La notion de résidence principale est appréciée selon les principes suivants.
La résidence principale est le logement où demeurent habituellement et effectivement les membres du foyer fiscal (ce qui exclut les résidences secondaires) et où se situe le centre de leurs intérêts professionnels et matériels.
Un contribuable qui change de résidence principale peut à nouveau bénéficier du dispositif, même s'il l'avait déjà utilisé pour son ancienne résidence ou si l'ancien propriétaire l'avait lui aussi utilisé.
Les services des impôts examinent avec bienveillance le cas des contribuables qui font effectuer, peu avant leur emménagement, des travaux dans un logement destiné à devenir leur résidence principale. Mais le logement ne doit pas être affecté à un autre usage dans l'intervalle (en général six mois).
Un salarié contraint de quitter sa résidence principale pour des raisons professionnelles peut continuer à bénéficier du dispositif jusqu'à ce qu'il l'ait revendue.
Quand les travaux concernent des locaux mixtes affectés partiellement à l'habitation principale, seule une quote-part des dépenses calculée au prorata de la surface concernée est prise en compte.
Dans les immeubles collectifs, les propriétaires-occupants à titre de résidence principale peuvent bénéficier du crédit d'impôt pour leur quote-part de dépenses de gros équipements affectant les parties communes.
Le dispositif concerne les dépenses suivantes effectuées entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009 :
Ces dépenses sont prises en compte dans la limite de certains plafonds sur l'ensemble de la période considérée. Le plafond est de 8 000 euros pour une personne seule ou 16 000 eurospour un couple, augmenté de 400 eurospour chaque personne à charge.
Seul est pris en compte le prix de l'équipement fourni et installé par la même entreprise, à l'exclusion des coûts de main d'œuvre d'installation.
Le dispositif concerne les dépenses suivantes effectuées entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009 :
Ces dépenses sont prises en compte dans la limite de certains plafonds sur la période considérée. Le plafond est de 5 000 euros pour une personne seule ou 10 000 euros pour un couple, augmenté de 400 euros pour chaque personne à charge.
Elles concernent l'ensemble des dépenses d'installation, main d'œuvre comprise.
Certaines dépenses ou investissements donnent droit à des réductions d'impôts. Quand ces réductions sont supérieures au montant de l'impôt brut, l'excédent ne donne pas lieu, en principe, à remboursement, ni à report sur les années suivantes.
Ce crédit d’impôt concerne les personnes qui souscrivent un emprunt immobilier pour acheter ou faire construire leur résidence principale. Y compris par le biais d’une société soumise à l’impôt sur le revenu (SCI).
Dans le cas d’une construction, les intéressés devront s’engager à affecter ce logement à leur habitation principale au plus tard au 31 décembre de la deuxième année qui suit celle de la conclusion du contrat de prêt. Exemple : M. Martin souscrit un emprunt le 30 juillet 2007. Il doit habiter le logement au plus tard le 31 décembre 2009.
Les personnes concernées pourront déduire de leur impôt sur le revenu une somme égale à 20% du montant total des intérêts (hors frais d’emprunt et assurances) payés chaque année, intérêts pris en compte dans la limite de 3 750 euros pour une personne seule et 7 500 euros pour un couple, marié ou pacsé, plus 500 euros par personne à charge.
La réduction d’impôt maximale s’élève donc, par exemple pour un couple avec un enfant, à 1600 euros par an.
Le dispositif s’applique aux cinq premières années du prêt, suivant la date de l’emprunt. Exemple : M. Martin souscrit un prêt le 30 juin 2007. Il prendra en compte les intérêts payés jusqu’au 1er juillet 2012.
Les contribuables obligés de changer de domicile à la suite d’une mutation professionnelle peuvent continuer à bénéficier du dispositif pour la durée restant à courir, sous deux conditions :
- le logement en question n’est pas donné en location
- le contribuable n’achète pas un nouveau logement
Le dispositif concerne non seulement les nouveaux emprunts, mais aussi les anciens emprunts au titre des cinq premières années suivant celle de l’acquisition.
Exemple : M. Martin qui a souscrit un emprunt le 1er janvier 2007 prendra en compte les intérêts payés jusqu’au 31 décembre 2011.
Précision importante : ces trois dispositifs donnent droit à un crédit d’impôt. Si l’avantage fiscal ainsi obtenu dépasse le montant de l’impôt sur le revenu dû par le contribuable, celui-ci recevra un chèque de la différence de la part du Trésor public.
Réalisé en collaboration avec des professionnels du droit et de la finance, sous la direction d'Eric Roig, diplômé d'HEC