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Licenciement abandon de poste et mise a pied

Dernière réponse le 20 mar 2009 à 15:03:54 mymy, le 20 mar 2009 à 09:52:11 
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Bonjour,
je vais etre licenciee pour abandon de poste avec mise a pied immediate depuis le 17 mars. Les faits remontent au 12 fevrier, suite à ne surcharge de travail et des dysfonctionnements dans l'etablissement (et malgré avoir prevenue ma responsable à plusieurs reprise des conditions difficile de travail depuis plusieurs mois et qu'elle n'a jamais tenue compte de mes propos ni essayer d'ameliorer mes conditions alors qu'elle etait tout à fait contiente de ses difficultées), j'ai quitté mon poste sans prevenir et je suis revenue apres m'etre calmé 3h apres de mon plein gré. J'ai ete voir mon chef, je me suis expliquée des raisons de mon depart et je me suis excusée. Il m'a ensuite dit de retourner à mon poste. Et depuis mardi j'ai une mise à pied concervatoire pour cet incident. Peut on reellement parler d'abandon de poste alors qu'il n'y a aucune preuve irréfutable de non retour à mon poste de travail, puisque je suis revenue et surtout qu'il m'ait autorisé à reprendre mes activitées.
Autre point, mardi, quand j'ai été convoqué par mon chef il m'a dit clairement " j'ai le regret de vous annoncer que vous allez etre licencié pour abandon de poste, je ne peut pas vous gardez apres ce que vous avez fait car c'est très grave" et après il m'a remis une lettre pour entretien préalable que j'ai refusé de signer et je suis sortie du bureau. il a appeler 2 temoins pour constater que j'avais refusé de signer sauf qu'elles n'ont rien vu...
merci

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maridunet, le 20 mar 2009 à 10:04:04

C'est un défaut de procèdure une convocation pour licenciement poit être envoyé en recommandé. La sanction est forte, cela mérite un avertissement..... ou simplement un courrier pour une mise au point. Mais si la procédure se pousuit tel que, vous pouvez saisir les prud'hommes. Si dans un délai d'un mois vous n'avez pas de nouvelle c'est que votre patron abandonne ttes procédures

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mymy, le 20 mar 2009 à 12:56:19

Pour repondre à maridunet, il m'a envoyé la lettre en RAR je l'ai recu ce matin

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kiwi503, le 20 mar 2009 à 10:23:51

Dans quel genre d'etablissement travaillez-vous, à quel poste ?
qu'entendez-vous par "surcharge de travail et dysfonctionnements" ? da mihi factum, tibi dabo jus

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mymy, le 20 mar 2009 à 12:54:15

Je travaille dans un cabinet de radio au sein d'une clinique en tant que manipulatrice radio.
Par surcharge je parle du fait que je travaille pour 2 (d'ailleur le radiologue l'a reconnu quand je suis revenu apres mon petage de plomb) et du fait que je travaille entre 40 et 45h par semaine voire plus sur 4 jours en journee continue. J'avale mon repas en 15 min, j'ai pas de pause, j'ai pas le temps.

j'ai à gerer mon planning de rendez vous, les patients hospi (jusque la rien d'anormal), les "urgences" orthopedique et les patients du gastro. par exemple, il y a dysfonctionnement quand:

les infirmieres descendent les patients hospi sans meme m'en avisé alors que j'ai deja du monde (ou pas d'ailleurs) et que dans la pluplart des cas ils descendent dans des conditions où je ne peut pas les deplacer ou les porter pour les mettre sur ma table de radio (toute seule car il n'y a pas de brancardier) sans risquer de me faire mal au dos, de deplacer une fracture ou une prothese fraichement opere ou bien meme de les faire tomber. Quand j'en parle à l'infirmiere que je lui dis qu'il faut qu'il soit sur un brancard je me fais presque injurier parce que je ne peux pas faire la radio en l'etat. Le medecin qui a demande l'examen en rajoute un couche en disant que je ne suis pas pro ou autre.

Les urgences orthopedique il y en a de deux types ceux qui ont pris rendez vous en consultation mais pas en radio parce qu'on est a leur disposition je suppose; et ceux qui arrive pour voir un medecin mais qu'on envoie tout de suite en radio avec une prescription faite par une secretaire! Quelque soit l'urgence, je ne dois pas les faire attendre où je risque de donner du retard à l' (les) orthopediste(s) qui consulte(nt). le secretariat medical appelle toute les 2 minutes pour savoir ou ca en est ou l'ortho lui meme!

Pour essayer de contenter tou le monde j'essaie de caser les urgences entre 2 patients externes qui ont rendez vous et la les externes qui en ont marre d'attendre tape un scandale (ca peut se comprendre) mais jusqu'au point de critiquer ma facon de travailler et surtout aller jusqu'a dire que je suis incompetente et que je n'ai pas d'experience c'est inadmissible.

