L'attractivité immobilière de Paris en baisse

ActuSite le lundi 26 janvier 2015 à 00:00:00

L'attractivité immobilière de Paris en baisse

Paris perd dix places dans le classement des villes européennes les plus attractives en termes d'investissement immobilier, en s'établissant pour 2015 à la 24e position. En 2014, la capitale française se classait 14e et en 2013, elle occupait la 6e place. Cette évolution reflète des opinions partagées sur le marché immobilier français.

« Paradoxalement, certains voient dans cette situation le moment idéal pour recentrer leur attention sur la capitale française, où le risque d'investissement est finalement plutôt faible, car le centre-ville de Paris demeure une valeur sûre pour les investisseurs », ajoute Sigrid Duhamel, Président de ULI France et Président de CBRE Global Investors France.

C'est la ville de Berlin qui truste le haut du classement, juste devant Dublin, Madrid, Hambourg et Athènes. Première ville française, Lyon se classe juste devant Paris à la 23e place. En effet, selon les auteurs de l'étude, « la concurrence autour des actifs « prime », c'est-à-dire les actifs les plus cotés sur les grands marchés de l'immobilier en Europe, conduit les principaux investisseurs à poursuivre leur transition vers les actifs secondaires et les marchés en cours de reprise ».

La capitale allemande est considérée comme moins chère que les autres grandes villes d'outre-Rhin. Ainsi, Munich chute à la 11e place et Hambourg passe de la troisième à la quatrième place du classement. Les capitales du Sud de l'Europe, qui ont été les plus durement touchées par la crise, sont les grandes gagnantes de cette étude. Elles voient leur classement progresser de façon spectaculaire cette année : Madrid gagne ainsi 16 places, Athènes, 23 et Lisbonne comme Amsterdam, 17. Dublin, également en grande difficulté après la crise économique, conserve la deuxième place du classement pour la seconde année consécutive.

La capitale espagnole est depuis peu la cible de nombreux investisseurs étrangers et opportunistes, qui restent toutefois très partagés quant à la solidité et à la durabilité à long terme des perspectives offertes par l'Espagne. La capitale grecque se hisse, quant à elle, à la 5e place (+ 23 places par rapport 2014) en enregistrant la progression la plus spectaculaire de l'année. « Depuis plusieurs années, les investisseurs font part de leur intérêt pour les marchés en difficulté, comme l'Espagne, l'Irlande ou l'Italie. Désormais, c'est au tour de la Grèce de susciter l'attention. L'économie la plus sinistrée d'Europe a beau rester fragile, certains investisseurs intrépides sont bien décidés à profiter des opportunités avant la reprise », précise l'étude.

Quant à la ville de Londres, qui reste la destination préférée des investisseurs internationaux en Europe, elle recule également de cinq places cette année. Les prix jugés trop élevés par les répondants laissent présager une surchauffe du marché anglais.

« Les marchés internationaux de l'immobilier ont renoué avec la confiance au cours des dernières années et l'on observe un mouvement progressif vers une plus grande prise de risque. Face à la cherté et à la raréfaction des actifs "prime", les investisseurs sont à l'affût de nouvelles opportunités dans des villes de moindre importance qui se relèvent tout juste de la crise. Ils se tournent également vers des actifs ou des projets secondaires et des catégories d'immobilier nouvelles ou alternatives » explique Sigrid Duhamel, Président de ULI France et Président de CBRE Global Investors France.


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