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Loi Financement Sécurité Sociale 2009 Adoptée

Dernière réponse le 20 mar 2009 à 00:36:31 chabert, le 27 nov 2008 à 19:22:55 
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Bonjour,

J'ai entendu tout-à-l'heure sur France-Info que la Loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 venait d'être définitivement adoptée.
Je ne trouve aucune trace de cette information qui m'intéresse au plus haut point car je suis concerné par le fait de pouvoir ou non demander ma petite retraite pour janvier et continuer à travailler chez le même employeur sans attendre le délai de 6 mois qui figurait dans les lois antérieures et qui devait être supprimé dans la loi pour 2009. Atteignant mes 60 ans le 15 janvier, je suis impatient de savoir ce qu'il va advenir de ma petite personne...

Quelqu'un peut-il me donner quelques infos sur l'adoption de cette loi? Merci beaucoup pour vos réponses.

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3

jojo, le 9 déc 2008 à 21:38:48

Dans le texte que je viens de lire l'article 59 autorise le cumul emploi retraite mais ne dit rien sur la suppression de la règle de 6 mois de carence avant de contracter avec l'ancien employeur.

Répondre à jojo

5

chabert, le 10 déc 2008 à 06:53:39
  • +1

Bonjour Jojo,

Oui mais le nouvel article 59 (sur le projet) ne parle plus du délai de carance de 6 mois.

Je vous fais un copier-coller de ce que j'ai trouvé sur le net hier soir:

3 nov. 2008
PARIS (AFP) — Possibilité de travailler jusqu'à 70 ans, cumul emploi-retraite sans plafond et surcote plus attractive: le budget 2009 de la Sécurité sociale, qui sera voté mardi par les députés, contient une batterie de mesures pour inciter les salariés à travailler plus longtemps.
Alors que la France est toujours à la traîne de ses voisins européens pour l'emploi des seniors, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) mise, pour remédier à cette situation, surtout sur l'incitation financière.
Jusqu'ici plafonné, le cumul d'un emploi et d'une pension ne le sera plus à partir du 1er janvier pour les assurés ayant une carrière complète ou plus de 65 ans. Le délai de six mois qui était nécessaire pour un salarié reprenant une activité chez un même employeur est supprimé.

Libéralisation du cumul emploi-retraite
Le cumul emploi-retraite est libéralisé. Trois conditions doivent être remplies : avoir selon les cas de 60 ans à 65 ans, avoir effectué une carrière complète (sinon le cumul est maintenu dans une limite contraignante), avoir liquidé l'ensemble de ses pensions auprès des régimes de retraites obligatoires.
Le PLFSS prévoit la suppression du délai de carence de six mois entre la sortie d'une entreprise et la réembauche. Elle prévoit aussi la suppression du plafond des ressources. En revanche, si les trois conditions en vigueur ne sont pas remplies, les règles actuelles restent valables.

http://www.seniorscopie.com/...

Nous avons un nouveau rendez-vous à la cram ce matin; je vous tiendrai informés de ce qui nous a été dit;

Bonne journée à tous

Chabert

Répondre à chabert

7

berrychon, le 10 déc 2008 à 14:12:34

Merci M. Chabert de vos recherches.
Je cherche à moins d'un mois de l'application de la libéralisation du cumul emploi-retraite les décrets d'application de la LFSS? en vain.
La CNAV avec laquelle je suis en relations ( service contentieux ) me dit qu'il ne faut pas que je croie au Père Noêl ( et pourtant ) car le bénéfice de cette mesure pour les retraités qui veulent bénéficier du régime de totale liberté pour le cumul emploi -retraite ne concernerait que les retraités qui prennent leur retraite à compter du 1 er janvier 2009. Ce serait une discrimination . Mais la personne au bout du fil à la CNAV était très sérieuse, et m'a dit que c'est comme cela que s'appliquaient les modifications règlementaires aux régimes de pension.
Bref, à 20 jours de la nouvelle année, je trouve cela désorientant. Il y a pour moi aussi le régime de l'auto-entrepreneur qui pourrait m'aller mais soeur Anne ne voit pas non plus des décrets venir...

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8

chabert, le 10 déc 2008 à 16:58:05

Bonjour,

je ne peux rien vous dire de plus, si ce n'est que l'an dernier, la Loi de Financcement de la SS pour 2008 a été publiée au J.O le 20 décembre. Il y a donc de grandes chances que ce soit à peu près pareil pour celle de 2009!!!

Bien à vous.

chabert

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chabert, le 10 déc 2008 à 17:38:14

L'article 59 du PROJET pour 2009 prévoit une modification de l'Article L161-22 du Code de la SS (ajout d'un nouvel alinéa après le 3° qui permettra le cumul emploi-retraite et le délai de six mois pour retravailler chez le même employeur serait supprimé).

Par exemple, dans le 1er alinéa de l'article L 161-22, le mot "définitif" est supprimé deux fois.

il faut aller tous les jours voir le JO sur légifrance! Je suis cela de près et, dès que j'ai une info, je la mets sur le forum.

Mais, vous êtes en retraite? si oui, depuis quand?
si non, quand allez-vous y être?

cordialement

chabert

Répondre à chabert

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berrychon, le 10 déc 2008 à 18:32:46

Merci Monsieur Chabert de votre implication. Je suis retraité depuis le 1er janvier 2008. J'ai travaillé en 2009 ( je suis consultant à mes heures) et n'ai jamais pu obtenir de la CNAV la base de la référence qui me permettrait de travailler. En fait je travaillais pour plusieurs employeurs.
Ils n 'ont répondu à aucun de mes courriers. Mon dossier est entre les mains d'une personne au service juridique depuis des mois, et elle est débordée.

Répondre à berrychon

11

chabert, le 10 déc 2008 à 20:07:01

J'ai travaillé en 2009 , me dites-vous: vous êtes en avance (lol)!!!

bonne soirée.

Chabert

Répondre à chabert

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berrychon, le 12 déc 2008 à 07:03:46

Ok 2008, à l'impossible nul n'est tenu...

Répondre à berrychon

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chabert, le 12 déc 2008 à 07:07:55

Il faut de l'humour en ces temps de m...

chabert

Répondre à chabert

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JOJOBAB 44, le 11 déc 2008 à 13:19:24

Bonjour,

j'ai pris ma retraite civile le 1er octobre 2008 et, pour l'instant, je suis touché de plein fouet par l'absurdité réelle et législative du fait de devoir changer d'employeur pendant 6 mois, puis d'y revenir et de pouvoir percevoir la retraite tout en cumulant un emploi jusqu'à un certain plafond de ressources.

