Vous ne me dérangez pas, rassurez-vous ^^
Malheureusement, acquérir un bien avec une clause d'accroissement (ou tontine) est certes un avantage en cas de décès d'un des acquéreurs et d'entente entre les deux (concubins).
Or, en cas de mésentente, la situation peut rester bloquée.
Vous avez peut-être faits un emprunt à hauteur de 50 % chacun. Or, le bien n'est pas indivis pour autant, car par le jeu de la clause, l'acquéreur survivant sera propriétaire du bien au décès de l'autre. Et ce, rétroactivement, comme si le survivant était propriétaire du bien depuis l'acquisition.
Par conséquent, le bien n'est pas indivis. Et vous avez chacun des droits concurrents sur le bien.
Puisqu'il n'y a pas d'indivision, il ne peut y avoir de partage, même judiciaire. Un juge ne peut autoriser la vente (judiciaire) du bien.
Puisque vous avez des droits concurrents, vous ne pouvez pas vendre le bien sans l'accord de l'autre (et inversement). D'ailleurs, Monsieur n'a pas le pouvoir de vous priver de jouir du logement.
Vous pouvez ainsi saisir le juge afin qu'il organise l'exercice de la jouissance du logement pour chacun des deux acquéreurs, éventuellement.
Vous ne pouvez d'ailleurs pas seule faire disparaître cette clause. Il faut l'accord de l'autre.
Votre seul recours serait de faire éventuellement annuler cette clause, en justice, en nullité pour défaut d'aléa ou vice par exemple.
Mais à ce moment là, il faut rapportez des preuves du défaut d'aléa ou du vice, ce qui n'est pas forcément évident. Et de la part d'un des acquéreurs, une telle action est souvent mal venue dans de telles conditions.
Cette action est bien souvent réservée aux héritiers d'un des acquéreurs.
Et encore faut-il que vous ne soyez pas forclos.
A part tenter de persuader votre ex de vendre le bien, vous n'avez malheureusement que peu d'action (voire aucune) en ce sens.
Vous pouvez toujours aller voir un avocat, mais sa réponse devrait être bien identique à la mienne.