Expatriés et non-résidents : quelle imposition

Décembre 2016

Imposition des non-résidents

Les non-résidents qui ne possèdent aucune habitation en France sont soumis à l'impôt sur tous leurs revenus de source française, sous réserve des dérogations prévues par les nombreuses conventions internationales signées entre la France et le pays de résidence.
Sous cette même réserve, le montant de l'impôt ne peut être inférieur à 20% du total des revenus mondiaux (France et étranger) de l'intéressé.
Toutefois, si l'imposition en France de la totalité de ses revenus mondiaux aboutit à un taux moyen inférieur à 20%, c'est ce taux moyen qui est retenu par l'administration.
Les non-résidents ne bénéficient pas des différentes réductions d'impôts, ni de l'abattement en faveur des personnes âgées et ne peuvent comptabiliser les charges déductibles du revenu global.

Sous réserve de nombreuses exceptions liées aux conventions internationales, les non-résidents qui possèdent au moins une habitation en France sont soumis à l'impôt sur une base forfaitaire égale à trois fois la valeur locative de ces immeubles, si cette base est inférieure à leurs revenus de source française.
Ils sont également soumis aux prélèvements sociaux (CSG, etc.) sur les revenus fonciers et les plus-values immobilières.

Fonctionnaires à l'étranger

Les fonctionnaires français en poste à l'étranger sont imposés en France sur la totalité de leurs revenus (sauf si ces revenus supportent l'impôt dans le pays concerné). Mais seuls les revenus qu'ils auraient dû percevoir en France sont imposables : les primes d'expatriation et autres indemnités assimilées sont en principe exonérées.

Salariés détachés à l'étranger

Quand ils conservent leur domicile fiscal en France, les salariés détachés à l'étranger sont imposés sur la totalité de leur rémunération, y compris la partie qui rémunère l'activité à l'étranger.

Mais cette partie de la rémunération peut être exonérée dans plusieurs cas.

  • 1. quand elle est soumise à l'impôt dans le pays d'affectation et que cet impôt représente au moins les deux tiers de l'impôt qu'elle aurait supporté en France.
  • 2. quand elle couvre les activités suivantes : chantiers de construction, prospection et exploitation de ressources naturelles, prospection commerciale précédant l'implantation de sociétés françaises à l'étranger.

Dans tous les cas, l'activité à l'étranger doit être exercée pendant au moins 183 jours et l'employeur doit être établi dans un Etat de la Communauté européenne.

Quand la rémunération de l'activité à l'étranger n'est pas exonérée, le salarié ne supporte toutefois pas l'impôt sur les suppléments de rémunération (prime d'expatriation, etc.).

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