J'attends avec impatience la mise en application du cumul emploi-retraite à compter du 1er janvier 2009.

La déclaration du service contentieux de la CRAM me paraît prématurée et inexacte compte tenu des termes de l'article 59 de la loi sur la sécu 2009 car rien ne dit légalement qu'un retraité 2008, voire antérieurement, ne peut cumuler à partir du 1er janvier 2009 sa retraite et un emploi. C'est pour moi une interprétation discriminatoire et je pense qu'il ne faut pas s'arrêter à cet avis "jaloux" et qu'au besoin il faut aller en Justice pour obtenir gain de cause car aucune phrase dans l'article de loi n'en fait mention. La seule restriction est .... à compter du 1er janvier 2009.

Il faudrait éventuellement se grouper pour mettre la Justice en action afin de faire appliquer la Loi stricto-sensu et non se fier à un avis d'une pseudo-spécialiste, fut-elle au contentieux de la CRAM.

Bon courage à toi.

Répondre à JOJOBAB 44

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chabert, le 11 déc 2008 à 18:36:15

Bonsoir, voici ce que nous avons trouvé sur le lien suivant:

http://www.dialogue-social.fr/fr/publication/id-462/publicat­ion.html



"""""- La libéralisation totale du cumul emploi retraite

Les retraités qui le souhaitent pourront reprendre librement une activité dès 60 ans s’ils ont eu une carrière complète et dans tous les cas, à 65 ans, sous réserve d’avoir liquidé l’ensemble de leurs pensions auprès des régimes de retraite obligatoires. Ces nouvelles mesures seront applicables non seulement aux pensions liquidées à compter du 1er janvier 2009 mais aussi à celles liquidées avant cette date. Les règles de cumul actuelles continueront néanmoins de s’appliquer pour les salariés ne respectant pas les conditions précitées.
Ce dispositif sera applicable aux régime général, alignés, des professions libérales, des agriculteurs et des fonctionnaires.""

J'espère que ces infos sont de nature à vous rassurer!!! Il y aurait donc application de rétroactivité de la Loi, ce qui est normal puisqu'elle est favorable au citoyen.

Attendons que la Loi soit publiée au JO (l'an dernier, c'était le 20 décembre!!!).

Cordialement

Chabert

Répondre à chabert

26

mami65, le 14 déc 2008 à 21:06:38

Bonsoir,
Je trouve votre forum par hasard. J'ai 66 ans et 1/2, et 194 trimestres de cotisations.
Si je demande la liquidation de ma retraite au 1er janvier 2009, est-il sur que je puisse continuer à travailler sans que mon employeur puisse me demander de partir ?
Pourrais-je continuer à percevoir mon salaire actuel ?

Merci beaucoup par avance de votre réponse

Répondre à mami65

27

chabert, le 14 déc 2008 à 22:18:32

Bonsoir,

Lisez bien les messages de cette rubrique et vous aurez certainement des informations intéressantes. Voici ce que j'avais répondu à Sophie dont la question ressemble à la votre:

"Tant que la Loi de Financement de la SS 2009 ne sera pas au Journal Officiel (à voir sur le site legifrance.gouv) on ne peut pas prévoir grand'chose. A titre d'info, la dernière (donc celle actuellement en vigueur jusqu'au 31 décembre, a été publiée le 20 décembre 2007).

Pour ce qui est de votre cas, je pense que vous ne pouvez pas obliger votre employeur à vous garder SI vous demandez votre retraite.

Par contre, la nouvelle Loi autorisera les gens à tarvailler jusqu'à 70 ans et là, votre employeur ne peut pas vous forcer à partir à 60 ans (qui reste cependant l'âge légal de départ en retraite pour ceux qui le souhaite).

Si vous souhaitez bénéficier des nouvelles dispositions qui permettront de cumuler retraite et emploi chez le même employeur sans attendre le délai de 6 mois qui va être supprimé, là, je crois qu'il faudra vous entendre avec votre employeur. Mais, faites attention, le cumul sera permis mais dans certaines limites de rémunération. """

Cordialement

Chabert

Répondre à chabert

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mamie, le 26 jan 2009 à 16:09:33

Bonjour! s'il vous plait avez vous qqs nouvelles de l'irec caisse complementaire?est qu'elle va suivre le mouvement de la cram?merci pour la reponse.cordialement.cherrier.christine@wanadoo.fr

Répondre à mamie

4

emil321, le 9 déc 2008 à 22:39:34

Ecriver au deputée

Répondre à emil321

6

chabert, le 10 déc 2008 à 11:53:39

Nous avons eu notre rendez-vous à la cram, mais n'avons pu obtenir aucune autre information. Il nous a été dit de "surveiller sur le net et dans les médias" et que si le délai de carence de 6 mois est bien aboli, l'attestation de cessation d'activité deviendrait caduque.
Donc, affaire à suivre...

Bonne journée à tous.

Chabert

Répondre à chabert

14

anne85, le 11 déc 2008 à 22:38:01

Je viens de découvrir ce forum et je vous remercie de toutes ces recherches.
J'espère que cette loi sera rapidement adoptée!

Pour ma part, j'ai la chance d'être retraitée depuis plusieurs années d'une compagnie aérienne pour laquelle j'ai travaillé presque 30 ans.
en 2007,ayant atteint mes 60 ans j'ai demandé la liquidation de ma retraite CRAM et d'une caisse compléméntaire qui sont venues d'ajouter à ma retraite aéronautique.
Ayant une petite activité de VDI pour une société commercialisant un robot culinaire, j'ai progressivement développé mon activité pour finalement me voir proposer un contrat de VRP et de Responsable de secteur.
Tout d'abord ma rémunération étant faible, j'ai cumulé avec ma retraite CRAM , faisant calculer tous les mois au centime près mes commissions ce qui n'a eu qu'un temps, celles-ci dépassant largement la somme autorisée pour un cumul!
j'ai eu 2 possibilités: soit tout arrêter, je n'y tenais pas , je m'éclate dans mon activité
soit suspendre ma retraite CRAM en attendant... cette fameuse loi de finance de la Sécurité Sociale.
c'est ce que j'ai fait en juillet dernier et je voudrais bien maintenant retrouver cette somme qui correspond à toute mon activité antérieure hors aéronautique le plus vite possible.
J'ai trouvé en juillet une grande écoute de la part d'une conseillère de la CRAM en Vendée et ne doute pas de la revoir pour rétablir mon dû.
C'est une assurance, non???
Maintenant il suffit d'attendre quelques jours????

