'usufruit, vous avez peut être intérêt à accepter la conversion en capital.
En effet, étant usufruitière, vous ne pouvez procéder à la vente sans le consentement du nu-propriétaire, et en justice, il ne sera pas possible d'obtenir cette autorisation.
A savoir qu'inversement, le nu-propriétaire ne peut vous forcer à vendre le bien, et ni en justice.
De surcroit, si vous n'avez pas l'intention de vivre dans la maison, convertir l'sufruit vous permettra d'avoir en contrepartie une certaine somme. Plus l'age de l'usufruitier est avancé, plus la valeur de l'usufruit est faible. Vous avez 54 ans, alors la valeur de l'usufruit représente 50 % de la pleine propriété du bien, donc il serait astucieux de convertir le plus tot possible.
La conversion en capital n'est possible que d'un commun accord. En revanche, je vous déconseille de déduire de cette valeur les travaux.
Si vous voulez convertir dans le même temps l'usufruit des liquidités en capital, ce n'est pas impossible. La valeur de la nue-propriété à reversée à la descendante est de 50 % de la pleine propriété des sommes.
A vous de calculer pour savoir s'il vous reste quelque chose en faisant la différence entre ce qui vous revient et ce que vous devez.
Cordialement Répondre à luna10 | 4 toto, le 18 jan 2009 à 23:55:42Rebonsoir luna ,
merci pour votre réponse, je pense que c'est la proposition que je vais faire concernant la maison.
par contre pour les liquidités qui s'élevaient à 40 000 €, j'ai reçu la moitié en actif de succession et j'ai l'usufruit les les autres 20 000 restants, c'est cette somme que ma belle fille me demande de lui rembourser, dois donc déduire 20 000 de la valeur de l'usufruit de la maison cité plus haut?
merci encore , j'espère que je n'abuse pas de votre gentillesse. Répondre à toto | 5 luna10, le 19 jan 2009 à 00:34:11Ne vous inquiétez pas, vous n'abusez pas ^^
Euh votre belle-fille vous demande de vous rembourser l'intégralité de l'usufruit là au vu des éléments ?! Ce sera tout bénéfice pour elle bien évidemment... Je ne suis à nouveau pas vraiment d'accord (décidément, je vous aurais beaucoup contredis).
Lors du décès de votre mari, le montant des liquidités se montait apparemment à 40 000 €.
Vous avez reçu 20 000 € en pleine propriété. Normalement, ce n'est pas un actif de succession, c'est votre part dans la communauté puisque vous étiez mariés sous le régime légal et que les fonds sont présumés communs.
Et vous avez reçu les 20 000 € tombés dans la succession du défunt. Ces 20 000 € vous ont été attribués en usufruit du fait de la donation au dernier vivant.
Pour la conversion en capital, il faut se placer au jour de la conversion et non au jour du décès. De ce fait, en vous basant sur la méthode fiscale (qui n'est pas une obligation), on va calculer la valeur de votre usufruit en prenant en compte seulement votre age.
Puisque vous avez 54 ans à la date de l'éventuelle conversion, la valeur de l'usufruit est de 50 %. On va donc appliquer 50 % sur la totalité de l'usufruit, soit 50 % de 20 000 €.
Une fois la conversion faite, l'usufruit a une valeur de 10 000 € et la nue-propriété une valeur de 10 000 €. Par conséquent, puisque c'est vous qui détenez les fonds, vous devrez reverser au nue-propriétaire une somme de 10 000 €.
Par contre, êtes-vous passé devant le notaire lors du décès de votre belle-mère ? Avez-vous un document notarié qui certifie que vous êtres usufruitière pour moitié du bien de votre belle-mère ?
Cordialement Répondre à luna10 | 7 toto, le 23 jan 2009 à 11:22:13Bonjour luna
j'ai eu une première réponse, négative car elle refuse le barème fiscal d'une part, et pense que le barème économique est celui qui doit s'appliquer.
je me demande si l'on doit tenir compte du montant des travaux à venir pour évaluer cette valeur économique?
en cas de travaux, dois je supporter la mise aux normes éléctricité, le changement de la chaudière, les papiers peints à refaire, la peinture des persiennes, bref je m'en sortirai jamais, je suis non imposables, et je suis même dispensé de la taxe d'habitation pour mon logement principal à cause des mes faibles revenus, cet vente d'usufruit était une mane pour moi, mais je crains d'avoir à y renoncer gratuitement si cela continue.
que faire, Répondre à toto |
| Bonjour luna
j'ai eu une première réponse, négative car elle refuse le barème fiscal d'une part, et pense que le barème économique est celui qui doit s'appliquer.
je me demande si l'on doit tenir compte du montant des travaux à venir pour évaluer cette valeur économique?
en cas de travaux, dois je supporter la mise aux normes éléctricité, le changement de la chaudière, les papiers peints à refaire, la peinture des persiennes, bref je m'en sortirai jamais, je suis non imposable, et je suis même dispensée de la taxe d'habitation pour mon logement principal à cause des mes faibles revenus, cette vente d'usufruit était une mane pour moi, mais je crains d'avoir à y renoncer gratuitement si cela continue. Répondre à toto636363 |
| 9 toto636363, le 23 jan 2009 à 22:24:57Bonjour luna
j'ai eu une première réponse, négative car elle refuse le barème fiscal d'une part, et pense que le barème économique est celui qui doit s'appliquer.
je me demande si l'on doit tenir compte du montant des travaux à venir pour évaluer cette valeur économique?
en cas de travaux, dois je supporter la mise aux normes éléctricité, le changement de la chaudière, les papiers peints à refaire, la peinture des persiennes, bref je m'en sortirai jamais, je suis non imposables, et je suis même dispensé de la taxe d'habitation pour mon logement principal à cause des mes faibles revenus, cet vente d'usufruit était une mane pour moi, mais je crains d'avoir à y renoncer gratuitement si cela continue.
que faire, Répondre à toto636363 | Bonsoir,
Décidemment, un triple message en rien de de temps !!! Je ne risque pas de ne pas m'en apercevoir ^^ En tout cas les nouvelles ne sont pas très bonnes.
Bien évidemment, si la méthode fiscale ne convient pas, il est possible de faire appel à l'évaluation économique, qui est laissée à l'appréciation des parties puisqu'il n'y a pas de méthode de calcul imposée. Entre autre, on tient compte de la valeur locative du logement, de l'age de 'usufruitier, de son espérance de vie...
S'agissant des travaux dont vous faites allusion, en principe, ils doivent être effectués par l'usufruitier s'il a la jouissance totale du bien. Or, n'ayant que la moitité en usufruit, vous êtes en toujours en indivision, et vous ne serez tenus qu'à la moitité du paiement des travaux.
S'il n'y a aucune conversion de l'usufruit, et que des travaux doivent être faits, je crains que vous devrez y participer directement ou indirectement (dans ce dernier cas, le montant des travaux sera alors pris en compte lors de tout acte mettant fin à cette indivision sur le bien).
Si vous êtes d'accord pour les intégrer dans ledit calcul, c'est votre choix. Mais les travaux n'ont pas à être pris en compte dans le calcul de la valeur économique de l'usufruit.
A défaut d'accord sur la conversion de l'usufruit en capital, votre seul recours est judiciaire, en essayant d'obtenir la converstion en rente viagère du bien.
Cordialement Répondre à luna10 |
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