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Lever d'une clause de non-concurrence

Dernière réponse le 16 nov 2009 à 21:45:22 brunnaux, le 26 jan 2008 à 09:28:20 
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Bonjour,

Je dispose d'une contrat CDI avec une clause de non-concurrence. J'ai envoyé dernièremenent par lettre recommandée + AR ma démission.
Mon employeur souhaite lever la clause de non-concurrence afin de ne pas me payer 3 mois de salaire brut. En a t-il le droit ?
Moi je souhaite faire appliquer cette clause de non-concurrence pour faire pression sur la durée du préavis puisque toute négociation sur ce préavis a été refusée.

Merci de bien vouloir m'apporter des réponses.
Bien cordialement

Meilleures réponses pour « Lever d'une clause de non concurrence » dans :
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ericRg, le 26 jan 2008 à 11:42:09
  • +2

Vous avez tous les deux signé un contrat prévoyant une clause de non-concurrence ? Donc, ce contrat ne peut être modifié qu'avec votre accord à tous les deux. Si vous refusez, l'employeur ne peut pas vous l'imposer

Répondre à ericRg

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brunnaux, le 26 jan 2008 à 13:21:10

En fait cette clause est inscrite sur mon contrat de travail CDI en complément du préavis de trois mois. Mon employeur lève toujours cette clause à chaque départ d'un de ses salariés.
Après l'envoi de ma démission, la DRH m'appelle et m'informe qu'aucune reduction du préavis sera acceptée mais en compensation ma clause de non-concurrence sera levée... Cette clause de non-concurrence ne s'applique que sur deux départements, départements que je n'aurai pas en prospection avec mon nouvel emploi...
Du coup, je souhaite maintenir cette clause de non-concurrence afin de percevoir les indemnités mais avant tout pour faire pression afin d'écourter ce préavis trop long et injustifié... Je ne suis pas cadre !
Pensez-vous que je doive faire appel à un conceiller prud'homal ?
Merci encore pour vos réponses.
Bien cordialement.

Bruno.

Répondre à brunnaux

3

dédette, le 18 fév 2008 à 12:29:29

Attention, si votre contrat de travail prévoit la levée de cette clause moyennant le respect d'un délai, votre employeur à tout a fait le droit de la lever dans le repect des modalités prévues au contrat, dans le cas contraire (si rien n'est prévu au contrat pour la levée de cette clause) il doit vous la régler.

Répondre à dédette

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chipie, le 26 fév 2008 à 20:00:05

J'ai moi aussi dans mon contrat une clause de non concurrence. De plus, il est stipulé : "la société se réserve le droit de renoncer à l'application de cette clause, sous réserve d'en informer le collaborateur par écrit, à compter de la date de notification de la rupture de son contrat de travail, et avant le terme de son préavis".

Cela veut-il dire que mon employeur peut lever la clause sans mon accord ?

En sachant que j'ai donné ma démission, j'aurais souhaité que la clause s'applique afin que je perçoive les indémnités financières...

Répondre à chipie

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maxou, le 2 oct 2008 à 20:29:00

Bonjour Chipie.

Je suis aujourd'hui exactement dans le meme cas que vous, lorque vous avez posé cette question.
Quand est il aujourd'hui ??
Avez vous percu vos indemnitées ??

merci de votre réponse.

maxou

Répondre à maxou

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adrien, le 20 mai 2008 à 11:17:24

Bonjour,

je me suis fais licencié en février 2008, j'ai trouvé un nouvel emploie que je commence en juin, mais j'ai une clause de non concurrence de mon ancien employeur, car la ou je vais c'est un concurrent a 100m de lui!
je me suis renseigner, sur le contrat il n'est pas ecrit qu il doit me verser de contrepartie financière, et quand je suis partie en février il ma rien donner pour la clause!
est ce que le clause est valide ou pas, est si elle est nulle, dois je envoyer un AR a mon ancienne employeur opur dénoncer que la clause est nulle, afin de me couvrir??

Répondre à adrien

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brunnaux, le 21 mai 2008 à 10:54:28

Salut Adrien,

Si ton départ de l'entreprise est due à un licenciement, la clause de non-concurrence s'annule automatiquement. Cette clause est valide seulement en cas de démission du salarié.
Cependant, il ne fait pas confondre "clause de non concurrence" et "sercret professionel". Une clause de non concurrence est toujours lié à une durée et une contre-partie financière.

Du coup, n'envoies pas de courrier AR à ton ancien employeur. Qui plus est, tu as été débauché en février et quel joie de retrouver du travail !!!