Je vous encourage à continuer à travailler à votre rythme, c'est génial, j'ai cette chance, aucun "jeune" n'a voulu mon poste!!!!

bonne soirée à tous

Anne

Répondre à anne85

15

chabert, le 12 déc 2008 à 06:04:45

Bonjour Anne,

vous écrivez :

"J'ai trouvé en juillet une grande écoute de la part d'une conseillère de la CRAM en Vendée et ne doute pas de la revoir pour rétablir mon dû.
C'est une assurance, non???
Maintenant il suffit d'attendre quelques jours???? """

Si ce n'est pas une assurance, votre message est tout de même porteur d'espoir!!!

Bien à vous

Chabert

Répondre à chabert

92

mamie, le 28 jan 2009 à 02:34:10

Bonjour. auriez vous des infos pour les complementaires irec?merci.

Répondre à mamie

16

berrychon, le 12 déc 2008 à 07:00:33

M. Chabert sur le site du Conseil Constitutionnel vous avez la décision que je vous reproduis ci-après: Décision n° 2008-571 DC du 11 décembre 2008
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Décision n° 2008-571 DC

* Communiqué de presse
* Projet de loi adopté le 27 novembre 2008 (T.A. n° 15)
* Dossier complet sur le site de l'Assemblée nationale
* Dossier complet sur le site du Sénat
* Saisine par 60 députés
* Saisine par 60 sénateurs
* Observations du gouvernement
* Dossier documentaire
* Législation consolidée avant décision
* Commentaire aux cahiers
* Version PDF de la décision
* Décision n° 2008-571 DC du 11 décembre 2008

|
Loi de financement de la sécurité sociale pour 2009

Le Conseil constitutionnel a été saisi dans les conditions prévues à l'article 61, deuxième alinéa, de la Constitution, de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009, le 1er décembre 2008, par M. Jean-Marc AYRAULT, Mme Patricia ADAM, MM. Jean-Paul BACQUET, Dominique BAERT, Jean-Pierre BALLIGAND, Gérard BAPT, Claude BARTOLONE, Jacques BASCOU, Christian BATAILLE, Mme Delphine BATHO, M. Jean-Louis BIANCO, Mme Gisèle BIÉMOURET, MM. Serge BLISKO, Patrick BLOCHE, Maxime BONO, Jean-Michel BOUCHERON, Mme Marie-Odile BOUILLÉ, M. Christophe BOUILLON, Mme Monique BOULESTIN, M. Pierre BOURGUIGNON, Mme Danielle BOUSQUET, MM. François BROTTES, Alain CACHEUX, Jérôme CAHUZAC, Jean-Christophe CAMBADÉLIS, Thierry CARCENAC, Christophe CARESCHE, Mme Martine CARRILLON-COUVREUR, MM. Bernard CAZENEUVE, Jean-Paul CHANTEGUET, Alain CLAEYS, Jean-Michel CLÉMENT, Mme Marie-Françoise CLERGEAU, MM. Gilles COCQUEMPOT, Pierre COHEN, Mmes Catherine COUTELLE, Pascale CROZON, M. Frédéric CUVILLIER, Mme Claude DARCIAUX, M. Pascal DEGUILHEM, Mme Michèle DELAUNAY, MM. Guy DELCOURT, Bernard DEROSIER, Michel DESTOT, Tony DREYFUS, Jean-Pierre DUFAU, William DUMAS, Mmes Laurence DUMONT, Odette DURIEZ, MM. Philippe DURON, Olivier DUSSOPT, Christian ECKERT, Mme Corinne ERHEL, M. Albert FACON, Mme Martine FAURE, M. Hervé FÉRON, Mmes Aurélie FILIPPETTI, Geneviève FIORASO, M. Pierre FORGUES, Mme Valérie FOURNEYRON, Mme Geneviève GAILLARD, MM. Guillaume GAROT, Jean GAUBERT, Mme Catherine GÉNISSON, MM. Jean-Patrick GILLE, Jean GLAVANY, Daniel GOLDBERG, Mme Pascale GOT, MM. Marc GOUA, Jean GRELLIER, Mme Élisabeth GUIGOU, M. David HABIB, Mmes Danièle HOFFMAN-RISPAL, Sandrine HUREL, Monique IBORRA, M. Jean-Louis IDIART, Mme Françoise IMBERT, MM. Michel ISSINDOU, Serge JANQUIN, Henri JIBRAYEL, Régis JUANICO, Armand JUNG, Mme Marietta KARAMANLI, M. Jean-Pierre KUCHEIDA, Mme Conchita LACUEY, MM. Jérôme LAMBERT, François LAMY, Jean LAUNAY, Jean-Yves LE BOUILLONNEC, Gilbert LE BRIS, Jean-Yves LE DÉAUT, Jean-Marie LE GUEN, Bruno LE ROUX, Mme Marylise LEBRANCHU, MM. Patrick LEBRETON, Michel LEFAIT, Patrick LEMASLE, Mme Catherine LEMORTON, MM. Jean-Claude LEROY, Bernard LESTERLIN, Michel LIEBGOTT, Albert LIKUVALU, François LONCLE, Jean MALLOT, Mmes Jacqueline MAQUET, Marie-Lou MARCEL, MM. Jean-René MARSAC, Philippe MARTIN, Mme Frédérique MASSAT, MM. Gilbert MATHON, Didier MATHUS, Mme Sandrine MAZETIER, MM. Michel MÉNARD, Kléber MESQUIDA, Jean MICHEL, Didier MIGAUD, Pierre MOSCOVICI, Pierre-Alain MUET, Philippe NAUCHE, Henry NAYROU, Alain NÉRI, Mmes Marie-Renée OGET, Françoise OLIVIER-COUPEAU, George PAU-LANGEVIN, MM. Christian PAUL, Germinal PEIRO, Jean-Luc PÉRAT, Jean-Claude PÉREZ, Mme Marie-Françoise PÉROL-DUMONT, MM. Philippe PLISSON, Mme Catherine QUÉRÉ, MM. Jean-Jack QUEYRANNE, Dominique RAIMBOURG, Mme Marie-Line REYNAUD, MM. Alain RODET, René ROUQUET, Alain ROUSSET, Patrick ROY, Michel SAINTE-MARIE, Michel SAPIN, Mme Odile SAUGUES, MM. Christophe SIRUGUE, Pascal TERRASSE, Mme Marisol TOURAINE, MM. Jean-Louis TOURAINE, Philippe TOURTELIER, Jean-Jacques URVOAS, Daniel VAILLANT, Jacques VALAX, André VALLINI, Manuel VALLS, Michel VAUZELLE, Michel VERGNIER, André VÉZINHET, Alain VIDALIES, Jean-Michel VILLAUMÉ, Philippe VUILQUE, MM. Guy CHAMBEFORT, René DOSIÈRE, Christian HUTIN, Simon RENUCCI, Mme Chantal ROBIN-RODRIGO, M. Marcel ROGEMONT et Mme Christiane TAUBIRA, députés,

