Athènes refuse l'extension, l'Eurogroupe adresse un ultimatum

ActuSite le mardi 17 février 2015 à 00:00:00

Athènes refuse l'extension, l'Eurogroupe adresse un ultimatum

Athènes refuse l'extension, l'Eurogroupe adresse un ultimatum

Alors que les marchés en guettaient l'issue et qu'il était probable que les discussions durent une partie de la nuit, Athènes a interrompu lundi soir les négociations sur le plan d'aide européen en jugeant « absurde » et « inacceptable » le texte prolongeant les conditions actuelles de financement.

Les ministres des Finances de la zone euro ont donné à la Grèce jusqu'à vendredi pour solliciter une prolongation de son programme d'aide international, prolongation qu'elle a rejetée ce lundi, hypothéquant d'autant les chances de succès des discussions sur sa dette. Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselboem a expliqué que les ministres des Finances de la zone euro pourraient accepter de la part de la Grèce une requête de prolongation cette semaine, avec une réunion supplémentaire de l'Eurogroupe prévue vendredi, mais pas au-delà. Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis a réagi vite, affirmant que le président de l'Eurogroupe avait refusé de discuter d'une proposition soumise par la Comission Européennequi aurait donné un répit de quatre mois à la Grèce en échange de la suspension de certaines nouvelles dispositions budgétaires. Avant l'ouverture des discussions, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schauble avait dit que la Grèce avait vécu au-dessus de ses moyens depuis longtemps et que l'Europe ne se sentait pas l'envie de lui donner encore plus d'argent sans qu'elle garantisse de mettre ses finances publiques en ordre. Un banquier grec a estimé que la position d'Athènes était de mauvais augure pour les marchés et le secteur bancaire. Selon une source proche de la BCE, il est cependant peu probable que celle-ci ferme le robinet des liquidités aux banques grecques tant que les modalités d'un éventuel futur programme d'aide sont encore en discussion.

La banque américaine JPMorgan estime que les dépôts des banques grecques fondent de deux milliards d'euros par semaine et qu'à ce rythme ces dernières se retrouveront à court de garanties pour de nouveaux prêts dans 14 semaines.

 


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