Répondre à brunnaux

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prince of persia, le 21 mai 2008 à 11:21:35

Brunnaux
Il faut arrêter de dire n'importe quoi sur des sujets que tu ne maîtrises pas.
Les clauses de non-concurrence sont valables aussi bien en cas de démission qu'en cas de licenciement.
Dans le cas d'Adrien, la clause ne prévoit pas de contrepartie financière. La clause est donc nulle.
Il n'a effectivement rien à faire vis-à-vis de son ancien employeur.
Il doit en revanche signaler à son nouvel employeur l'existence de cette clause, tout en soulignant le fait qu'elle est nulle, car dépourvue de contrepartie financière.
Le fait pour un salarié de cacher l'existence d'une clause de non-concurrence à son nouvel employeur est constitutif d'une faute grave.

Répondre à prince of persia

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brunnaux, le 21 mai 2008 à 16:11:59

Ma chère princesse...
Je crains alors n'être pas le seul à maîtriser le sujet. Je ne travaille pas dans le domaine du droit du travail mais il est bien stipulé sur le code du tavail que :
"(...) la clause de non-concurrence ne produira pas ses effets pendant la période d'essai, en cas de licenciement par l'employeur sans motif grave (...)"
Si c'est un licenciement pour motif économique, cela veut certainement dire que l'entreprise est sur la fin de ses jours.

Qui plus est, puisqu'il n'y a pas de contrepartie financière comme nous le dit Adrien, elle est donc illicite et ne s'applique pas.
Explique donc moi l'intérêt d'en parler à son nouvel employeur ??? Si c'est juste pour taper la discussion alors désolé mais ça servira à rien... Ou alors ça peut insiter son nouvel employeur à en inclure une dans son contrat de travail alors qu'il n'y avait pas pensé ! Pensez-vous que c'est une bonne idée. Moi non !!!

Enfin, les textes de lois sur la clause de non concurrence ont évolué depuis 2002...

Répondre à brunnaux

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Léo, le 18 jan 2009 à 13:59:57

Bonjour Brunnaux,

Peux-tu nous donner le numéro d'article du Code du Travail que tu as cité: "(...) la clause de non-concurrence ne produira pas ses effets pendant la période d'essai, en cas de licenciement par l'employeur sans motif grave (...)" .
Je ne l'ai pas trouvé sur http://www.legifrance.gouv.fr/.
Léo

Répondre à Léo

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willy, le 23 jui 2008 à 18:56:46

Bonjour,
J'ai décidé de démissionner vendredi dernier de la société dans laquelle j'étais.
Le problème est que j'ai en vue un poste similaire proche de celui où je travaille, et j'ai une clause de non-concurence qui s'étale sur un an, avec une compensation financière de 20% de la moyenne des trois dernières paye en brut.
Je suis resté que 5 mois dans cette société, et je trouve cette clause un peu abusive.
J'ai appelé mon conseiller juridique qui me dit que si j'envoie un recommandé AR,dans un délai de quinze jours après la démission, je serai dégagé de la clause, et l'inspection du travail me dit que ca ne me dégage pas de la clause!!!
Je ne comprends plus rien et suis assez préssé sachant que je pars le 14 août et que je recommence le 1er septembre, j'ai peur de me retrouver le bec dans l'eau!
1-Si je démissionne et que je ne travaille pas sur le secteur géographique, vais-je toucher mes indémnités?
2-Avez vous un modèle de lettre pour renoncer à ma clause?
3-Que me conseillez vous?
Merci d'avance pour les réponses.
A+

Répondre à willy

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bamby, le 26 jan 2009 à 17:56:37

Regardez dans votre code du travail 2008, edition dalloz jurisprudence 153 de l'art L1221-1:
"(...) dès lors qu'elle est rédigée en termes généraux, la clause de non concurrence s'applique quelque soit la cause de la rupture du contrat (chambre sociale 24 Janvier 1974) (...) "
que l'extinction de votre contrat de travail soit une démission, un licenciement, un départ à la retraite etc..., la clause de non concurrence s'applique, et vous pouvez toucher les indemnités. Si aucune indemnité n'est prévue, alors la clause de non concurrence ne s'applique pas, et vous êtes libre d'exercer votre profession sans aucune entrave.

