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Harcèlement du père sur son enfant

Dernière réponse le 10 avr 2009 à 20:29:05 guerlinade, le 5 mar 2009 à 11:36:07 
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Bonjour,
je suis divorcée depuis 2002 et obtenu la garde de mes trois garçons par consentement mutuel, aujourdh'ui âgés de 22, 14, et 8 ans.
mon fils ainé ne voit plus son père depuis l'âge de 16 ans, car il n'a pas nourri les espoirs de ce dernier en devenant un pianiste brillant.
En septembre 2007, mon fils de 12 ans alors, disparaît inopinément de mon domicile et se retrouve chez son père à 300km. dépôt de plainte sans suite car le procureur s'en est mêlé en disant que l'enfant menaçait de refuguer si je venais le récupérer et que provisoirement il était maintenu chez son père. je ne l'ai revu que 4 mois après aux vacances de noel et le jugement rendu seulement en mai 2008 stipulait que le père obtenait la garde. je me suis constituée partie civile pour "soustraction d'enfant", le père a été mis en exament et à ce jour le délibéré n'a toujours pas eu lieu. mon fils a avoué avoir été manipulé et forcé de suivre son père et aujourd'hui il me demande en urgence de déposer une requête pour revenir vivre avec moi sans quoi il menace de fuguer.
le petit dernier a été très traumatisé du départ brutal de son frère, il a eu un suivi psychologique car il rêvait de voleur d'enfant, d'enlèvement et avait très peur que son père vienne le chercher lui aussi.
le père ayant obtenu la garde de l'enfant du milieu s'était calmé, mais aujourd'hui, sentant le vent tourner il menace mon plus jeune fils de le "prendre" lui, si son frère retourne vivre avec nous. lorsqu'il est en vacances chez son père, ce dernier refuse de préciser le jour et l'heure' de retour et le petit a peur de ne pouvoir revenir à la maison. il a de nouveau peur de voir le shéma se répéter et d'être enlevé lui aussi. alors ma question est simple : dans ce cas de maltraitance psychologique difficilement prouvable, que puis je faire pour protéger mon plus jeune fils ? merci par avance de vos conseils

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1

sophiag, le 5 mar 2009 à 12:23:51

Bonjour *
je ne comprend pas ou il y a enlevement , puisque le juge a autorisé la residence de votre fils du milieu a rester chez son pere ?

si votre fils a fugué de chez vous, ce n'est pas un enlevement , ni une influence du pere donc ?

sinon, pourquoi fuguerait t'il ?

votre histoire n'est pas tres claire
cordialement

Répondre à sophiag

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guerlinade, le 5 mar 2009 à 12:36:34

Bonjour
pardonnez moi si ce n'est pas très clair , mais il est vrai que c'est complexe.
l'enfant a quitté mon domicile sur "téléguidage du père" (argent donné pour acheter billet de train, horaires et attente à la gare). mon fils a reconnu avoir menti aux gendarmes, alors et a accédité la thèse de la fugue. plus tard il reconnaitra avoir agi sur "ordres" de son père et il dit avoir été abusé.
ce qui est complexe, c'est que le JAF a fini par fixer la résidence chez le père, mais que par une procédure pénale en parallèle, le père a été mis en examen pour suspicion d'être l'auteur de cette pseudo fugue. donc c'est toute la contradiction de la justice française.
aujourd'hui, mon fils a écrit au procureur et au juge des enfants pour dénoncer cela et stipule dans courrier que son père l'a obligé à partir.
j'espère que c'est un peu plus clair à présent...
merci d'avance

Répondre à guerlinade

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pourquoipas13, le 5 mar 2009 à 13:07:04

Très drole.

Quand un enfant veut vivre chez son père c'est parce que ce dernier le manipule, le soudoye, l'influence, etc, etc..

Par contre quand un enfant veut vivre chez sa mère, il le fait uniquement par amour...

Mais je sais, quand c'est la mère, c'est différent, c'est pas comparable, c'est pas la même chose, etc...

Répondre à pourquoipas13

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guerlinade, le 5 mar 2009 à 13:22:04

Merci pour la réponse qui fait preuve de beaucoup de discernement , à la tonalité on ne peut plus symathique

Répondre à guerlinade

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pourquoipas13, le 5 mar 2009 à 13:36:23

De rien, c'était avec grand plaisir

Répondre à pourquoipas13

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sophiag, le 5 mar 2009 à 13:35:38

Juste une autre question

pourquoi votre ex mari agit t'il de la sorte ? n'as t'il pas ses droits de visites et de garde normal?

