Pour votre réponse sur l'age : il suffit que les enfants -capables de discernement- demandent eux mêmes à être entendus au JAF, dans le cadre de la procédure, et alors leur audition est obligatoire.
"entendus" ne veux pas dire "un mot écrit" ! Cela ne suffit pas.
Cependant même lorsque la parole de l'enfant va dans le sens de ce que veut l'institution, on l'utilise et les adultes s'abritent derrière, mais quand la parole de l'enfant dérange les certitudes des adultes, on va décrédibiliser cette parole.
En effet, lorsque l'enfant est capable de discernement et qu'il demande à être entendu, son audition est obligatoire. Mais pour autant le Juge n'est pas légalement tenu de prendre en compte cette parole. C'est ainsi que l'on peut voir dans certains dossiers que la parole de l'enfant est au final ignorée, méprisée, tout cela sous des prétextes fort douteux.
Par exemple, on dira que l'enfant ne sait pas réellement ce qu'il veut, ou que son désir de vivre avec un parent plutôt que l'autre, ne correspond pas réellement à son intérêt.
Donc pour résumer, on dira que c'est dans l'intérêt de l'enfant que l'on ne va pas prendre en compte les désirs qu'il aura exprimés.
Ainsi, au delà du débat sur la question de savoir "faut-il faire entendre les enfants", qui a déchainé les passions (certains affirment que oui, d'autres que non au motif de "préserver les enfants"), le vrai débat aujourd'hui est de faire respecter la parole de l'enfant, car l'institution judiciaire et ses experts , s'ils sont de par la loi tenus d'entendre l'enfant, sont parfois bien réticents à réellement l'écouter, surtout lorsque cela dérange la logique des adultes, et cela en invoquant la notion "d'intérêt de l'enfant"...