Je ne voudrais pas jouer l'avocat du diable mais vos remarques m'amènent à vous faire part des réactions suivantes :
Certes, vous avez présenté une lettre de démission et vous avez l'impression que cela suffit à vous dégager de vos obligations. Toutefois, il faut se rappeler 2 choses : la première est que le sevice public doit continuer de fonctionner (principe de continuité) et votre absence, si vous décidez de partir avant l'acceptation de la démission risque de le perturber. Si tel est le cas, aucun tribunal administratif, ni aucune CAPL ne vous donneront raison si votre maintien est nécessité par l'intérêt du service.
La deuxième chose est que le droit de la fonction publique dit bien que la démission n'est effective qu'autant qu'elle aura préalablement été acceptée par l'autorité ayant pouvoir de nomination.
Cela signifie, juridiquement, que vous faites toujours partie des effectifs, que vous pouvez toujours être inscrite sur le planning et que votre départ volontaire sans acceptation préalable serait assimilé à un abandon de poste, qui pourrait engager votre responsabilité pénale si un incident venait à survenir, préjudiciable à un patient dans l'unité dans laquelle vous auriez dû être.
Toutefois, rien ne vous interdit de tenter le coup, si vous y tenez et n'avez pas peur des risques...