L'avantage en impôt lié au nombre de parts est plafonné pour les personnes à charge autre que le conjoint. Le quotient familial est ainsi plafonné à 2 227 euros pour chaque demi-part liée à ces personnes à charge.
• Exemple : un couple marié avec un enfant (2,5 parts) dispose de 100 000 de revenu net imposable. L’impôt théorique serait de 16 729. Sans enfant, l’impôt serait de 19 384. Soit une différence de 2 655. Mais l’avantage en impôt procuré par l’enfant est plafonné à 2 227. Conséquence : l’impôt final sera égal à 19 384 - 2 227= 17 157 au lieu de 16 729.
Les personnes seules qui ont eu au moins un enfant à charge dans le passé bénéficient d'une demi-part supplémentaire. Si cet enfant a au moins 26 ans au 31 décembre de l'année d'imposition, l'avantage en impôt procuré par cette demi-part supplémentaire est plafonné à 855 euros si cet enfant a au moins 26 ans au 31 décembre de l'année de référence, et 2 857 euros dans le cas contraire (25 ans au plus au 31 décembre de l'année de référence).
Les contribuables célibataires, divorcés ou séparés qui élèvent seul un ou plusieurs enfants bénéficient d'une demi-part supplémentaire au titre du premier enfant à charge. L'avantage en impôt procuré par cette demi-part supplémentaire est plafonné à 3 852 euros.
Certaines autres situations permettent aux contribuables de bénéficier de demi-parts supplémentaires (titulaires de la carte d'invalidité, de la carte d'ancien combattant, etc.). Le plafonnement du quotient familial est fixé à 2 857 euros pour cette catégorie de contribuables.
Les contribuables titulaires de faibles revenus sont souvent exonérés d'impôt sur le revenu du fait de la simple application du barème. Ils bénéficient toutefois d'exonérations spécifiques.
Les contribuables dont le revenu net de frais professionnels est inférieur à 8 030 euros sont exonérés d'impôt. Cette limite est portée à 8 780 euros si ces contribuables sont âgés de plus de 65 ans au 31 décembre de l'année d'imposition.
Ce plafond, qui ne tient pas compte de la situation familiale de l'intéressé, s'apprécie après déduction des frais professionnels réels ou après application des déductions forfaitaires mais avant imputation des charges déductibles du revenu global et des déficits antérieurs.
Les auteurs, artistes et sportifs domiciliés fiscalement en France peuvent opter pour une retenue à la source de 15%, prélevée sur leurs rémunérations brutes, quelle qu'en soit la nature. Cette retenue s'impute ensuite sur le montant de l'impôt calculé d'après la déclaration de revenu de l'intéressé.
Un contribuable qui cesse une activité non salariée ou qui cède une entreprise industrielle, commerciale, artisanale ou non commerciale soumise à l'IR est immédiatement imposable sur les bénéfices réalisés et non encore taxés. Cette imposition provisoire est ensuite imputée sur la déclaration annuelle des revenus.
Après le décès d'un contribuable, les ayants-droit doivent déclarer l'ensemble des revenus et des bénéfices du défunt réalisés jusqu'à la date du décès. La déclaration doit être déposée dans les six mois qui suivent le décès.
Réalisé en collaboration avec des professionnels du droit et de la finance, sous la direction d'Eric Roig, diplômé d'HEC