Répondre à sophiag

7

guerlinade, le 6 mar 2009 à 14:07:22

Bien sûr que si, les droits de visite sont tout à fait respectés mais il veut un enfant avec lui (payer moins d'impôt et occuper sa retraite!!!

Répondre à guerlinade

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Blarf, le 9 avr 2009 à 15:24:35
  • +1

Madame,

Pour donner un pendant à la réponse particulièrement éclairée de pourquoipas, et n'y connaissant rien en droit mais ayant moi-même fait l'objet d'un joug psychologique paternel particulièrement pervers (et qui s'exerce désormais sur mon petit frère), je vous encourage à persévérer dans l'explication toujours plus claire de votre situation auprès de la justice française (on sait que les JAF tranchent par articles sans regarder trop le dossier pénal). Ma mère s'étant battue en n'y trouvant d'autre intérêt que le bien-être de ses deux fils, je lui en suis profondément reconnaissant, et votre aide à l'émancipation psychologique de vos fils sera un soutien aux influences beaucoup plus durables que le cours de vos procès, et ce quels qu'en soient les délibérés.
Mon père pleurait aussi comme un papa modèle qui n'a rien fait de mal et à qui la justice, trop matrimoniale, veut tout le malheur du monde. Comme Pourquoipas. Ces pauvres papas à l'amertume toujours croissante et qui se servent de quelques cas épars de paternité assumée pour revendiquer leur perfection, sans voir que malgré les changements de mentalité et l'évidente partialité de la justice, les mères restent souvent plus responsables que ceux qui ont bien voulu être un temps les géniteurs de leur marmaille. Mes encouragements donc à vous, Madame, à ces mères et aux pères qui comprennent que la responsabilité n'est pas qu'une histoire de temps de garde et de pension alimentaire.
Chaleureusement.

Répondre à Blarf

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guerlinade, le 9 avr 2009 à 16:46:50

Monsieur,

merci de votre témoignage me confortant dans ma démarche vis à vis de mon fils. Votre cas est éclairant et résume bien ceci : en effet peu importe les histoires de pensions et délibérés que la justice s'évertue à rendre tant bien que mal. ce qu'il faut retenir, c'est d'être cohérent et surtout d'agir en son âme et conscience, et ce, dans ce qui nous paraît être l'intérêt de l'enfant. j'ai longtemps hésité pour ressaisir la justice et intervenir pour faire entendre la demande de mon fils de réintégrer mon domicile car j'avoue être lasse de ces procès sans fin. cependant, en qualité de mère, je ne puis rester sans réaction face à la détresse de cet enfant qui reconnaît, un peu tard il est vrai, avoir été manipulé par son père. il a avoué s'être trompé, avoir mis son père sur un pied d'estal, et être devenu lucide sur la perversité de ce dernier. mon fils va être entendu par le JAF le 14 mai, et quel que soit l'aboutissement, je ne pourrai me reprocher de n'avoir pas agi. la question reste pourtant entière : un enfant a indéniablement besoin d'un père, mais à quel prix ?

Répondre à guerlinade

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sophiag, le 9 avr 2009 à 21:05:15

Bonsoir guerlinade

si le souhait de votre fils est de reintegrer votre domicile, faites le dans ce sens

de plus, vous decrivez un comportement pervers de la part de votre ex, ce qui n'est pas tres constructif pour l'enfant et meme , destabilisant a terme

en ce qui concerne les rapports du pere par la suite, je vais vous donner mon point de vue sur la question

ne les rompez pas !!!

laissez votre enfant les gerer lui meme et surtout, qu'il a 15 ans aujourdh'ui, quelque soit le comportement puerile de votre ex

vous serez le centre de la moderation dans votre foyer pour pouvoir faire la synthese entre le réel et l'irréelle ou la manipulation tout simplement, sans pour autant, (dire du mal de papa) mais plutot , donner les clés a votre enfant pour decoder cette manipulation

les clés sont simples en general, il suffit simplement d'inverser la situation

vous faites ce jeu de role, croyez moi, il est tres parlant et tres efficace , il comprendra mieux

pourquoi cette position de continuer avec son pere?

