Les transmissions en ligne directe bénéficient d'un abattement de 151 950 euros sur chaque part de l'actif net (150 000 en 2007).
Exemple simpliste : M. Martin laisse un patrimoine de 400 000 euros et deux enfants. En l'absence de dispositions testamentaires particulières, chaque enfant reçoit 200 000 euros. Sa part taxable sera de 48 050 euros.
L'abattement et le barème sont appliqués sur la part transmise par chaque ascendant.
Les transmissions entre époux et partenaires pacsés sont exonérés de droits de succession.
Les successions recueillies par un frère ou une sœur bénéficient d’un abattement de 15 195 euros (15 000 en 2007). Elles peuvent toutefois être totalement exonérées sous trois conditions.
Les successions et donations recueillies par un neveu ou une nièce bénéficient d’un abattement de 7 598 euros (7 500 en 2007).
Les personnes ne bénéficiant d'aucun des abattements précisés ci-dessus peuvent tout de même appliquer un abattement de 1 596 euros sur la valeur des biens reçus par succession (1 500 en 2007).
Quel que soit le lien de parenté avec le défunt ou le donateur, les personnes souffrant d'un handicap physique ou mentale bénéficient d'un abattement supplémentaire de 151 950 euros (150 000 en 2007).
Le handicap doit empêcher l'intéressé de subvenir seul à ses besoins ou d'acquérir une instruction.
Le bénéficiaire de la transmission peut avoir antérieurement reçu une donation. Il doit alors la signaler dans l'acte de transmission ou la déclaration de succession si elle date de moins de six ans. Dans ce cas, l'administration tient compte des abattements dont a déjà profité le bénéficiaire lors de cette donation antérieure.
Exemple schématique : M. Martin fait une donation de 100 000 euros en année N à son fils unique, qui ne paie donc pas de droits du fait de l’abattement de 151 950 euros. Il décède en année N+5, moins de six ans après. Le fils ne peut utiliser l’abattement de 151 950 euros mais seulement les 51 950 restants.
Le bénéficiaire de la transmission peut avoir antérieurement reçu une donation. Il doit alors la signaler dans l’acte de transmission ou la déclaration de succession si elle date de moins de six ans, l’administration en tenant compte pour l’application du barème. En d’autres termes, il faut ajouter au montant net de la succession la valeur des biens antérieurement donnés et appliquer ensuite les abattements et le barème en vigueur. Il faut ensuite déduire des droits de succession ainsi calculés le montant de droits de donation antérieurement acquittés.
Exemple schématique : M. Martin donne un immeuble de 250 000 euros en année N à son fils unique, qui bénéficie donc d’un abattement de 151 950 euros pour le calcul des droits de donation. Il décède en année N+5, moins de six ans après, en laissant un patrimoine de 300 000 euros. Les droits de succession sont calculés sur 550 000 - 151 950 euros d’abattement. Et les droits de donation antérieurement payés sont déduits du montant des droits à payer.
35% sur la tranche inférieure à 23 299 euros
Quand le bénéficiaire d'une transmission à titre gratuit a trois enfants ou plus, il bénéficie d'une réduction des droits égale à :
Réalisé en collaboration avec des professionnels du droit et de la finance, sous la direction d'Eric Roig, diplômé d'HEC