et, le 2 décembre 2008, par M. Jean-Pierre BEL, Mme Michèle ANDRÉ, MM. Serge ANDRÉONI, Bernard ANGELS, Alain ANZIANI, Bertrand AUBAN, Claude BÉRIT-DÉBAT, Mmes Marie-Christine BLANDIN, Maryvonne BLONDIN, M. Yannick BODIN, Mmes Alima BOUMEDIENE-THIERY, Bernadette BOURZAI, M. Michel BOUTANT, Mme Nicole BRICQ, MM. Jean-Pierre CAFFET, Jean-Louis CARRÈRE, Mme Françoise CARTRON, MM. Bernard CAZEAU, Yves CHASTAN, Mme Jacqueline CHEVE, MM. Pierre-Yves COLLOMBAT, Yves DAUDIGNY, Jean-Pierre DEMERLIAT, Jean DESESSARD, Claude DOMEIZEL, Mme Josette DURRIEU, MM. Alain FAUCONNIER, Jean-Luc FICHET, Jean-Claude FRÉCON, Bernard FRIMAT, Charles GAUTIER, Didier GUILLAUME, Claude HAUT, Edmond HERVÉ, Mmes Odette HERVIAUX, Annie JARRAUD-VERGNOLLE, Bariza KHIARI, MM. Yves KRATTINGER, Serge LAGAUCHE, Jacky LE MENN, Mme Raymonde LE TEXIER, M. André LEJEUNE, Mme Claudine LEPAGE, MM. Roger MADEC, Philippe MADRELLE, François MARC, Gérard MIQUEL, Jean-Jacques MIRASSOU, Jacques MULLER, Jean-Marc PASTOR, Georges PATIENT, François PATRIAT, Jean-Claude PEYRONNET, Mme Gisèle PRINTZ, MM. Daniel RAOUL, François REBSAMEN, Thierry REPENTIN, Roland RIES, Mme Patricia SCHILLINGER, MM. Michel SERGENT, Jean-Pierre SUEUR, Mme Catherine TASCA, MM. René TEULADE, André VANTOMME et Richard YUNG, sénateurs.

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Vu la Constitution ;

Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;

Vu le code de la sécurité sociale, notamment ses articles L.O. 111-3 à L.O. 111-10-2 ;

Vu le code du travail ;

Vu la décision du Conseil d'État n° 296578 du 16 juin 2008 ;

Vu les observations du Gouvernement, enregistrées le 5 décembre 2008 ;

Vu le mémoire présenté par M. Gaston FLOSSE, sénateur, enregistré le 9 décembre 2008 ;

Le rapporteur ayant été entendu ;

1. Considérant que les députés et sénateurs requérants défèrent au Conseil constitutionnel la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 ; qu'ils contestent la conformité à la Constitution de son article 90 ; qu'ils font également valoir que certaines dispositions n'auraient pas leur place dans la loi déférée ; que les sénateurs critiquent en outre son article 37 ;

- SUR LA RECEVABILITÉ DU MÉMOIRE ENREGISTRÉ AU SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL LE 9 DÉCEMBRE 2008 :

2. Considérant que, si le deuxième alinéa de l'article 61 de la Constitution prévoit que les lois peuvent être déférées au Conseil constitutionnel par les membres du Parlement, il réserve l'exercice de cette faculté à soixante députés ou à soixante sénateurs ;

3. Considérant que, par lettre en date du 8 décembre 2008, M. Gaston FLOSSE, sénateur, a fait parvenir au Conseil constitutionnel, sous sa seule signature, un mémoire par lequel il conteste les dispositions de l'article 96 de la loi déférée ; qu'il résulte des dispositions sus-rappelées du deuxième alinéa de l'article 61 de la Constitution que ce mémoire doit être déclaré irrecevable ;

- SUR L'ARTICLE 37 :

4. Considérant qu'aux termes de l'article 37 de la loi déférée : " Par dérogation aux articles L. 162-9 et L. 162-14-1 du code de la sécurité sociale, la part prise en charge par l'assurance maladie des cotisations exigibles en 2009 en application de l'article L. 722-4 du même code par les chirurgiens-dentistes exerçant dans le cadre de la convention prévue à l'article L. 162-9 du même code est déterminée par une décision du directeur général de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie prise après avis des organisations syndicales nationales représentatives de la profession " ;

5. Considérant que, selon les sénateurs requérants, cet article n'aurait pas sa place dans une loi de financement de la sécurité sociale ; qu'ils soutiennent, en outre, que la modification de l'assiette et du taux des cotisations des chirurgiens-dentistes ressortirait aux principes fondamentaux de la sécurité sociale et que, dès lors, le législateur aurait méconnu l'étendue de la compétence que lui confie l'article 34 de la Constitution ;

6. Considérant, en premier lieu, que la disposition contestée a pour objet de permettre au directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie de réduire, pour l'année 2009, la prise en charge par ces caisses d'une part des cotisations d'assurance maladie des chirurgiens-dentistes ; que, compte tenu de son effet, estimé à plus de cent millions d'euros, sur les dépenses des régimes obligatoires de base, cette disposition peut figurer dans une loi de financement de la sécurité sociale ;

7. Considérant, en deuxième lieu, qu'aux termes de l'article 34 de la Constitution : " La loi détermine les principes fondamentaux... de la sécurité sociale " ; que, si doit être comprise au nombre de ces principes fondamentaux la détermination des catégories de personnes assujetties à l'obligation de cotiser, il appartient au pouvoir réglementaire de fixer le taux de la part qui incombe à chacune de ces catégories dans le paiement de la cotisation ; que, dès lors, doit être écarté le grief tiré de ce que seule la loi pouvait modifier le montant dont les chirurgiens-dentistes devront effectivement s'acquitter au titre de l'assurance maladie pour l'année 2009 ;

8. Considérant qu'en vertu de l'article 21 de la Constitution, le Premier ministre assure l'exécution des lois et, sous réserve des dispositions de l'article 13, exerce le pouvoir réglementaire ; que ces dispositions ne font pas obstacle à ce que le législateur confie à une autorité publique autre que le Premier ministre le soin de fixer des normes permettant la mise en oeuvre des principes posés par la loi, pourvu que cette habilitation ne concerne que des mesures limitées tant par leur champ d'application que par leur contenu ;

