| 9 EXPERT, le 27 jui 2009 à 02:23:26C'est incroyable le nombre de .... qu'on peut lire dans les forums !
La réponse est simplissime :
ce sont 2 NOTIONS différentes répondant à des définitions différentes. Donc non comparables ou assimilables.
La superficie de lot de COPROPRIETE (Carrez) est TOUJOURS adossée au REGLEMENT DE COPROPRIETE et fait appel à la NOTION de plancher (au sens de structure séparant deux niveaux) clos couvert : ici la superficie de caves, loggias, combles, etc (puisque clos couvert) fait partie de la superficie.
La superficie habitable fait appel à la NOTION de pièce de vie ou de service circonscrite au logement lui même et exclue les surfaces annexes de type loggia, cave, combles, etc. et s'applique à tout logement en copropriété ou non.
Si la question qui se pose est de savoir s'il convient de faire métrer par un expert : la réponse est OUI.
Pourquoi ?
-Les pièges sont nombreux et les mesures à prendre varient selon le contexte légal.
-Les techniques de mesures ont évolué et le relevé dont vous disposez peut être inexact.
-Un métrage est valable au jour de l'acte et pour le donneur d'ordre qui l'a commandé. il n'est pas cessible ou reproductible (lors de votre achat le vendeur à fourni un constat de superficie en son nom. quand vous revendez c'est en votre nom donc en vous engageant personnellement que vous communiquez l'information et vous ne pourrez vous retourner contre celui qui a établi le certificat initial ... votre seule protection est de faire établir un certificat par un expert.
-La superficie que vous indiquez (quel que soit le contexte : vente ou location, et quelque soit son appellation : habitable ou Carrez), vous est opposable donc passible de sanction par un tribunal et proportionnelle à la moindre mesure.
-Le coût d'un métrage est toujours inférieur au risque encouru.
Exemple ; erreur de 5 m² sur un logement de 70m² dont le prix est de 210000€ soit 3000€/m² : la sanction sera une révision de prix de 15000€ + frais de justice et d'avocats
Pour la location, le locataire peut invoquer une superficie erronée pour faire consigner les loyers et demander une révision de loyer qui est rétroactive puisque modifiant le contrat de bail ... les procédures sont longues et les locataires très protégés.
... la perte cumulé peut atteindre des sommes astronomiques comparativement au prix du métré qui vous couvre devant la justice ... s'il y a erreur ce n'est pas vous qui l'avez faite !
Mon conseil : ne jouez pas aux apprentis sorciers ... les experts effectuent de plus en plus en plus de prestations pour le compte d'acquéreurs ou de locataires en vue d'action en justice.
Faire appel à un expert vous couvre d'éventuelles poursuites : Il est formé, outillé et assuré pour ça !
Vous pouvez demander toute info complémentaire sur le site de l'association ONEDI : www.onedi.org (le site est en évolution mais le formulaire de demande fonctionne)
Espérant avoir contribué à dissiper quelques malentendus. Répondre à EXPERT | 11 Jordan23, le 4 aoû 2009 à 13:48:26@EXPERT au sujet de la différence entre la surface annoncée et la surface réelle (dans le cadre d'une location)
J'ai bien compris la démarche d'expertise que vous préconisez avant d'attaquer le bailleur et / ou l'agence, mais sur quelle base juridique s'il s'agit d'un bail de location antérieur à la Loi Boutin ? Avant cette loi aucune obligation pour le bailleur d'indiquer la surface de l'appartement.
Par contre, il existe quand même des parades juridiques par rapport à la publicité mensongère en application du code de la consommation, art. L.121-1, y compris pour les particuliers. En réponse au fait que lorsque le locataire signe le bail et signe l'état des lieux, il accepte la location de l'appartement telle que définie dans le bail, y compris la surface même si elle est erronée ou mensongère, ne pas oublier que tout contrat suppose un consentement mutuel qui ne peut être vicié par l'une ou l'autre des parties (articles 1108 et 1109 du code civil). Enfin, le fait d'avoir une surface annoncée supérieure à la surface réelle peut entraîner un préjudice du fait du paiement excessif d'impôts locaux.
