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Droit de retour / Héritier Réservataire

Dernière réponse le 28 mai 2009 à 23:35:02 Veuf_32ans, le 27 mai 2008 à 20:53:46 
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Marié en 2005, veuf depuis 2007. Ma femme et moi étions sous le régime matrimonial par défaut (communauté des biens réduite aux acquêts). Je n'ai pas d'enfant.
Mes beaux parents ont effectué en 2000 une donation partage anticipée en faveur de ma femme et de son frère. Il y figure un droit de retour en cas de décès d'un des enfants.
J'ai entendu dire que la législation passée en vigueur le 1er janvier 2007 ou 2008 me désigne comme héritier réservataire et qu'à ce titre, le droit légal primerai sur le droit conventionnel, en clair: que ce bien en donation partage ne peut en vérité pas être absent de la succession.
La problématique que je soulève joue sur les différences d'interprétation mais il semble bien que rien ne prouve que je ne puisse pas hériter en partie du bien de la donation.
Pouvez-vous me le confirmer et me renseigner sur les textes de référence en ce domaine?
Merci d'avance

Meilleures réponses pour « Droit de retour / Héritier Réservataire » dans :
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Berna65, le 28 mai 2008 à 10:01:22

Bonjour,
Si la donation comprend la clause de droit de retour, le bien donné réintègre le patrimoine du donateur au décès du bénéficiaire et ne fait pas partie de la succession de ce dernier (s’il l’a transmis par testament, le legs n’est pas exécuté).
Art 758-5 code civil.

http://www.legifrance.gouv.fr/...
Cordialement.

Répondre à Berna65

2

Veuf_32ans, le 28 mai 2008 à 23:26:12

Excusez moi d’insister mais le réflexe des personnes à première vue est très souvent de me dire que le droit de retour s’applique.
N’y a-t-il pas pourtant dans les lois passées ces deux dernières années un nouveau principe qui primerai sur ce qui a pu être rédigé sur papier quelques années auparavant?
Merci bien

Répondre à Veuf_32ans

3

Bucéphale, le 28 mai 2008 à 23:45:06
  • +2

Bonjour,

Pour vous répondre, il est indispensable de connaître la teneur de cette clause de retour conventionnel, en principe, en pratique notariale, il est d'usage d'ajouter, que le retour conventionnel ne fait pas obstacle à des donations entre époux en usufruit. (c'est un point important à connaître)

Ceci dit, la donation a été dressée a une époque, où la loi n'avait pas encore été modifiée, et la loi n'a pas d'effet rétroactif, elle ne remonte pas dans le temps, sauf d'être devin, mais c'est pas une qualité exigée pour être notaire

D'une manière générale, les biens faisant l'objet d'un retour conventionnel, n'entrent pas dans l'actif de succession.

Dans ce cas, il y a la succession ordinaire et la succession dite anomale (bien provenant du retour conventionnel), ces biens réintégrant le patrimoine des ascendants donateurs, ils ne supportent pas de droit de succession.

Ceci dit, la modification de l'article 952 du Code civil, précise bien :

L'effet du droit de retour est de résoudre toutes les aliénations des biens et des droits donnés, et de faire revenir ces biens et droits au donateur, libres de toutes charges et hypothèques, exception l'hypothèque légale des époux si les autres biens de l'époux donataire ne suffisent pas à l'accomplissement de ce retour et que la donation a été faite par le contrat de mariage dont résultent ces charges et hypothèques.

Pour la succession dite ordinaire, les droits du conjoint survivant ont été augmentés à la suite de la loi du 3 décembre 2001, entrée en vigueur après le 1er juillet 2002, mais ce renforcement des droits du conjoint survivants ne peut concerner que les biens "ordinaires" et aucune manière les biens touchés par le retour conventionnel "succession anomale", on parle de succession anomale car il s'agit d'une anomalie de la succession.

Précédemment, il existait le retour légal, (article 747 du Code civil) qui a été supprimé par la loi du 3 janvier 1972, mais ce retour légal existe toujours pour les donations dressées AVANT l'entrée en vigueur de la loi du 3 janvier 1972.

Voilà, ces points bien précisés,

Répondre à Bucéphale

5

monocephale, le 5 mar 2009 à 15:54:41
  • +2

Bonjour, je suis confronté à un problème identique à la différence que le bien( un portefeuille de titres ) a été donné avec droit de retour mais sans interdiction d'aliéner. Or, il se trouve qu'après la donation, une partie du portefeuille donné à été investie par ma defunte épouse en assurance vie dont je suis l'un des bénéficiaires.
Puis-je hériter sans problème cette assurance-vie ?

Répondre à monocephale

6

Berna65, le 5 mar 2009 à 16:24:36
  • +1

Bonjour,
Le droit de retour a pour effet d'annuler toutes les cessions (vente, donation, échange, apport à une société) dont le ou les biens donnés ont pu faire l'objet. Tout se passe comme si la donation n'était jamais intervenue (sauf renonciation du donateur à exercer son droit de retour).
Alors, sauf avis contraire, je ne pense pas que vous puissiez prétendre à cette assurance-vie.
Cordialement.

Répondre à Berna65

7

 lonot, le 28 mai 2009 à 23:35:02

Bonjour,
Les nouvelles dispositions concernent le droit de retour LEGAL des père et mère, dans l'hypothèse d'une absence de droit de retour CONVENTIONNEL dans l'acte de donation (ou de renonciation ultérieure à ce droit).
Dans votre cas, le droit de retour conventionnel s'applique automatiquement, et le bien n'est censé nêtr jamais entré dans le patrimoine de votre défunte épouse.
Si aucune clause de droit de retour n'avait été prévu dans l'acte le retour légal (nouvelles dispositions) s'appliquerait et dans ce cas la quote-part qui retournerait dans le patrimoine des donateurs serait fonction d'une interprétation des textes (divergence doctrinale) et de l'actif successoral, vous auriez pu conserver une quote part du bien.
Cdt

Répondre à lonot

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Veuf_32ans, le 4 jun 2008 à 22:45:46

J'ai eu des précisions: la personne qui me maintient le contraire s'appuie sur le texte de la nouvelle loi sur la réforme des successions du 23 juin 2006 application janvier 2007 Art 738-2 du nouveau code civil.
Est-ce que cela vous parle?
Merci bien
Cdlt

Répondre à Veuf_32ans