Les transmissions en ligne directe bénéficient d'un abattement de 50 000 euros sur chaque part de l'actif net.
Exemple simpliste : M. Martin laisse un patrimoine de 300 000 euros et deux enfants. En l'absence de dispositions testamentaires particulières, chaque enfant reçoit 150 000 euros . Sa part taxable sera de 100 000 euros avant abattement global.
Rappelons que les héritiers en ligne directe sont les enfants, ou à défaut les ascendants du défunt ou du donateur.
Les enfants naturels reconnus et les enfants ayant fait l'objet d'une adoption plénière sont assimilés fiscalement à des enfants légitimes.
Les enfants ayant fait l'objet d'une adoption simple ont les mêmes droits à la succession que les enfants légitimes. Mais ils ne peuvent pas bénéficier en principe du régime favorable des transmissions en ligne directe pour les biens recueillis de leurs parents adoptifs. A deux exceptions près :
L'abattement est appliqué sur la part transmise par chaque ascendant.
Exemple simpliste : M. et Mme Martin laissent un immeuble de 150 000 euros, appartenant à la communauté, à leur enfant unique. Celui-ci bénéficiera de deux abattements de 50 000 euros.
Quand ses enfants sont déjà décédés, les petits-enfants du défunt ou du donateur viennent « en représentation » de leurs parents.
Exemple simpliste : M. Martin a eu un fils, malheureusement décédé, et deux petits-fils. Ces derniers bénéficient de l'abattement de leur père, partagé à parts égales entre eux (soit un abattement de 25 000 euros chacun).
Depuis le 1er janvier 2007, l'enfant d'un défunt peut renoncer à la succession au profit de ses propres enfants. Dans ce cas, ces derniers se répartissent l'abattement de 50 000 euros auquel il a droit.
Les transmissions entre époux bénéficient d'un abattement spécifique de 76 000 euros sur l'actif net reçu par le conjoint survivant.
Quel que soit leur sexe, les concubins signataires d'un pacte civil de solidarité (Pacs) bénéficient d'un abattement de 57 000 euros sur l'actif net reçu par le concubin survivant.
Les successions recueillies par un frère ou une sœur du défunt bénéficient d'un abattement de 57 000 euros sous plusieurs conditions.
1. Le frère ou la sœur concerné doit être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps au jour du décès.
2._Il doit être âgé de plus de 50 ans au jour du décès ou atteint d'une infirmité l'empêchant de subvenir seul à ses besoins.
3. Il doit avoir vécu, de façon continue, avec le défunt pendant les cinq ans précédant le décès.
Les personnes ne pouvant bénéficier d'aucun des abattements précisés ci-dessus peuvent tout de même appliquer un abattement de 1 500 euros sur la valeur des biens reçus par succession.
Cet abattement concerne donc les parents éloignés et les tiers._
Il ne s'applique pas aux donations.
Quel que soit le lien de parenté avec le défunt ou le donateur, les personnes souffrant d'un handicap physique ou mental (au jour de la transmission) bénéficient d'un abattement spécifique de 50 000 euros.
Le handicap doit empêcher l'intéressé de subvenir seul à ses besoins ou d'acquérir une instruction et doit être justifié (Certificat Cotorep, etc.).
Cet abattement se cumule avec les abattements ci-dessus.
Le bénéficiaire de la transmission à titre gratuit peut avoir antérieurement reçu une donation de la part du défunt ou du donateur concerné. Il doit alors la signaler dans l'acte de transmission ou la déclaration de succession si elle date de moins de six ans. Dans ce cas, l'administration tient compte des abattements dont a déjà profité le bénéficiaire lors de cette donation antérieure.
Depuis le 1er janvier 2005, les successions bénéficient d'un abattement global de 50 000 eurosréparti entre les héritiers au prorata de leurs droits. Il s'applique après l'abattement personnel dont bénéficient les héritiers.
Précision importante : cet abattement ne concerne que les héritiers en ligne directe et le conjoint survivant.
Quand un héritier n'utilise pas la totalité de sa part d'abattement global, la fraction non utilisée est répartie entre les autres héritiers.
Exemple : un père décède en laissant un actif net de 500 000 à partager entre ses cinq enfants. La part taxable de chaque enfant sera de : 100 000 50 000 (abattement personnel) 10 000 (part de l'abattement global) = 40 000.
Autre exemple : un père décède en laissant un actif net de 240 000 à partager entre ses trois enfants. Il lègue 60 000 à Pierre (25%), 60 000 à Paul (25%), 120_000 à Jean (50%). Part de l'abattement global : 12 500 pour Pierre et Paul et 25 000 pour Jean.
Le bénéficiaire de la transmission à titre gratuit peut avoir antérieurement reçu une donation de la part du défunt ou du donateur concerné. Il doit alors la signaler dans l'acte de transmission ou la déclaration de succession si elle date de moins de six ans. Dans ce cas, l'administration en tient compte pour l'application du barème progressif.
Quand le bénéficiaire d'une transmission à titre gratuit a trois enfants ou plus (vivants ou représentés au jour de la transmission), il bénéficie d'une réduction des droits égale à :
Réalisé en collaboration avec des professionnels du droit et de la finance, sous la direction d'Eric Roig, diplômé d'HEC