Répondre à bamby

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 Byzoux, le 16 nov 2009 à 21:45:22

Attention :

si la clause de comporte pas de contre partie financière, elle "abusive" mais pas nulle de fait !!! Il faut d'abord aller devant les juges pour faire reconnaitre cette nullité et donc respecter la clause tant que le jugement définitif n'est pas prononcé ! (on ne peut pas se faire justice soit-même)

ensuite, dès que la nullité a été reconnue par les juges, on peut intenter une action contre l'employeur pour avoir respecter une clause abusive.

Cette action en nullité n'a de sens que si l'on souhaite qu'elle soit supprimée pour redevenir libre de travailler chez un concurrent. Si l'on veux au contraire se la faire payer ... on demande simplement aux juges de fixer le montant de la contre partie (ils s'appuieront sur la convention collective ou sur les moyennes pratiquées dans la même activité)

Donc, en résumé : on ne peut pas décider soit-^même que la clause est nulle.
A contrario, l'action en nullité est du seul ressort du salarié (un employeur ne peut pas ne pas payer une clause qu'il considèrerait comme étant nulle)

Répondre à Byzoux

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depassage, le 29 mar 2009 à 11:13:51

Je suis sidéré des informations données ici par des gens totalement incompétents en droit du travail. En effet la jurisprudence est claire : la clause de non concurrence joue aussi pendant la periode d'essai, sauf si le contrat dit explicitement le contraire.

Répondre à depassage

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alain, le 2 avr 2009 à 14:24:41

Bonjour,
Pour ma part je suis parti avec une rupture conventionnelle (rupture amiable : nouveau code du travail). J'avais une clause de non concurrence dans mon contrat avec une compensation financière prévue de 3 mois de salaires. Hors cette somme ne m'a jamais été versée par mon ancien employeur. Clause valable ou pas ?
Aujourd'hui, je suis à la concurrence et mon ancien employeur me fait de l'intimidation sur le sujet. Que dois-je faire ???
Merci de vos réponses

Répondre à alain

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Mysterion, le 27 avr 2009 à 14:20:59

A Alain :

S'il s'est écoulé un certain délai depuis la notification de votre départ, je crois qu'on peut considérer que votre employeur a renoncé à la clause. Y a-t-il une précision sur ce délai dans votre contrat ? Dans le cas contraire, il est à l'appréciation des juges, en fonction de votre poste, généralement de 1 à 2 mois : http://www.journaldunet.com/...
Si vous êtes au delà de ce délai, je pense que le mieux est de le notifier à votre ancien employeur par LRAR. Dans le cas contraire, je tenterais plutôt une négociation pour faire annuler cette clause, par un avenant au contrat.

Répondre à Mysterion

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Byzoux, le 5 aoû 2009 à 19:53:21
  • +5

J'ai beaucoup travaillé ce sujet et gagné mes procédures.

Pour être valable, la clause doit être limité dans le temps, dans l'espace géographique et être assortie d'une contre partie financière. S'il manque un de ces éléments, la clause est nulle, MAIS ce n'est pas à l'employé de décréter qu'elle est nulle. Il doit le faire constater par les juges, donc, après démission ou licenciement, il doit respecter la clause tant que les juges ne se sont pas prononcé.

Toutefois, l'employeur ne peut jamais décréter qu'une clause est nulle pour éviter de payer la contre partie. Seul le salarier peut faire cette demande en nullité. (s'il veut éxercer dchez un concurrent par exemple)

Si le contrat de travail ou la CC le prévoit, l'employeur peut lever la clause dans un délai soit indiqué, soit dans un délai "raisonnable" qui est d'un mois (par jurisprudence). Si l'employeur n'a pas levé la clause et que le salarié l'a respectée, l'employeur doit verser la contrepartie financière en totalité. Si la contrepartie financière n'est pas définie, il faut la faire calculer par les juges et s'appuyant sur ce qui se pratique habituellement pour ce poste et ce secteur d'activité: Exemple, un commercial, ça peut aller jusqu'à 50% des sommes mensuelles perçues pendant toute la durée de la clause (par exemple 2 ans).

La contrepartie nettement insuffisante (genre 1 # par mois ...) peut facilement être contestée.

Si l'employeur le prévoit dans le contrat ou si c'est prévu dans la CC et que l'employeur lève la clause dans les délais prévus ou dans le mois qui suit la rupture (date de réception de la lettre de démission par exemple et non pas fin du préavis ...), l'employeur ne doit rien verser mais le salarier peut librement exercer chez un concurrent. S'il ne respecte pas ce délai, il ne peut plus lever la clause et doit obligatoirement payer l'ensemble initialement prévu, tant que le salarier respect la clause.