car c'est neccessaire uniquement et seulement, dans l'interet de votre enfant, sa construction et son epanouissement

je tiens compte du temoignage de Blarf , qui nous donne la , la preuve que la souffrance reste bien ancré tres longtemps et que le dileme n'est pas facile

ce temoignage en autre, est parlant sur le fait que l'on ne trouve pas facilement la paix, la culpabilité nous poursuivant toujours, sur le fait de '(d'oublier le papa ou pas .?)

ce n'est pas evident , il vaut mieux que l'enfant fasse lui meme une demarche personnelle et que cela soit son propre choix

voila, et je vous souhaite vraiment bon courage pour la suite, en souhaitant que votre ex mari soit aussi sanctionné pour ces comportement abusives par la justice

cordialement

Répondre à sophiag

14

guerlinade, le 10 avr 2009 à 14:15:59

Merci Sophiag pour votre ajout. il est bien évident que je ne ferai pas le choix à la place de mon fils concernant ses relations avec son père. j'essaie de demeurer le plus neutre possible mais je ne puis toutefois pas cautionner certains agissemnents. ex. du père : il refuse de payer un voyage scolaire à son fils pour le garder une semaine avec lui à la maison. il l'oblige à rentrer à pieds de l'école en guise de représaille parce que l'enfant a émis le souhait de revenir chez moi. il le menace de ne plus le revoir s'il dit au juge qu'il veut retourner vivre ici... donc la situation n'est vraiment pas très simple, car j'estime que nous sommes à la limite de la maltraitance psychologique...

cordialemen't

guernilade

Répondre à guerlinade

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sophiag, le 10 avr 2009 à 17:41:08

Bonjour guerlinande

si il s'agit de maltraitance morale et physique, avec chantage affective, je vais etre ferme dans ma reponse

cessez immediatement et reprenez votre fils en main

portez plainte contre votre ex et laissez faire la justice, afin que votre fils soit reconnu comme victime d'un pervers

il faut en effet un juste milieu, on ne peut pas tout tolerer, car il s'agit de l'equilibre psychique de votre enfant

expliquez a votre enfant ce qu'il en est et favoriser les discussions avec d'autres personnes "pour donner un avis neutre (amis , familles, collegues )

vous me parraissez etre quelqu'un de TRES EQUILIBRE , INTELLIGENTE et COHERENTE

je ne m'inquiete pas plus pour votre fils, si il est entre vos mains

il ne vous reste plus qu'a faire reconnaitre la perversité de votre ex, ceci sera en partie, une facon de reparer votre fils

bon courage et toutes mes amitiés les plus sinceres et de soutien pour ce que vous traverser

cordialement

Répondre à sophiag

22

guerlinade, le 10 avr 2009 à 18:50:59

Merci sincèrement Sophiag, pour votre soutien et vos encouragements. cela fait du bien parfois...

Répondre à guerlinade

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 sophiag, le 10 avr 2009 à 20:29:05

Re guerlinade

je le pense
je peux me tromper sur les ecrits, comme tout le monde, mais plus je vous lis et plus je me dis que vous avez de la coherence, du bon sens et n'etes pas dans un objectif de vous " venger" mais au contraire, uniquement preserver le psychique de vos enfants, ce dont, je vous encourage vivement
tout en mettant de coté votre propre (prejudice ) pour ne vous consacrez qu'aux bien etre de vos enfants

mais en effet, il y a des limites a tout et pour cause

si quelqu'un n'a pas de limite, il peut alors se sentir impunit et empirer dans ce cercle vicieux de sa pahtologie perverses en entrainant les autres avec lui

le probleme est votre adolescant qui en prend donc plein la figure et c'est dificille ensuite de se debarrasser de tous ces "conditionnements et manipulations HAINEUSES de la part du pere "

il vaut mieux stopper la et laisser le temps passer
que la justice tranche egalement et qu'elle puisse mettre un mot , un verdict , une sentance a ce comportement

et qu'ensuite, vos enfants puissent progressivement se liberer de la cupabilité que leur pere leur a formaté et qui les emprisonnent

une tel ambiance n'est pas saine
si c'etait modéré, je n'aurais pas dit cela, mais vos propos laisse a penser qu'il faut y mettre un terme

en tous les cas, je vous sens parfaitement lucide et coherente pour savoir ou est le juste milieu

surtout, parlez avec vos enfants le plus possible en les deculpabilisant et informez les du fonctionnement des pervers narccissique, egoiste et egocentrique

il faut qu'il reprenne une vie equilibré, remplit d'amour et se sorte de cet enfer , sans vous sentir COUPABLE, car vous ne l'etes pas , ni redevable, vis a vis de votre concience vis a vis du papa

apres tout, c'est lui qui en est responsable, vous ne pouvez pas forcer les gens a etre " BIEN " , correct, HUMAIN .????

