
Présentée aux journalistes en marge du Salon de Détroit en janvier, la nouvelle Mercedes Classe E effectue son premier bain de foule au Salon de Genève (jusqu'au 15 mars). La marque à l'étoile expose sa berline phare en format berline quatre portes et coupé. Le design a changé, et les technologies embarquées sont pléthoriques.
La Classe E est l'une des Mercedes les plus populaires de sa génération, et pas seulement chez les taxis parisiens. A ce jour, le constructeur allemand en a écoulé plus de 10 millions en soixante ans, dont 1,5 million exemplaires pour sa version moderne introduite en 2002. Un modèle mythique donc, qui a été revu et corrigé pour le salon helvétique.
Par rapport à l'ancienne, cette nouvelle Classe E abandonne les phares ronds pour des optiques rectangulaires. La robe est plus massive et s'allonge de 5 cm en longueur (4,88 m), 3 cm en largeur et 2 cm en hauteur. Comme pour la Classe C, la calandre se décline selon les finitions : trois barrettes en version de base, ou quatre sur les finitions haut de gamme.
Pour le coupé, qui remplacera la CLK au catalogue, Mercedes annonce une ligne aérodynamique imbattable. Avec 0,24 de coefficient de traînée, la Classe E sportive est tout simplement la voiture qui pénètre le mieux dans l'air.
A l'intérieur, l'ambiance reste fidèle à la tradition de la maison : sobriété des éléments, mais les matériaux sont de qualité et la finition reste irréprochable. Les formes fluides de l'ancienne planche de bord sont effacées au profit de lignes plus tendues, évoquant l'ancien style de la marque à l'étoile.
Sous le capot, l'offre de motorisations reste une fois de plus pléthorique. On y trouve entre autres de nouveaux quatre cylindres essence à injection directe et des blocs diesel quatre cylindres à rampe commune. L'échelle de puissance varie de 136 ch pour E 220 CDI à 525 ch pour la version E63 AMG.
Selon Mercedes, les moteurs à injection directe de la Classe E consommeront jusqu'à 23% de carburant en moins que les blocs de la génération précédente. C'est le cas par exemple de la version E 250 CDI (204 ch), qui se contentera de 5,3 l aux 100 km pour des émissions limitées à 139 g de CO2/km.
Pour parvenir à de tels résultats, le constructeur allemand a usé de nombreuses astuces qui consistent à alléger le poids du véhicule, améliorer son aérodynamique et économiser les consommations inutiles. On y trouve par exemple des pneus à faible résistance au roulement, une meilleure gestion de la climatisation ou encore le système Start/Stop (version E 200 CGI).
En matière de technologies embarquées, Mercedes frappe fort et place la barre très haut. De série, la nouvelle Classe E intègre par exemple un système de détection de somnolence du conducteur. Grâce à plusieurs capteurs contrôlant des dizaines de paramètres (oscillations du volant, clignement des yeux, etc.), le dispositif peut prévenir le risque d'endormissement et en avertir le pilote par des signaux lumineux ou sonores.
Toujours au rayon de la sécurité, le conducteur pourra opter pour le système de vision nocturne avec détection des piétons, l'alerte du franchissement de ligne, l'avertisseur d'angle mort ou encore le freinage automatique en cas de risque de collision. Mercedes précise d'ailleurs qu'il a sacrifié au crash-test 150 Classe E et réalisé pas moins de 17.000 simulations d'accidents.
Enfin, selon les finitions (Classic, Elegance et Avantgarde), la nouvelle Classe E propose à ses passagers des sièges massant et chauffants, un accoudoir central, une sellerie cuir haut de gamme, les airbags genoux, etc.
La nouvelle Mercedes Classe E et sa version coupé seront commercialisées au printemps, à partir de 41.600 euros pour le modèle E 220 CDI. Lors de la présentation du modèle à Genève, le patron du groupe allemand, Dieter Zetsche, a indiqué que 40.000 pré-commandes ont déjà été enregistrées par Mercedes.