9. Considérant que le pouvoir conféré au directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie, établissement public de l'État, par la disposition contestée ne porte que sur la fixation de la participation des caisses aux cotisations d'assurance maladie d'une seule catégorie de professionnels et pour la seule année 2009 ; que, dès lors, par son objet et son champ d'application précisément circonscrits, cette disposition ne méconnaît pas l'article 21 de la Constitution ;

10. Considérant, en troisième lieu, qu'aux termes de l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : " Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution " ;

11. Considérant en conséquence que, si le législateur peut modifier rétroactivement une règle de droit ou valider un acte administratif ou de droit privé, c'est à la condition de poursuivre un but d'intérêt général suffisant et de respecter tant les décisions de justice ayant force de chose jugée que le principe de non-rétroactivité des peines et des sanctions ; qu'en outre, l'acte modifié ou validé ne doit méconnaître aucune règle, ni aucun principe de valeur constitutionnelle, sauf à ce que le but d'intérêt général visé soit lui-même de valeur constitutionnelle ; qu'enfin, la portée de la modification ou de la validation doit être strictement définie ;

12. Considérant qu'en application de l'article L. 162-9 du code de la sécurité sociale, une convention nationale, en date du 11 mai 2006, approuvée par arrêté interministériel du 14 juin 2006, a fixé pour cinq ans les rapports entre les organismes d'assurance maladie et les chirurgiens-dentistes ; qu'en application de l'article L. 162-14-1 du même code, l'article 6.3 de cette convention a défini les modalités de participation des caisses au financement des cotisations d'assurance maladie ; que la décision du Conseil d'État du 16 juin 2008 susvisée a annulé l'arrêté du 14 juin 2006 " en tant qu'il approuve les dispositions de l'article 6.3 de la convention nationale des chirurgiens-dentistes prévoyant que l'assiette de prise en charge des cotisations maladie pour le régime des praticiens et auxiliaires médicaux s'applique aux cotisations au titre de la période du 1er mai 2006 au 30 avril 2007 " ;

13. Considérant, d'une part, qu'il résulte des travaux parlementaires que l'article 37 de la loi déférée a pour objet de permettre, par une minoration de la part des cotisations prise en charge par les caisses au titre de l'année 2009, de tenir compte des conséquences financières de l'application de la décision du Conseil d'État ; que, si la disposition contestée compense les effets de cette décision, elle n'a pas pour effet de rétablir l'acte annulé en ce qu'il méconnaissait le principe de non-rétroactivité des actes réglementaires ; qu'elle ne porte pas atteinte au dispositif de cette décision et ne méconnaît pas ses motifs ; qu'elle ne peut donc être regardée comme ayant pour objet ou pour effet de censurer une décision de justice ;

14. Considérant, d'autre part, qu'en confiant au directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie le soin de déterminer, pour la seule année 2009, la part prise en charge par l'assurance maladie des cotisations exigibles des chirurgiens-dentistes conventionnés, le législateur a entendu permettre de rétablir l'économie de la convention passée le 11 mai 2006 entre l'assurance maladie et ces professionnels de santé ; qu'en effet, l'annulation des clauses de cette convention, pour la première année d'application, était de nature à porter atteinte à l'équilibre des avantages réciproquement consentis dans cette convention ; qu'ainsi, la disposition tend à rétablir cet équilibre et à préserver l'équilibre financier de la sécurité sociale ; qu'enfin, elle n'a privé de garanties légales aucune exigence constitutionnelle ; que, dans ces conditions, la mesure adoptée, limitée dans le temps et dans sa portée et strictement proportionnée à l'objectif poursuivi, répond à un but d'intérêt général suffisant ;

15. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que l'article 37 de la loi déférée n'est pas contraire à la Constitution ;

- SUR L'ARTICLE 90 :

16. Considérant que le I de l'article 90 de la loi déférée modifie l'article L. 1237-5 du code du travail afin de reporter de cinq années l'âge à partir duquel l'employeur peut contraindre le salarié à faire valoir ses droits à la retraite ;

17. Considérant que les requérants font grief à ces dispositions d'être étrangères au domaine des lois de financement de la sécurité sociale, de priver de garanties légales les exigences du onzième alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 relatives au droit à la santé et au droit au repos et de porter atteinte au principe d'égalité devant la loi ;

18. Considérant, en premier lieu, que la prolongation d'une activité salariée au-delà du temps nécessaire pour obtenir une pension de retraite à taux plein se traduit par un effet direct sur les dépenses comme sur les recettes des régimes obligatoires de base ; que, dès lors, les dispositions contestées peuvent figurer dans une loi de financement de la sécurité sociale ;

19. Considérant, en deuxième lieu, que les dispositions de l'article 90 de la loi déférée se bornent à permettre aux salariés de prolonger chaque année, de manière volontaire, leur activité jusqu'à cinq années supplémentaires ; que, dès lors, elles ne méconnaissent pas les exigences du onzième alinéa du Préambule de 1946 ;

20. Considérant, en troisième lieu, que le principe d'égalité ne s'oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes, ni à ce qu'il déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général, pourvu que, dans l'un et l'autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l'objet de la loi qui l'établit ; qu'en l'espèce, les dispositions contestées, qui ne créent aucune différence de traitement entre les salariés, ne méconnaissent pas le principe d'égalité ;

- SUR LA PLACE DE CERTAINES DISPOSITIONS DANS LA LOI DÉFÉRÉE :

21. Considérant qu'aux termes du dix-neuvième alinéa de l'article 34 de la Constitution : " Les lois de financement de la sécurité sociale déterminent les conditions générales de son équilibre financier et, compte tenu de leurs prévisions de recettes, fixent ses objectifs de dépenses, dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique " ;

22. Considérant que le I de l'article L.O. 111-3 du code de la sécurité sociale détermine l'objet et le contenu de chacune des quatre parties de la loi de financement de la sécurité sociale relatives, respectivement, au dernier exercice clos, à l'année en cours et, en ce qui concerne l'année à venir, aux recettes et à l'équilibre général, d'une part, et aux dépenses, d'autre part ; que les III et IV du même article complètent la liste des dispositions qui ne peuvent être approuvées que dans le cadre des lois de financement ; qu'enfin le V désigne les dispositions relatives aux recettes et à l'équilibre général pour l'année à venir, ainsi qu'aux dépenses, qui peuvent figurer dans une telle loi ;

. En ce qui concerne la partie de la loi de financement de la sécurité sociale comprenant les dispositions relatives aux recettes et à l'équilibre général pour 2009 :