A ca s'ajoute 2 fois par semaine les patients du gastro qu'il envoie par vague de 5 ou 6 plusieurs fois dans l'apres midi et une fois qu'il est la je dois prendre ses patients tout de suite quelque soit mon planning et mon retard car lui ne dois pas etre en retard en consultation.

Tout ca ne gene personne, ma responsable constate tout ces dysfonctionnement et elle est meme d'accord avec mais ni elle ni les radiologues essayent de trouver des solutions. Donc depuis un an et demi je supporte la pression des ortho, du gastro, les reflexions des infirmieres qui ne font pas leur boulot, des medecins qui rejetent la faute sur moi et des patients externes qui ne veulent pas attendre.

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kiwi503, le 20 mar 2009 à 13:14:47
  • +1

Votre employeur est dans son droit en prescrivant une mise à pied conservatoire et en vous convoquant à un entretien pour un éventuel licenciement pour faute grave.

définition : sont constitutifs d'un abandon de poste, les sorties ou abandon des fonctions sans l'autorisation de l'employeur, soit pendant le temps de travail, soit avant la fin de la journée.

la faute grave peut être retenue notamment si l'abandon a causé ou aurait pu causer un préjudice.

le fait que vous ayiez refusé de signer la lettre de convocation à un entretien préalable oblige votre employeur a prouver que vous avez bien reçu la convocation, à défaut de quoi il sera tenu de recourir à la lettre recommandée.

la "décharge" de la lettre n'a en réalité que peu d'importance...

bien sûr, cela ne l'empêche nullement de poursuivre la procédure de licenciement.
da mihi factum, tibi dabo jus

Répondre à kiwi503

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mymy, le 20 mar 2009 à 13:54:39

Pouvez vous me dire sur quel texte de loi ou autre vous basez vous pour me dire qu'il est dans son droit?
j'ai trouvé a plusieurs reprise sur le net cette phrase :
La cessation des fonctions du salarié est une condition nécessaire qui, sans contestation possible, doit être remplie afin que l’employeur puisse mettre en exergue l’existence d’une faute grave, constituant une cause réelle et sérieuse de licenciement.
L’abandon de poste comme motif de licenciement ne doit être utilisé que s’il existe une preuve irréfutable du non-retour du salarié (embauche ou inscription au chômage).
je cherche pas à l'envoyer au prd'hommes absolument je veux juste etre sure qu'il ait fait les chose dans les regles. Car s'il avait tenue compte de mes conditions de travail ca ne se serait pas passé.

Pour repondre à maridunet, il n'a pas commis d'erreur puisqu'il m'a envoyé une lettre en RAR moins de 2 mois apres les faits

Répondre à mymy

6

maridunet, le 20 mar 2009 à 13:35:09

Moi je persiste à dire que votre employeur a un mois pour réagir,( entre le jour des faits et le courrier de convocation) de ce fait vous pourrez aller aux prudhommes, pour défaut de procédure.

Répondre à maridunet

7

kiwi503, le 20 mar 2009 à 13:41:27

Et moi, "maridunet", je persiste à dire que vous avez tort !

prescription des faits fautifs da mihi factum, tibi dabo jus

Répondre à kiwi503

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 kiwi503, le 20 mar 2009 à 15:03:54

"Pouvez vous me dire sur quel texte de loi ou autre vous basez vous pour me dire qu'il est dans son droit?"

c'est le b.a ba, le patron a le pouvoir, le salarié est le subordonné :-)

c'est la loi n°82-689 du 4 août 1982.

le pouvoir disciplinaire de l'employeur est le corollaire de l'état de subordination du salarié. Il donne droit à l'employeur d'infliger des sanctions aux salariés qu'il considère comme fautifs, sous réserve du respect du droit disciplinaire.

Article L1331-1 du travail
- Constitue une sanction toute mesure, autre que les observations verbales, prise par l'employeur à la suite d'un agissement du salarié considéré par l'employeur comme fautif, que cette mesure soit de nature à affecter immédiatement ou non la présence du salarié dans l'entreprise, sa fonction, sa carrière ou sa rémunération.

pour sa part, le salarié a le droit de contester une sanction infligée par l'employeur devant les tribunaux qui ne sont pas liés par la qualification donnée par l'employeur, ni par la qualification résultant du réglement intérieur de l'entreprise ou de la convention collective.

pour compléter mon précédent post, sur la possibilité pour l'employeur de retenir la faute grave en cas d'abandon de poste, voyez cette jurisprudence.
"Mais attendu que la cour d'appel a relevé qu'au mépris du règlement intérieur, la salariée, chargée de la surveillance d'enfants lourdement handicapés, avait quitté son poste de travail sans en avertir préalablement son chef de service et s'était fait remplacer par un agent non qualifié ; qu'en l'état de ces énonciations, la cour d'appel a pu décider que le comportement de la salariée était de nature à rendre impossible le maintien de cette dernière dans l'entreprise pendant la durée du préavis et constituait une faute grave" da mihi factum, tibi dabo jus

Répondre à kiwi503