Vente par correspondance : envoi forcé

Ces envois sont généralement accompagnés d'un courrier indiquant que l'objet doit être payé ou retourné par le destinataire.
Quelles obligations pour le destinataire en cas de tels envois ?
Le contrat de vente n'opère transfert de propriété, sauf clause contraire, qu'au moment de la rencontre des consentements des parties.
Par conséquent, dans le cas d'envois forcés, le destinataire n'est tenu ni de payer le prix réclamé, ni de faire les démarches nécessaires pour le renvoi de l'objet, ni d'en supporter les frais. Il est, tout au plus, obligé de restituer l'objet à l'expéditeur si celui-ci vient le chercher à domicile.
Les règles relatives à la prohibition des envois forcés sont définies par :
• l'article R. 635-2 du code pénal
"Le fait d'adresser à une personne, sans demande préalable de celle-ci, un objet quelconque accompagné d'une correspondance indiquant que cet objet peut être accepté contre versement d'un prix fixé ou renvoyé à son expéditeur, même si ce renvoi peut être fait sans frais pour le destinataire, est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe."
• l'article L. 122-3 du code de la consommation
"La fourniture de biens ou de services sans commande préalable du consommateur est interdite lorsqu'elle fait l'objet d'une demande de paiement. Aucune obligation ne peut être mise à la charge du consommateur qui reçoit un bien ou une prestation de service en violation de cette interdiction. Le professionnel doit restituer les sommes qu'il aurait indûment perçues sans engagement exprès et préalable du consommateur. Ces sommes sont productives d'intérêts au taux légal calculé à compter de la date du paiement indu et d'intérêts au taux légal majoré de moitié à compter de la demande de remboursement faite par le consommateur."

Source : Dgccrf-Minefe

Réalisé en collaboration avec des professionnels du droit et de la finance, sous la direction d'Eric Roig, diplômé d'HEC

Publié par ericRg - Dernière mise à jour le 11 mars 2008 à 19:59 par ericRg
Ce document intitulé « Vente par correspondance : envoi forcé » issu de Droit-Finances (droit-finances.commentcamarche.net) est soumis au droit d'auteur. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle de ce site par quelque procédé que ce soit, sans autorisation expresse, est interdite.
Suggestions
  •  Vente par correspondance : envoi forcé
  •  Vente à distance : remboursement des frais d'envoi » Fiches pratiques : Dans les ventes à distance, par correspondance ou par internet, le consommateur bénéficie d'un droit de rétractation pendant un délai de sept jours après l'achat ou la réception de la marchandise. S'il exerce son droit de rétractation, il doit être...
  •  Loi Chatel et vente à distance : vos droits » Fiches pratiques : La loi Chatel du 3 janvier 2008 a introduit des mesures destinées à mieux protéger l'acheteur de biens et services à distance, notamment sur internet pour les achats en ligne. Alors qu'en pratique, moins de la moitié des e-commerçants remboursent la...
  •  Vente à distance : remboursement après rétractation » Fiches pratiques : En cas d'achat d'un objet à distance (par courrier ou sur Internet), un consommateur a le droit de se rétracter dans un délai de 7 jours. Le client n'a pas à supporter d'éventuels frais administratifs pouvant figurer au sein des conditions générales...
  •  Vente sur internet : clauses abusives » Fiches pratiques : La Commission des clauses abusives recommande : 1. Que soient éliminées les clauses : – imposant au consommateur la charge de la conservation et de la reproduction des conditions contractuelles et exonérant le professionnel de toute obligation de ce...
  •  Code pénal - De la vente forcée par correspondance. » Codes : Le fait d'adresser à une personne, sans demande préalable de celle-ci, un objet quelconque accompagné d'une correspondance indiquant que cet objet peut être accepté contre versement d'un prix fixé ou renvoyé à son expéditeur, même si ce renvoi peut...

Dossier à la une

Vente à distance : délais de livraison
Loi Chatel et vente à distance : vos droits