vous avez assez donner meme trop
tenez moi au courant car vous meritez que ceci s'arrete une fois pour toute

cordialement

Répondre à sophiag

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Blarf, le 9 avr 2009 à 17:24:52

Votre empathie est vraiment louable quand on pense aux méandres que font emprunter de telles épreuves. Car vous formulez en effet le questionnement fondamental d'un enfant en conflit profond avec l'un de ses parents : pour ma construction, celle de mon identité propre, vaut-il mieux que je rompe avec cet individu dont les valeurs divergent trop des miennes, ou est-ce que je nie une partie de mon passé et donc de moi-même en renonçant à entretenir ce lien filial?
Evidemment, ce prix est fonction de la stabilité psychologique de l'enfant, elle-même souvent déterminée, à l'adolescence, par la force et la stabilité du foyer et des liens qui le constituent. C'est donc un cercle vicieux duquel seuls certains éléments extérieurs peuvent nous aider à sortir. C'est donc en partie une affaire de chance, malheureusement, raison pour laquelle le parent désintéressé et bienveillant doit mettre un point d'honneur à permettre à l'enfant de s'épanouir dans un entourage sain en dehors du foyer. Réciproquement, cette bienveillance de l'entourage influera sur la santé et des liens familiaux. Pour le processus, la recette est donc universelle, puisqu'il n'y a pas de recette.
Pour la solution en revanche, deux recettes seulement : rester en contact (de près ou de loin), ou couper les ponts. Je ne parlerai pas de la première solution, moins difficile immédiatement mais plus complexe au fil du temps, que la seconde, simple mais source d'une douleur profonde. La solution de la rupture m'intéresse bien plus, puisqu'elle construit l'identité sur un vide, un manque, avec lequel l'enfant devra composer toute sa vie. Mais le point n'est pas noir pour autant : ce manque, ce trou, comme le veut la sagesse populaire, peut être constitué en force. A chaque enfant d'effectuer cette prouesse, mais le bien-être qui en découle est durable et profond, et donne à l'enfant une autonomie qui, elle, n'a précisément pas de prix.

Répondre à Blarf

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guerlinade, le 10 avr 2009 à 14:29:34

Merci encore pour votre témoignage qui accompagne votre analyse éclairée de la complexité du problème. mon fils ainé de 22 ans ne voit plus père depuis l'âge de 15 ans (souhait des deux parties) et il semblerait qu'il ne soit pas facile à vivre du tout, le fait de savoir que son père existe toujours et qu'il est pourtant "mort" à ses yeux. mes propos vont peut être choquer, mais la mort réelle du père, ne serait elle pas moins souffrance que la mort symbolique ? la différence reposant bien sûr sur le poids de cette culpabilité dont on s'affuble lorsque l'on est acteur d'une décision, d'un acte posé ?

pour ce qui est de mon fils de 14 ans, je ferai le maximum pour lui préserver un espace de libre arbitre quant à ses relations avec son père, mais j'avoue ne pouvoir l'encourager à quoi que ce soit. trop de maltraitance en jeu et la victime, trop vulnérable pour pouvoir prendre le recul qui s'imposerait pour permettre cette reconstruction que vous évoquez.
Je ne pense toutefois pas que l'on puisse construire sur du vide. il existe toujours un ferment à la base et les obstacles ou souffrances en sont la constitution intrinsèque. l'important est de cheminer et de transformer ses souffrances en atout et en force.

mon rôle de mère réside sans doute dans mon aide à apprivoiser cette situation, à la décrypter, à l'éclairer et à dépasser les stigmatisations. ce serait pourtant le rôle d'une tierce personne, dépourvue d'affect dans l'histoire, mais mon fils refuse catégoriquement de consulter un psy, car trop entendu de la part de son père, que ces gens là étaient faits pour les "fous".

merci encore et bon courage à vous et dans le soutien que vous pouvez apporter à votre petit frère. les liens fraternels sont primordiaux dans les repères, ils sont de véritables ancrage... je le constate tous les jours entre mes trois fils.

guerlinade

Répondre à guerlinade

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dudu694, le 9 avr 2009 à 21:21:24

Bonsoir, est ce que votre fils voit un pédo psy? Cela pourrait aider dans la procédure ; un ami l'a fait pour sa fille qui se trouve être manipulée par sa mère.
En tout cas je vous souhaite bonne chance et beaucoup de courage.
Blarf vos paroles sont magnifiques et empreint de sagesse ; je vous souhaite beaucoup de bonheur dans votre vie si je peux me permettre...
Bonnes soirée.