Si l'employé exerce chez un concurrent avant que la clause ne soit levée, l'employeur peut demander des dommages et intérêts.

Si la clause est reconnue étant nulle par les juges (et que l'employé préfère qu'elle soit reconnue nulle pour éxercer chez un concurrent), il peut aussi demander un dédommagement à son ancien employeur pour avoir respecter une clause qui était finalement nulle.

voilà en vrac, suite à une multitude de jurisprudences.

cordialement

Répondre à Byzoux

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niamala, le 14 oct 2009 à 17:14:11

Bonjour,

Je me permets de vous écrire car vous semblez bien renseigné, et qu'en dépit du fait que j'ai lu une bonne partie des messages postés sur ce forum ou d'autres, et que j'ai effectué de multiples recherches quant à mon problème, je ne parviens pas à le résoudre, car il s'agit d'un cas précis qui visiblement n'a pas posé de problèmes aux autres !!

En fait, il se trouve que j'ai demissionné en mai 2009 et ai donc quitté en juin mon précédent poste, préavis pendant lequel ma clause de non concurrence n'a pas été levée. Celle-ci est de 18 mois et s'applique en france, et il est dit dans mon contrat de travail que le versement de la contrepartie financière s'arrete à partir du moment où l'employé retrouve du travail et n'est plus au chomage. J'ai donc reçu pour la fin de mois du juin, et les mois de juillet et aout, la contrepartie financière de ma clause de NC, soit 1/3 de mon ancien salaire par mois.

Or, au mois d'aout, un des anciens employés de la société a fait joué un contact personnel à lui travaillant à l'ursaff afin de me retrouver et de savoir dans quelle entreprise je travaillais désormais. Il se trouve donc que je ne suis plus au chomage, et j'ai de surcroit respecté la clause de NC, et qu'il ne peuvent donc pas m'attaquer pour non respect de la clause.

Mais j'ai néanmoins quelques questions auxquelles je souhaiterais que vous m'aidiez à répondre :

1- un employeur a t'il le droit de faire jouer un contact personnel de l'ursaff (ami) pour connaitre l'entreprise dans laquelle travaille un ancien salarié (car en outre, j'ai cru comprendre que si jamais il y avait non respect de la clause de NC, c'était à l'employeur de prouver qu'il y avait eu non respect de la clause et non pas à l'employé de prouver qu'il la respectait bien)... Pour résumer, je me demande si cette pratique est légale.

2- un employeur a t'il le droit d'arreter le versement de la clause de NC à partir du moment où l'employé retrouve un travail ?? rappelons que ceci était inscrit sur mon contrat de travail (arret du versement de la contrepartie financière dès que l'employé aura retrouvé un travail)...

3- peut-on considérer que la clause devient donc non valable puisque les 4 conditions simultanées ne sont plus respectées (pas de versement de contrepartie financière) ?

4- puis-je écrire à mon ancien employeur pour lui faire savoir que la clause n'est plus valable puisqu'il ne verse plus de contrepartie et qu'il n'a pas fait levé la clause dans le délai légal d'un mois à compter de la réception de ma lettre de démission ??

Je vous serais très reconnaissant de bien vouloir m'aider à résoudre mon problème, et vous remercie beaucoup de votre réponse.

Cordialement.

Répondre à niamala

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Byzoux, le 16 nov 2009 à 21:24:08

Votre employeur semble être particulièrement habille mais sa formulation qui consiste à interrompre le paiement dans le cas où vous retrouvez un emploi est à première vue une clause abusive et il n'y aurais pas beaucoup de difficultés à la faire considérer comme telle aux juges des Prud'Hommes. Toutefois, votre cas étant très particulier, je ne peux vous l'affirmer sans avoir avant rechercher les jurisprudences à ce sujet. A priori, cette clause étant abusive, si vous décidez de demander la poursuite d u paiement de la clause, vous gagneriez. La contrepartie étant une compensation financière engendrée par la clause et non un pécule ayant pour objet de remplacer un salaire ... sa clause est abusive.

Il est à noter que dans certaines conventions collectives (cadres de la mettalurgie par exemple, en cas de licenciement, la contre partie est majorée tant que le cadre n'a pas retrouvé d'emploi, mais nous ne sommes pas dans ce cas).

Ensuite, en ce qui concerne la nullité de la clause, ça n'a de sens que si vous, souhaitiez entrer au service d'une entreprise concurrente. Vous n'auriez aucun mal à faire reconnaitre cette nullité devant les Prud'hommes, mais ce n'est en aucun cas à vous de décider seul de cette nullité.

