Moins de 250 euros par mois pour vivre pour la moitié des ménages pauvres

Relax News le mercredi 24 décembre 2008 à 11:30:00

Moins de 250 euros par mois pour vivre pour la moitié des ménages pauvres


- Plus de la moitié des ménages pauvres (56%) déclarent avoir moins de 250 euros par mois pour vivre une fois les dépenses fixes payées, révèle une enquête du Credoc publiée mardi 23 décembre. Cette étude sur les conséquences de la crise sur les plus pauvres indique que certains ménages renoncent même aux soins et amputent leur budget alimentaire.

Cette étude du Centre de Recherche pour l'Etude sur les Conditions de vie, commandée par le Haut commissariat aux Solidarités actives contre la pauvreté dirigé par Martin Hirsch, souligne les effets de la crise sur les ménages français les plus pauvres. Dès lors que leurs charges ont été payées, une majorité d'entre eux (56%) n'ont plus que 250 euros pour vivre. Une somme qui oblige un tiers de ces ménages à renoncer aux soins et à réduire le budget "courses". 60% des ménages concernés ont changé leurs habitudes alimentaires pour des raisons budgétaires.

La crise financière qui a agité le monde économique en septembre dernier n'a rien fait pour arranger les choses car 51% des ménages pauvres se sont imposés plus de restrictions que d'habitude sur certains postes de leur budget. Les ménages pauvres sont donc obligés de restreindre les mêmes budgets que la population générale, à savoir les vacances et les loisirs, l'habillement et l'équipement ménager, avec en plus ceux de l'alimentation et du téléphone. Ces difficultés financières ont d'ailleurs un impact sur Noël. 55% des ménages pauvres déclarent qu'ils dépenseront moins lors des fêtes de fin d'année.

Ce budget serré oblige les ménages pauvres à contracter des crédits auprès des établissements bancaires car près de la moitié des personnes concernées (46%) ont des difficultés pour payer leur facture. 41% des ménages pauvres ont donc des crédits ou des emprunts en cours.

De manière générale, 54% des ménages pauvres ont modifié leur comportement "de façon importante" depuis trois mois.

Cette étude a été réalisée auprès de 1.000 ménages et de 300 autres vivant en-dessous du seuil de pauvreté entre le 26 novembre et le 6 décembre 2008.


Ajouter un commentaire

Commentaires

Ajouter un commentaire

Dossier à la une