En-dehors de ces cas de figure, quelle base juridique à votre avis permet d'attaquer le bailleur si le bail est antérieur à la Loi Boutin ?
Je suis d'autant plus intéressé par la question que j'occupe un F2 annoncé à 50m² alors qu'il n'en fait que 33. Et encore, dans les 33 je compte le coin cuisine (séparé de la pièce principale) et la salle de bain. En surface habitable je suis à 26,5m². Donc, j'envisage d'engager une procédure pour faire réviser le loyer à la baisse, y compris de manière rétroactive, mais à mon avis ce n'est pas gagné d'avance.
Si vous avez d'autres éléments de réponse, juridiques notamment, je suis preneur.
Merci. Répondre à Jordan23 | 12 EXPERT, le 4 aoû 2009 à 15:18:36Effectivement, si la date de signature du bail est antérieure à la Loi Boutin ... peu de chance de faire réviser le loyer.
Quand à la publicité mensongère : avez vous conservé l'annonce c'est à dire le support pub. lui seul peut être mis en cause.
Les impots locaux sont calculés sur la base de la surface cadastrale brute et non de la SHAB donc sans incidence.
Issue possible : annulation de bail.
Tout commence par un relevé métré de votre F2 afin de déterminer :
1- la SHAB
2- la superficie Carrez (si le logement est en copro)
Rappel : elles sont différentes dans leurs définitions., même si le résultat peut parfois être identique.
Votre bail précise le bien loué par ses caractéristiques intrinsèques : adresse, étage, références cadastrales (section, parcelle, lot) etc. et bien sur sa superficie.
Si une caractéristique est différente c'est la preuve que le bien objet du bail n'est pas celui qui vous est fourni Exemple :
vous avez signé un bon de commande pour une :
1-Renault
2-Clio
3-Diesel
4-année modèle 2006
5- affichant 120650 kms au compteur.
6- intérieur beige
7- livraison le 20/07/2009
on vous livre :
1-Renault
2-Clio
3-Diesel
4-année modèle 2006
5- affichant 120650 kms au compteur.
6- intérieur gris
7- livraison le 20/07/2009
Le 20/07/2009, le produit livré n'est pas le produit commandé le bon de commande avec livraison au 20/07/2009 ne peut être honoré, le bon de commande est nul du fait du fournisseur.
Idem pour un logement :
si vous apportez la preuve (métrage par expert) qu'une des caractéristiques ne correspond pas au produit commandé (bail) du fait du fournisseur le bon de commande (bail) est nul.
Vous pouvez demander :
1- au bailleur de vous fournir un logement correspondant aux caractéristiques que vous avez commandé et de vous dédommager pour la période où le produit fourni ne correspondait pas au produit commandé (s'il s'est trompé ce n'est tout de même pas de votre faute !!!)
2- au juge d'annuler cet acte (bon de commande ou bail) et de vous rembourser les sommes versées pour un produit que vous n'avez pas commandé.
Bonne bourre ! Répondre à EXPERT | 13 Jordan23, le 4 aoû 2009 à 15:49:14Merci pour les infos.
N'ayant pas conservé l'annonce, il ne me resterait que la demande de résiliation / résolution judiciaire du bail de location avec demande de dommages et intérêts. (à moins que mon propriétaire accepte un arrangement amiable. Pas évident certes mais j'aurai peut-être l'argument de la dangerosité de l'installation électrique à faire valoir après que le CONSUEL ait fait son diagnostic)
Pour que je sois sûr de ne pas tout mélanger, vous pourriez me refaire un petit topo sur les différents types de surfaces à prendre en compte dans le cadre d'une location d'appartement ? (sachant que sur mon bail il est juste fait mention de "superficie de 50m²" et la liste des pièces de l'appartement, dont cuisine et salle de bain.
Merci Répondre à Jordan23 | 14 EXPERT, le 4 aoû 2009 à 16:23:26Ne vous amusez pas à faire le relevé par vous même :
1- il n'aurait que l'intérêt d'être contestable
2- un expert sait quoi et surtout comment mesurer (une pièce n'est jamais "carrée"), cet expert peut aussi faire un état de l'installation intérieure d'électricité portant sur les points de sécurité du bien loué.