23. Considérant que les 1° et 2° du I de l'article 20 de la loi déférée inscrivent les modalités de prise en charge par l'employeur des frais de transport des salariés dans la négociation annuelle obligatoire sur les salaires prévue dans la branche à l'article L. 2241-2 du code du travail et dans l'entreprise à son article L. 2242-8 ; que, dans le cadre de la même négociation, le quinzième alinéa du 3° du I du même article impose à l'employeur de proposer un plan de mobilité ; que l'article 21 de la loi déférée comporte diverses mesures relatives à la sécurité juridique des relations entre les cotisants et les organismes de recouvrement des recettes de la sécurité sociale ; que ces dispositions n'ont pas d'effet ou ont un effet trop indirect sur les recettes des régimes obligatoires de base ou des organismes concourant à leur financement ; que, par suite, elles ne trouvent pas leur place dans une loi de financement de la sécurité sociale ;

. En ce qui concerne la partie de la loi de financement de la sécurité sociale comprenant les dispositions relatives aux dépenses pour 2009 :

. Quant à la section comprenant les dispositions relatives aux dépenses d'assurance maladie :

24. Considérant que l'article 40 de la loi déférée rétablit la qualification de " médecin compétent " ; que son article 41 désigne l'autorité compétente pour fixer le montant de la contribution due par les professionnels de santé n'utilisant pas les feuilles de soins électroniques ; que son article 43 prévoit l'information des patients sur la liste des professionnels et des centres de santé ayant adhéré à des " contrats d'amélioration des pratiques " ; que son article 44 renvoie au décret les modalités de participation des patients au système de pharmacovigilance ; que les trois derniers alinéas de son article 45 ont trait aux missions et aux modalités de fonctionnement du groupement d'intérêt public chargé du développement des systèmes d'information de santé partagés ; que son article 46 met en place une expérimentation afin de remettre à certains patients un dispositif portable contenant leur dossier médical sous forme numérique ; que son article 55 accroît les pouvoirs du directeur de l'Agence régionale de l'hospitalisation sur les directeurs des établissements de santé, sociaux et médico-sociaux et sur ces établissements en cas de difficulté financière ou de dysfonctionnement ; que son article 56 rend obligatoire la certification des comptes de certains établissements publics de santé ; que son article 57 modifie les modalités de financement du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière ; que son article 58 regroupe trois organismes dans un même groupement d'intérêt public ; que le I de l'article 65 fait participer la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie au financement de la formation des aidants et des accueillants familiaux de personnes âgées ou handicapées adultes ; que son article 72 impose la mention du prix de revente des prothèses et autres dispositifs médicaux dans le devis préalable ; que ces dispositions n'ont pas d'effet ou ont un effet trop indirect sur les dépenses des régimes obligatoires de base ou des organismes concourant à leur financement ; que, par suite, elles ne trouvent pas leur place dans une loi de financement de la sécurité sociale ;

. Quant à la section comprenant les dispositions relatives aux dépenses d'assurance vieillesse :

25. Considérant que l'article 94 de la loi déférée fixe à soixante-dix ans la limite d'âge des présidents de conseil d'administration des établissements publics de l'État et à soixante-cinq ans celle des directeurs généraux et directeurs de ces établissements ; que son article 96, lequel ne présente pas un caractère permanent, réforme les conditions d'attribution de l'indemnité temporaire d'outre-mer de façon progressive jusqu'à 2028 et la supprime au-delà ; que ces dispositions n'ont pas d'effet ou ont un effet trop indirect sur les dépenses des régimes obligatoires de base ou des organismes concourant à leur financement ; que, par suite, elles ne trouvent pas leur place dans une loi de financement de la sécurité sociale ;

. Quant aux sections comprenant les dispositions relatives aux dépenses d'accidents du travail et de maladies professionnelles et à celles de la branche famille :

26. Considérant que l'article 99 de la loi déférée autorise, en cas de contestation d'une décision relative à la fixation du taux d'incapacité d'une victime, la transmission du rapport médical à un médecin placé auprès de la juridiction saisie ; que son article 109 modifie le régime du crédit d'impôt accordé aux entreprises qui créent ou participent à la création de crèches ; que ces dispositions n'ont pas d'effet ou ont un effet trop indirect sur les dépenses des régimes obligatoires de base ou des organismes concourant à leur financement ; que, par suite, elles ne trouvent pas leur place dans une loi de financement de la sécurité sociale ;

. Quant à la section comprenant les dispositions relatives à l'organisation ou à la gestion interne des régimes obligatoires de base ou des organismes concourant à leur financement :

27. Considérant que l'article 111 de la loi déférée modifie les modalités de nomination et de cessation de fonction des directeurs et des agents comptables des organismes du régime général ; qu'il n'a pas pour objet de modifier les conditions générales de l'équilibre financier de la sécurité sociale ; que, par suite, il n'a pas sa place dans une loi de financement de la sécurité sociale ;

28. Considérant qu'il n'y a lieu, pour le Conseil constitutionnel, de soulever d'office aucune autre question de conformité à la Constitution,

D É C I D E :

Article premier.- Sont déclarées contraires à la Constitution les dispositions suivantes de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 :

- les 1° et 2° du I de l'article 20 ainsi que le quinzième alinéa de son 3° (dernier alinéa de l'article L. 3261-4 du code du travail) ;
- les articles 21, 40, 41, 43 et 44 ;
- les trois derniers alinéas de l'article 45 ;
- les articles 46, 55, 56, 57 et 58 ;
- le I de l'article 65 ;
- l'article 72 ;
- les articles 94, 96, 99, 109 et 111.

Article 2.- Les articles 37 et 90 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 ne sont pas contraires à la Constitution.

Article 3.- La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française.

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 11 décembre 2008, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Jacques CHIRAC, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE et Valéry GISCARD d'ESTAING, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Pierre JOXE et Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ.

Répondre à berrychon

18

chabert, le 12 déc 2008 à 07:05:33

Bonjour cher Berrychon,

Je n'ai pas le temps de tout lire maintenant, mais je vous remercie vivement de votre envoi.

L'article 59 du Projet de Loi ne semble pas être remis en cause???

Très bonnen journée


Cordialement

Chabert

Répondre à chabert

20

Joss75, le 12 déc 2008 à 10:34:15

Bonjour,
Je viens de découvrir moi aussi ce forum.

Je suis à la retraite depuis le 1er avril 2008 et début janvier 2009 je vais reprendre à mi-temps chez mon ancien employeur pour un CDD d'environ 12 mois.
J'ai contacté ma caisse de retraite complémentaire qui m'a fixé un salaire brut annuel à ne pas dépasser et le salaire proposé sera supérieur à ce plafond.

