Effectivement, il y a lieu de procéder à une évalutation au moment du décès:
Article 860 code civil:
"Le rapport est dû de la valeur du bien donné à l'époque du partage, d'après son état à l'époque de la donation.
Si le bien a été aliéné avant le partage, on tient compte de la valeur qu'il avait à l'époque de l'aliénation. Si un nouveau bien a été subrogé au bien aliéné, on tient compte de la valeur de ce nouveau bien à l'époque du partage, d'après son état à l'époque de l'acquisition. Toutefois, si la dépréciation du nouveau bien était, en raison de sa nature, inéluctable au jour de son acquisition, il n'est pas tenu compte de la subrogation.
Le tout sauf stipulation contraire dans l'acte de donation."
Cette évaluation devra déterminer si'il y a dépassement de la quotité disponible, c'est à dire si le défunt a donné plus que la loi ne l'y autorisait (ex: moitié de ses biens s'il n'avait qu'un enfant); s'il y a dépassement, le donataire doit alors verser aux héritiers une indemnité dite de réduction.