Baisse des charges à Paris

ActuSite le lundi 19 janvier 2015 à 00:00:00

Baisse des charges à Paris

Cette troisième édition, qui correspond aux données des copropriétés du premier semestre 2014, met en évidence plusieurs enseignements.

Sur Paris, on observe une baisse de charges de copropriété sur le 1er semestre 2014 de 6,7 % en moyenne. Les charges qui ont baissé sur Paris sont l'eau, le chauffage central, et l'entretien. Les charges ayant augmenté sont l'électricité, les ascenseurs, les assurances et les honoraires de syndic. Après plusieurs années de hausse, l'augmentation des charges de copropriété n'apparait donc plus comme une fatalité.

L'Observatoire ne prend pas en compte le poids des charges résultant des impôts et taxes directement prélevés par l'État et les collectivités locales comme par exemple la taxe foncière ou la taxe d'ordure ménagère. Or, celles-ci ont connu ces dernières années une hausse souvent importante. À titre d'exemple, la taxe d'habitation et la taxe foncière bâtie ont augmenté respectivement de 44 % et 97,3 % sur Paris entre 2001 et 2013. Si l'action des gestionnaires, des responsables de copropriété et des copropriétaires s'avère le moyen le plus efficace pour diminuer les charges de copropriété, celles-ci restent néanmoins en partie dépendantes de l'action des décideurs publics.

Principal poste de dépenses des immeubles, le budget du chauffage collectif sur Paris est en baisse. Ceci s'explique par la clémence météorologique de l'année la plus chaude du siècle, les températures ayant un effet immédiat sur les charges de chauffage. Les bons réflexes des copropriétaires en matière de dépense énergétique commencent également à s'avérer payants. À noter que les charges d'électricité, quant à elle, ont légèrement augmenté.

Avec 5% de hausse sur Paris, l'augmentation des honoraires forfaitaires des syndics de copropriété s'avère mesurée et ne représente en proportion qu'une infime hausse : indépendamment de l'incidence du changement de TVA au 1er janvier (0,4 %), cette augmentation s'explique en partie par des ajustements contractuels (clause d'indexation) et par l'imputation de nouveaux frais tels que la gestion des comptes bancaires séparés.


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