Ainsi, la négo avec votre propriétaire (ou la décision du juge) sera rendue "à dire d'expert".
Au fait, dans quelle région êtes vous ? Répondre à EXPERT | 15 Jordan23, le 4 aoû 2009 à 16:36:41Je suis à Rouen.
S'agissant du diagnostic électrique, j'ai déjà pris rdv pour ce mois-ci, avec un inspecteur du CONSUEL. L'avantage -de ce qu'on m'a dit- est que cet organisme est reconnu comme réellement compétent et indépendant, et que son diagnostic et l'estimation du coût des éventuels travaux à entreprendre ne sera pas taxé de surestimation. Le 2ème avantage est que c'est payable en 10 fois, ce qui n'est pas négligeable vu que ça coûte près de 200€.
Quant au diagnostic immobilier, je ne le ferai faire que si je me dirige vers une procédure judiciaire, ce qui n'est pas encore sûr. J'attends d'avoir discuté avec mon propriétaire pour savoir s'il accepte un arrangement à l'amiable, d'où l'intérêt du diagnostic électrique comme argument à faire valoir dans une éventuelle négociation.
Par rapport à la question du mesurage de la surface par un expert, sachant que sur mon bail la propriétaire a inscrit "superficie de 50m²" sans plus de précision si ce n'est les différentes pièces de l'appartement (incluant cuisine et salle de bains), quelle type de mesurage devrai-je demander à l'expert ? Surface habitable ? Autre ?
Merci Répondre à Jordan23 | 16 EXPERT, le 4 aoû 2009 à 19:17:25Puisque vous êtes en appartement (on va supposer en copro) demandez lui de faire :
un relevé métré pour édition de SHAB + CARREZ
Il suffit que vous invoquiez l'un pour qu'il invoque l'autre au cas elle seraient différentes.
Vous aurez a démontrer que ni l'une ni l'autre ne fait les 50m² annoncés.
Pour info, en appartement le loyer se calcule au m²
Il suffira de faire une règle proportionnelle. Répondre à EXPERT | 17 Jordan23, le 5 aoû 2009 à 08:10:34@EXPERT, j'ai une dernière question à vous poser.
J'ai bien noté ce que vous avez dit sur le parallèle avec la fourniture d'un produit dont l'objet annoncé ne serait pas celui fourni (exemple de la voiture que vous avez pris -toujours dans le cadre d'une location-).
De même, le relevé métré est là pour démontrer justement que la location du produit est viciée par une tromperie sur la marchandise (il ne peut s'agir d'une erreur avec 17m² d'écart, le propriétaire connaissant forcément la surface précise de son appartement lorsqu'il l'a acheté). Ce qui fait que j'ai au final loué un produit annoncé à 8,6€ le m² alors qu'il est en fait loué à 13€ le m². (on divise bien le loyer par la surface c'est ça ?)
Comme argument j'ajouterai l'élément le plus général qui s'applique à tout type de contrat, à savoir le consentement mutuel vicié par un dol manifeste.
Mais la question que je me pose est que, si en soi ces arguments sont tous pertinents, est-ce qu'ils ne tombent pas tous à l'eau du fait de la non-obligation pour le bailleur de mentionner la superficie de l'appartement, ce qui ferait que la superficie qu'il a indiquée ne lui serait pas opposable ? A priori je dirais non car je pense que le fait que le bailleur ne soit pas obligé de mentionné la superficie sur le bail de location ne lui donne pas pour autant le droit de mentionner -volontairement qui plus est- un nombre qui n'est pas le bon. Je pense qu'à partir du moment où il choisit de mentionner le nombre, celui-ci doit être le bon.
Donc, je pense que les arguments que vous m'avez donnés tiennent mais j'avoue avoir un doute du fait que je ne connais pas le texte (ça doit être la loi de 1989 complétée par les décrets de 2000 et 2002) faisant référence à la superficie. Est-ce qu'il existe un passage précis à ce sujet ou bien est-ce juste que l'obligation de mentionner la superficie n'est pas du tout décrite dans le texte ?
Encore une fois merci par avance si vous avez des éléments de réponse. Répondre à Jordan23 |
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