Ce cas est particulièrement tordu, mais je pense que votre employeur n'est pas dans ses droits. Je me penche dessus et reviens vers vous. Il faudrait que vous m'indiquiez de quelle convention collective vous relevez. si la convention collective ne fixe pas de limite au paiement de la clause, sachant que l'on prend toujours le texte le plus favorable pour le salarié ... ça simplifierait notre tache.

NB: en ce qui concerne l'ami de l'Urssaf ... même si celà vous parait mesquin ... il n'y a pas grand chose à faire et de toutes façons, votre ancien employeur est en droit de vérifier que vous respectiez la clause ... il eut été plus simple pour lui de vous demander ... mais bon ... c'est peut-être aussi une manoeuvre destinée à vous destabiliser ...

Répondre à Byzoux

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CHUP, le 19 oct 2009 à 17:21:16
  • +1

Bonjour,

Je souhaiterai savoir si vous êtes bien sur que la levée de la clause de non concurrence par l'employeur pour ne pas avoir à verser les indemnités est valide si elle est envoyée dans le temps prévus à compté de la remise de la lettre de démission et non de la fin du préavis ?

Cela changerait la donne pour moi car je suis dans ce cas là. Mon employeur a attendu d'être sur que je n'allais pas chez un concurrent pour la lever ( 1 mois et 10 jours après la réception de ma lettre de démission et 10 jours après la fin de mon préavis).

Si oui, dois je obligatoirement passer par un avocat pour le faire valoir ?

Répondre à CHUP

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Byzoux, le 16 nov 2009 à 20:48:58

Sauf spécification contraire dans la convention collective ou dans votre contrat de travail, le délai pour lever la clause part du jour de la rupture du contrat de travail, c'est à dire le jour où votre employeur à reçu votre lettre de démission ou le jour ou vous avez vous-même reçu votre lettre de licenciement, ou le jour de la fin de votre CDD et ceci, quelle que soit la durée du préavis et que vous l'ayez effectué ou non. . Dans certains cas (plus difficile à défendre), on peut même considérer que si vous avez signifié votre volonté de démissionner verbalement à votre employeur, on prend cette date comme référence.

Ce délai cours en incluant les jours ferriers, les WeeK end etc, qui ne doivent donc pas être déduits.(ex: si le délai est de 7 jours et que votre employeur a eut connaissance de votre démission le lundi, il doit lever la clause par écris avec AR reçu chez vous pour le lundi suivant au plus tard)

Si la convention collective et/ou le contrat indique une autre date pour le point de départ ou le calcul du délai, ça peut aussi être contesté grâce aux jurisprudences.

La meilleure démarche, c'est de faire valoir vos droit au prêt du conseil des Prud'Hommes. soit vous montez le dossier seul, soit vous vous faites accompagné par un délégué syndical (il suffit de s'inscrire au syndicat (cotisation)) Le syndicat prendra environ 10% des sommes perçues et ne demande rien an cas d'échec. Mais attention, les conseillers syndicaux sont bénévoles et parfois les choses trainent en longueur et au final c'est vous qui faites tout ...

Répondre à Byzoux

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Byzoux, le 16 nov 2009 à 21:31:16

J'ajoute que si, ni la convention collective, ni le contra de travail ne fixe de délai pour lever la clause, les juges considèrement par jurisprudence que le délai "raisonable" est d'un mois.

Il faut aussi vérifier si la convention collective et/ou le contra de travail stipule bien que "l'employeur se réserve le droit de lever la clause" . Dans le cas contraire, le problème est encore plus simple ... la clause ne peut être levée sans votre accord et donc elle est due de toutes manière EN TOTALITE, pour toute la durée initialement prévue.

Répondre à Byzoux

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lily, le 16 nov 2009 à 18:15:49

Bonjour, je sors d'un CDD d'un an dont le contrat était assorti d'une clause de non-concurrence d'un an en contrepartie d'indemnités financières. L'entreprise bénéficiait d'un délai de 8 jours à l'issue de mon contrat pour dénoncer la clause. Le contrat est terminé depuis 1mois et 3 semaines et l'entreprise souhaite seulement aujourd'hui annuler cette clause. Pour moi elle est financièrement intéressante et je préfèrerais donc qu'elle soit maintenue.
L'entreprise argue qu'étant en CDD, il y a eu une erreur et que je n'aurais pas du être soumise à cette clause, et donc que ça ne les "gêne pas" de lever la clause! en ont-ils le droit ? que puis-je faire pour que la clause soit aplliquée et les indemnités versées?
Merci d'avance

Répondre à lily

24

Byzoux, le 16 nov 2009 à 20:58:59

A partir du moment où le délai est passé, ils ne peuvent plus revenir en arrière.
Les juges considèrent que ce délai est de "rigueur", donc même s'il est dépassé d'une journée pour quelle que raison que ce soit, la contrepartie est due en totalité.

