Bonjour,
Mariée depuis 28 ans j'ai subi à plusieurs reprises des violences de la part de mon mari, notamment quand j'étais enceinte de notre fille.
Ces violences ont donné lieu à une plainte avec médiation, et 2 mains courantes.
A l'adolescence de notre fille cette violence a aussi jailli directement sur elle, allant jusqu'à une tentative de strangulation (2 mains courantes) il y a 1,5 an.
Cet évènement a été à l'origine de l'obligation pour mon mari de quitter définitivement le domicile familiale, avec un droit de visite à sa fille une fois par mois uniquement en présence d'adulte.
Encore en 2008, lors d'une de ces visites, il a eu envers elle un geste extrêmement déplacé qui lui a provoqué du dégoût.
Depuis le départ de son père j'ai dû faire face à une énorme agressivité et violence de ma fille envers moi. J'ai fait appel à un juge des enfants qui a décidé de la mise en place d'une aide éducative, prolongée récemment jusqu'à sa majorité en Août 2009.
Je peux fournir des attestations de médecins, psychologues et psychiatres qui m'ont suvi qui témoignent des difficultés dans lesquelles je me débattais pour faire face à un tel contexte au long de plusieurs années.
Naturellement, j'envisage de poursuivre un divorce pour faute.
A combien peut-on estimer le montant de dommages-intérêts pour moi et ma fille ?
Merci de vos avis éclairés.
J'ai un avocat qui s'est très bien occupé, il y a un peu plus d'un an, de démontrer au JAF le danger qu'en particulier ma fille courais si son père continuait de partager le domicile familiale. Il y a eu, à ce moment-là, une Ordonnance de Non Conciliation qui a été suivie d'une médiation.
Cette médiation s'est achevée par un protocole d'entente, élaboré "dans l'intérêt de notre fille, pour qu'elle s'apaise" dans lequel je ne me suis pas du tout reconnue.
L'état psychologique de ma fille restant toujours problématique, je n'avais pas la tête à me battre pour faire reconnaître les souffrances endurées (je continuais de vivre encore dans les conflits).
Mon avocat me rappelle que j'ai de la matière pour un divorce pour faute mais qu'il faut garder à l'esprit qu'il s'agit d'une procédure longue, éprouvante, lourde, et chère.
Et dans l'état de perturbation où moi, et ma fille nous nous trouvions, faire un divorce par consentement mutuel pourrait nous permettre de se reconstruire plus vite.
Depuis à peu près un an la procédure de divorce est restée inactive car j'employais toute mon énergie, par l'exemple, proposer la tranquilité, mettre en pratique le respect mutuel, pour arracher ma fille de la spirale de violence dans laquelle elle est tombée (elle est passé de victime à bourreau) et dont je faisais les frais.
Elle ne cherche pas à voir son père. Et ne le voit qu'une fois par mois, par obligation.
Je suis convaincue que le fait que, jusqu'à maintenant, rien ne lui arrive (sauf qu'il a été obligé de partir du domicile familiale), laisse des doutes dans son esprit sur ce qui acceptable, ou intolérable (des fois, elle a des comportements, des attitudes, des paroles, envers moi comme lui en avait !).
C'est ainsi que dans mon esprit l'idée d'un divorce pour faute s'impose de plus en plus : ce serait un message fort pour "dire" à ma fille qu'il y a des choses interdites, et, comdamnables.