J'ai signalé à mon employeur, qui n'était pas informé, cet art. 59 du projet de loi de financement SS pour 2009
et nous sommes tous les 2 dans l'attente de la promulgation de la loi pour établir mon contrat de travail.
Le service juridique de mon entreprise a été contacté et doit suivre la loi jusqu'à sa publication.

Je vous informerai des précisions qui me seront communiquées.
Cordialement.

Répondre à Joss75

21

chabert, le 12 déc 2008 à 12:39:05

Bonjour,

merci de votre contribution! Cette fameuse loi pour 2009 est attendue par bon nombre de personnes!!!

Bien à vous

Chabert

Répondre à chabert

22

sophie29, le 13 déc 2008 à 10:46:59

Bonjour,

je trouve que ce furum est très interessant,
voila j'ai une question dont je n'arrive pas à trouver la réponse sur internet une personne arrivant à l'âge de la retraite en 2010 et qui veut continuer à travailler (cause de petit retraite) chez son employeur, peut-elle l'obliger à la garder.
l'employeur a t il des obligations dans ce sens. (s'achant que le trail de la personne est sans reproche biensur)

Merci pour votre aide dans la recherche d'une réponse.
SOPHIE

Répondre à sophie29

23

chabert, le 13 déc 2008 à 11:02:02

Bonjour Sophie,

Tant que la Loi de Financement de la SS 2009 ne sera pas au Journal Officiel (à voir sur le site legifrance.gouv) on ne peut pas prévoir grand'chose. A titre d'info, la dernière (donc celle actuellement en vigueur jusqu'au 31 décembre, a été publiée le 20 décembre 2007).

Pour ce qui est de votre cas, je pense que vous ne pouvez pas obliger votre employeur à vous garder SI vous demandez votre retraite.

Par contre, la nouvelle Loi autorisera les gens à tarvailler jusqu'à 70 ans et là, votre employeur ne peut pas vous forcer à partir à 60 ans (qui reste cependant l'âge légal de départ en retraite pour ceux qui le souhaite).

Si vous souhaitez béénficier des nouvelles dispositions qui permettront de cumuler retraite et emploi chez le même employeur sans attendre le délai de 6 mois qui va être supprimé, là, je crois qu'il faudra vous entendre avec votre employeur. Mais, faites attention, le cumul sera permis mais dans certaines limites de rémunération.

C'est tout ce que je peux vous dire pour le moment, mais je peux me tromper: je ne suis pas juriste! je m'intéresse juste à ce problème car mon épouse en concernée et j'en profite pour essayer d'aider ceux qui sont dans notre cas.
cordialement
Chabert

Répondre à chabert

24

sophie29, le 13 déc 2008 à 11:33:32

Merci pour votre réponse, MR CHABERT

à titre d'information je ne désire pas cumuler retraite et emploi mais juste garder mon emploi actuel qui me plait énormement et que me raportera plus que ma retraite.
Merci et bonne chance dans vos recherche
sophie

Répondre à sophie29

25

BICHON, le 14 déc 2008 à 00:34:27

Bonsoir

Je suis dans le meme cas que vous.
Je me renseigne; si vous avez du nouveau ,je serai content de le savoir .il en sera de meme de mes nouvelles investigations.

Répondre à BICHON

28

pat, le 15 déc 2008 à 10:17:33

Bonjour,
je constate que nous sommes tous à peu près dans le même cas de figure;pour résumer:
1) une loi de finances pour 2009 qui comporte les modifications attendues,mais dont le décret d'application n'est pas sorti(le calendrier légifrance indique la date du 20décembre);le calendrier semble bien respecté:l'avis du conseil constitutionnel,qui a retoqué quelques articles,mais pas ceux qui nous intéressent,a été rendu le 15 décembre,soit à la date prévue.
2)un "service clients" de la CNAV digne de la Russie soviétique des pires années:la réponse ,téléphonique,(ils ne répondent pas aux courriers!) est le règlement "2008".A croire que ces gens ne savent pas qu'il y a une loi de finances de la Sécu chaque année.Donc rien à espérer de ce coté.Il faut donc vous résigner à scruter le JO vers le 20 décembre pour guetter la parution du décret d'application,sans lequel la disposition de la loi ne s'applique pas.Ce décret sera sans doute indigeste car il contiendra le rejet des articles retoqués par le conseil constitutionnel.
3) mais je voulais évoquer un point non abordé dans ce forum:toutes les questions portent sur la pension versée par la CNAV;cette pension est limitée à 50% du plafond SS,et complété(Dieu merci) par une retraite complémentaire,dont les conditions de versement ne sont pas a priori celles de la CNAV:en d'autres termes,un cadre retraité qui touchait les 50% du plafond SS de la CNAV,et sa retraite complémentaire,peut très bien ne se retrouver qu'avec sa retraite CNAV en cas de reprise d'activité;il faut donc vérifier également auprès de sa caisse complémentaire les conditions de versement de la pension en cas de reprise d'activité.

Je vous écris tout cela parce que c'est mon cas:ma caisse complémentaire est l'IRCANTEC (groupe de la Caisse des Dépots);j'ai posé la question par écrit voici trois semaines,sans réponse à ce jour.Donc,eux appliqueraient le délai de carence de six mois,même après la mise en application de la loi de finances SS 2009?je vous ferai part de leur réponse à réception,elle pourra être utile à certains d'entre nous.

Répondre à pat

29

chabert, le 15 déc 2008 à 19:04:18

Bonsoir,

je crois savoir que les caisses complémentaires se moquent des cumuls!

Pour ce qui est de la CNAV: laissez tomber!

adressez-vous directement à la CRAM de votre résidence!

Bien évidemment ces gens-là sont des fonctionnaires (terme non péjoratif dans mon propos): ils ne peuvent que s'appuyer sur DES TEXTES EN VIGUEUR!!! Donc, quand la LOI DE FINANCEMENT DE LA SS 2009 sera sortie au JO, ils l'appliqueront!

Si vous faites votre demande de retraite CRAM en ce moment, vous devez signer une attestation par lquelle vous vous engagez àn cessez vtre activite : cette attestation devriendra caduque avec la nouvelle loi: donc, pas de souci!