Répondre à dudu694

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Blarf, le 10 avr 2009 à 09:11:58

Oui, je crois que je permets ce genre de bienveillance, surtout quand elle est gratuite comme la vôtre :)
Merci

Répondre à Blarf

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guerlinade, le 10 avr 2009 à 14:33:13

Merci pour votre soutien et votre empathie. mon fils refuse de voir un pedo psy et je ne puis l'y contraindre... alors je fais avec mon vécu, mes études en sciences humaines et mon expérience professionnelle... bref, au feeling quoi...

cordialement

Répondre à guerlinade

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Blarf, le 10 avr 2009 à 14:30:04

N'ayez pas peur des mots : la situation que vous décrivez témoigne bien d'une maltraitance psychologique grave, d'un chantage affectif inacceptable. Je pense que, si l'on convient que vous soyez sans cesse contrainte de mesurer vos propos pour ne pas vous laisser emporter dans votre amertume ou pour ne pas trop choquer vos enfants, ni les membres de ce site ni les juges et avocats qui vous entendront ne doivent avoir le privilège de cet euphémisme, car le cas que vous décrivez est inadmissible!

Répondre à Blarf

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guerlinade, le 10 avr 2009 à 14:39:32

Vous savez Blarf, le problème de la maltraitance psy eu égard à la justice, c'est qu'elle est insidieuse, sournoise et extrêmement difficile à prouver. je redoute fortement les dégats psy sur mon fils, mais comment limiter les répercusions de cette perversité ? je pense sincèrement que le père est pathologique et malade, mais au-delà du constat, que faire ? si j'en fais trop, la justice va m'accuser de manipulation ou règlements de comptes avec le père... comment adopter le ton juste et l'attitude adéquate ? comment se préserver soi-même pour être le disponible possible et la plus clairvoyante sur la situation ?
bref, que de questions en suspens et quelques éléments de réponse seulement...

Répondre à guerlinade

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Blarf, le 10 avr 2009 à 14:44:12

Je comprends. En relisant mon post j'ai compris combien la recherche du bon ton pouvait s'avérer difficile, d'autant qu'il faut l'adapter à chaque situation, à chaque interlocuteur, et faire coïncider le tout avec vos propres sentiments, qui peuvent eux aussi être changeants. Que d'acrobaties! :)

Répondre à Blarf

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Blarf, le 10 avr 2009 à 14:40:39

Vous ne croyez pas si bien dire : je vis la moindre manifestation de mon père (à travers mon petit frère) comme la résurrection d'un mort. Ca peut être choquant, mais en effet : la mort réelle du parent qu'on a tué peut s'avérer parfois un soulagement, puisqu'elle matérialise le deuil qu'on fait d'un individu encore vivant et donne au mort son véritable statut : l'absence et l'immobilité.
Au sujet de la construction sur du vide, j'entends bien. On construit davantage sur la souffrance et les expériences qui découlent, de près ou de loin, de cette rupture. Il n'en reste pas moins que dans le schéma toujours aussi universel de la nécessité d'un père et d'une mère (quels que soient les sexes des parents, je n'exclue évidemment pas l'homoparentalité), la monoparentalité, précoce ou tardive, est la source d'un vide : autour de lui, l'enfant au parent unique sentira toujours en lui le creux d'un pendant qu'il n'a pas eu ou qu'il a perdu. Et ce vide est lui-même un facteur de l'identité. A mon sens la perception profonde de ce vide est la seule souffrance légitime, les autres dérivant de la colère, de la pitié, de la rancoeur ou encore de l'amertume. Seule la souffrance issue du vide doit être vécue pleinement, jamais niée, toujours réapprivoisée chaque jour, tout comme chaque personne réunit chaque jour les parcelles de son identité pour ne pas s'éparpiler face à l'épreuve du miroir que constitue toujours le dialogue avec un Autre.

Répondre à Blarf