Donc, soit ils vous paient mensuellement, sans autre forme de procés jusqu'à la fin de la clause, soit, s'ils ne vous paie plus et vous leur faites parvenir dans ce cas un courrier recommandé à la fin du premier mois non payé, afin qu'ils vous signifient par écrit la raison du non paiement.

Ensuite, vous allez aux prud'hommes et vous intentez une action pour "levée tardive de la clause de non-concurrence" vous gagnez à tous les coups. Celà, d'autant plus qu'il vous on déjà payé au moins une fois, c'est donc qu'ils reconnaissent que la clause s'applique bien à vous d'autant que c'est certainement indiqué dans votre contrat de travail).

L'idéal serait de me faire parvenir le texte exact de votre clause sur le contrar de travail, ainsi que la convention collective dont vous relevez.

attention à bien respecter cette clause si vous souhaitez continuer à faire valoir vos droits.

Répondre à Byzoux

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LL, le 9 aoû 2009 à 17:17:59

Bonjour

j'ai demissioné en decembre 2008 ou j'avais un statut de VRP, depuis janvier 2009 je me suis mise a mon compte.
dans le contrat de travail j'avais une clause de loyauté qui stipulé que je ne doit pas solliciter directement ou indirectement la clientele de la société, de plus je suis interdite d'exercer une activité qui puisse faire concurrence.

quels sont les risques que j'en cours si j'enfreindre la clause de loyauté sacant que lors de la rupture de ce contrat je n'ai percu aucune indemnité concernant cette clause.
quelle est la difference avec la clause de loyauté et celle de la non concurence ? joue t il avec les mots ?

Répondre à LL

18

Byzoux, le 9 aoû 2009 à 20:34:11

A mon sens, la clause de loyauté ne s'éxerce exclusivement durant l'exécution du contrat de travail. Elle empèche le salarier de détourner de la clientèle au profit d'un concurrent. Même si elle n'est pas précisés au contrta de travail, c'est une clause "morale" qui est de toutes façons implicite. Cette clause n'a plus cours après rupture du contrat de travail et n'a donc aucune valeur juridique, sauf pendant que tu est encore dans l'entreprise. Seule la clause de non-concurrence, qui elle au contraire prend effet après la rupture (date de réception de la lettre de démission) est légale. elle doit pour être applicable être limitée dans le temps (ex: 2 ans) et dans l'espace (ex: moitié Nord de la France ou à moins de 100 km etc), ne pas empécher le salarier d'éxercer une activité (pour les métiers très spécialisés par exemple) et être assortie d'une contre partie financière.(exemple : 30% du salaire mensuel pendant toute la durée).

Tu dis que tu as une clause de loyauté ET une clause de non-concurence. (ce qui est parfaitement possible)

Quels sont les termes exacts du contrat à ce sujet ?

Répondre à Byzoux

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Byzoux, le 9 aoû 2009 à 21:22:43

J'ajoutes, que le statut de VRP est très bien encadré (si tu étais vraiment régis sous un contrat de VRP) jette un coup d'eoil dans la convention collective des VRP.

En tout état de cause, quelle que soit la convention collective, si les conditions d'application du contrta de travail entre en contradiction avec la CC applicable, c'est toujours les termes les plus avantageux pour le salarié qui s'appliquent de droit.

J'attends que tu me donne le texte éxacte de la clause de "Loyauté" et de la clause de non-concurrence, ainsi que la code d'activité de ton ancienne entreprise et/ou la conventin collective appliquée par cette entreprise (figurant au contrat et/ou sur le bulletin de salaire).

Avec ces éléments, je pourrais te guider, mais tout dépendra de ce que tu souhaites faire : soit te faire payer la contre partie, soit faire lever la clause (car en l'absence de levée de la part de l'employeur dans les délais légaux (CC ou contrat, ou jurisprudence), en l'anbsence de contre partie financière ou de clause abusive, c'est au salarier et uniquement à lui de demander soit l'un, soit l'autre (paiement ou levée de la clause pour nullité).

Répondre à Byzoux