Le paiement peut être fractionné et/ou différé. Les deux facilités de paiement peuvent se cumuler si les conditions exigées sont remplies.
Le contribuable bénéficiaire de l'étalement doit payer un intérêt au taux légal (3,99% en 2008).
L'administration exige du contribuable certaines garanties (nantissement, hypothèque, etc).
Chaque héritier peut choisir la solution qui lui convient (différé et/ou fractionné) si les conditions sont remplies. Mais il doit obtenir l'accord de ses co-héritiers puisque l'ensemble des héritiers est solidairement responsable du paiement des droits.
L'héritier ou le légataire peut demander un paiement différé des droits de succession dans plusieurs cas :
Le paiement des droits peut être différé jusqu'à l'expiration d'un délai de six mois à compter :
Les bénéficiaires d'une succession peuvent acquitter les droits en plusieurs semestrialités égales. Le paiement fractionné ne peut s'étaler sur une période supérieure à cinq ans. Le fractionnement comprend donc au maximum dix semestrialités.
Le nombre de semestrialités accordées dépend du montant des droits de succession par rapport au montant de la succession elle-même : deux versements quand les droits ne dépassent pas 5% du montant taxable des parts recueillies soit par tous les cohéritiers solidaires, soit pour chacun des légataires ou donataires; quatre versements quand ces droits ne dépassent pas 10% du même montant; six versements pour 15%, huit pour 20% et dix versements au-delà.
Pour les héritiers en ligne directe et le conjoint, le délai maximal de cinq ans est porté à dix ans quand la moitié au moins de l'actif successoral est constituée de bien non liquides. Pour le conjoint survivant, le taux d'intérêt dû en cas de paiement fractionné est réduit au tiers de l'intérêt légal.
Liste limitative de ces biens non liquides : brevets d’invention, clientèles, créances non exigibles au décès, droits d’auteur, fonds de commerce, y compris le matériel et les marchandises qui en dépendent, immeubles, matériels agricoles, bestiaux et récoltes, offices ministériels, parts dans des sociétés dont le capital n’est pas divisé en actions, valeurs mobilières non cotées en Bourse.
Ce dispositif s'applique aux transmissions à titre gratuit (successions et donations) portant sur une entreprise individuelle ou sur les titres d'une société non cotée. L'activité peut être industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale.
Le délai de paiement s'applique à l'ensemble des droits de mutation à titre gratuit, à l'exception de la taxe de publicité foncière (0,60%) et des éventuelles pénalités.
Le paiement peut être différé pendant cinq ans, pendant lesquels le contribuable ne paie, chaque année, que les intérêts au taux légal.
A l'issue de cette période, le contribuable peut payer les droits en vingt semestrialités, toujours assorties d'un intérêt.
Plusieurs conditions sont exigées.
1a. S'il s'agit d'une entreprise individuelle, la transmission doit porter sur l'ensemble des biens meubles et immeubles, corporels ou incorporels affectés à l'exploitation et l'entreprise doit avoir été exploitée par le donateur ou le défunt au moment de la transmission.
Si l'entreprise appartient à une copropriété entre deux époux ou à la communauté conjugale, la transmission ne peut porter que sur la moitié du bien.
Le taux d'intérêt est réduit des deux tiers (et donc ramené à 1,35% en 2008) dans deux cas :
Réalisé en collaboration avec des professionnels du droit et de la finance, sous la direction d'Eric Roig, diplômé d'HEC