Cornil
9 avril 2009 à 17:03
Bonsoir alexandra
ben, NON, désolé, cela ne fait pas partie des motifs de démission légitime retenus par les ASSEDIC.
Il eût mieux valu refuser de suivre , et soit attendre un licenciement , soit négocier une "rupture conventionnelle" (nouveau dispostif, ni licenciement, ni démission, ouvrant droit au chômage.
Peut-être ton employeur acceptera-t-il de revenir sur ta démission, mais cela m'étonnerait car celle-ci est "pain bénit" pour lui: pas d'indemnités à payer, pasde risques aux prud'hommes.
bon courage et bonne chance quand même.
Cornil :Vieux syndicaliste de droit privé, vieux "routier" bénévole du droit du travail, et des forums à ce sujet, mais qui n'y reste que si la discussion reste courtoise et argumentée. Les forums ne sont pas à mon avis un "SVP JURIDIQUE GRATUIT" ne méritant même pas retour, et doivent rester sur le terrain de la convivialité, ce qui implique à minima de saluer l'internaute qui y a répondu. Ingénieur informaticien de profession (en préretraite)
En conclusion, les cas de figure sont les suivants :
- Wind fait part à son employeur de son refus, qui le considère comme légitime et procède à son licenciement pour refus de modification d'une clause du contrat
- Wind fait part à son employeur de son refus, qui ne le considère pas légitime et souhaite lui imposer le nouveau lieu de travail. Wind a alors (au moins) les 4 options suivantes : accepter, démissionner, rester chez lui, ou se rendre à son ancien lieu de travail (puisqu'il semble qu'il s'agisse d'un transfert partiel de l'entreprise), avec pour chacune ce qu'elle suppose de conséquences.
Non, il me semble que nous différons sur l'analyse de ce cas.
1) si Wind refuse et que l'employeur en tire conséquence pour licencier , ce n'est pas sur la base d'une modification du contrat de travail, puisque l'employeur a le droit de modifier les conditions de travail , mais simplement sur la base du refus, pour raisons personnelles et familiales, admises dans ce cas par la jurisprudence, de cet accroissement de trajets. Le licenciement pouvant être motivé pour faute, mais non faute grave.
2) Si l'employeur refuse de donner suite à ce refus , Wind (en excluant l'hypothèse d'une démission explicite, qu'il refuse) me semble fondé à mettre en demeure l'employeur de poursuivre les conditions de travail antérieures sauf à prendre acte d'une rupture abusive par l'employeur pour non respect de bonne foi du contrat de travail (bien sûr en supposant que l'employeur cesse sa rémunération) . Il peut bien sûr se présenter, si le déménégement est partiel, à son ancien lieu de travail , cela ne ferait que renforcer sa position.
Mais on en est là à explorer des hypothèses sortant de la suite normale, conformément à la jurisprudence, d'un refus de suivre ce déménagement du lieu de travail.
La suite logique, normale, est dans ce cas un licenciement non motivé par faute grave.
Je n'ai rien dit d'autre, ni marcotxo.