Bien à vous
Chabert

Répondre à chabert

30

pat, le 15 déc 2008 à 23:04:13

Bonsoir,

et merci pour votre réactivité!
Je réponds brièvement à chacun des points évoqués:

"Les caisses complémentaires se moquent des cumuls":pas la mienne!!Je suis retraité depuis le 1/10/2008;j'étais dans la fonction publique,avec un statut de personnel non titulaire de l'état;à ce titre,j'ai cotisé à la caisse complémentaire IRCANTEC,qui est une filiale de la Caisse des Dépots et Consignations(Service de l'Etat).Et cette caisse n'admet en principe pas le cumul emploi retraite avant un délai de carence de six mois;donc,méfiance a priori pour les caisses complémentaires quant aux conditions de cumul!il convient de vérifier!
Parce que j'avais trouvé un codicile dans la rubrique "cumul emploi-retraite" de la CNAV qui m'exonérait du délai de carence de six mois;j'ai posé la questionà l'IRCANTEC par messagerie;j'ai eu une réponse dont la pertinence m'échappe:copie de l'échange de message ci dessous,histoire de rigoler un peu!



"Message initial
-------
Pour le fonds: IRCANTEC

Liste des contrats correspondants:
IRCANTEC RRG6020431650


Le message est le suivant:
"Bonjour,
je compte reprendre une activité temporaire chez mon ancien employeur pour les mois de janvier et février 2009.
Je suis en retraite depuis le 1/10/2008;le délai de six mois ne sera donc pas écoulé.
Mon activité est à caractère scientifique,comme indiqué par mon employeur dans le projet de contrat (que je peux vous faire parvenir par courrier,ce message n'acceptant pas de pièces jointes au format pdf).
Dans ce cas,la CNAV ne suspend pas le paiement de ma retraite (je leur pose la question comme à vous).
Votre documentation en ligne étant muette à ce sujet,pouvez vous m'indiquer:
a) si vous vous alignez sur la décision de la CNAV;
b) si vous suspendez le paiement de ma retraite en cas de reprise chez mon ancien employeur moins de six mois après ma retraite.

Dans cette attente,
salutations distinguées.
P.XXX

réponse IRCANTEC

Sent: Tuesday, December 09, 2008 10:20 AM
Subject: <Ref859078> IRCANTEC - Retraité - Le traitement de votre dossier - autre


Bonjour Monsieur,

Vous avez la possibilité, avant 65 ans, de reprendre une activité professionnelle tout en percevant votre retraite IRCANTEC.

Je précise que si cette reprise d'activité intervient chez votre dernier employeur, un délai de 6 mois doit s'être écoulé depuis la date d'interruption de votre ancienne activité. A défaut, le versement des pensions doit être suspendu.

Si les revenus de cette activité ajoutés aux montants de vos pensions de retraite de base et complémentaires sont supérieurs à la limite autorisée par le régime général de la Sécurité sociale, le versement de votre allocation de retraite sera suspendu. Dans cette éventualité des points supplémentaires vous seront alors attribués.

Si la somme de ces revenus (nouvelle activité + retraites) est inférieure à la limite autorisée par le régime général de la Sécurité sociale, des cotisations seront prélevées mais aucun point supplémentaire ne vous sera attribué, sauf si vous demandez la suspension de votre retraite IRCANTEC.

Dans tous les cas, vous devez informer le service retraite de la Sécurité sociale de votre reprise d'activité. Vous voudrez bien m'aviser de la suite qu'il réservera à votre demande.

Je reste à votre disposition.

Votre conseiller,


M. YYYYY David
Direction des Retraites


ma réponse:

Bonjour,

je prends acte que vous avez mis dix jours pour me fournir la réponse standard que j'avais trouvée tout seul sur votre site internet.

Mais ma question n'est pas d'ordre général,mais d'ordre spécifique:il s'agit d'une activité temporaire à caractère scientifique,considérée comme dérogatoire par la CNAV:voir le texte de mon message initial ci dessus.
J'attends donc toujours la réponse de ma caisse complémentaire IRCANTEC à cette question spécifique.

Entre temps,j'ai consulté le projet de loi de finances 2009 pour la sécurité sociale:l'article 88 abroge ces dispositions de carence de six mois et de plafond global de rémunération;je suivrai donc également le vote de cette loi,et la prise des décrets d'application.
Dans cette attente,"
P.XXX





Au passage,et pour éviter les non-dits désobligeants(!),je signale que ma retraite est calculée sur la base des 25 meilleures années,comme dans le privé...et pas comme dans la fonction publique"pure et dure"!


"Laissez tomber la CNAV":il y a un moment que j'ai compris!
Effectivement,un conseiller de ma CRAM,joint au téléphone,m'a conseillé d'attendre la parution du décret d'application de la loi de finances SS 2009-ce que je fais actuellement-plutôt que m'embarquer à demander une dérogation au titre de l'activité scientifique;quand j'aurai la réponse,la loi sera parue depuis longtemps!

Bien cordialement,
Pat

Répondre à pat

32

chabert, le 16 déc 2008 à 07:05:01

Bonjour à tous,

Attention lorsque vous faites des recherches: la loi qui nous intéresse est la LOI DE FINANCEMENT DE LA SECURITE SOCIALE 2009 (et non la Loi de Finances 2009 qui concerne le budget de l'Etat).

Bonne journée à tous.

Chabert

Répondre à chabert

36

berrychon, le 18 déc 2008 à 11:01:34

Merci M. Chabert de cette information attendue de beaucoup.

Mes questions :
Le texte qui concerne le cumul emploi -retraite semble être ( cas général ) le suivant à l'exlusion de tout autre sauf erreur:

Article 88 de la LFSS pour 2009 (2008 -1330) qui modifie l'article L. 161-22 :

Par dérogation aux deux précédents alinéas, et sous réserve que l'assuré ait liquidé ses pensions de vieillesse personnelles auprès de la totalité des régimes légaux ou rendus légalement obligatoires, de base et complémentaires, français et étrangers, ainsi que des régimes des organisations internationales dont il a relevé, une pension de vieillesse peut être entièrement cumulée avec une activité professionnelle.

Ce texte à votre avis se suffit -il à lui -même pour son application ? En d'autres termes faut-il un décret d'application? A priori, non, car d'autres articles de la LFSS 2009 font référence à des décrets d'application pour la mise en oeuvre du texte.

Enfin, la question demeure entière pour l'applicabilité de ce nouveau régime au niveau des complémentaires. L'un des questionneurs sur le blog avait mentionné l'absence de toute indication chez iRCANTEC, je n'ai rien vu non plus chez ARCCO AGIRC. Il est vrai comme vous le dites que l'état d'esprit chez les complémentaires est ouvert; la retraite y est considérée comme un salaire différé et non pas comme une pension solidaire. J'espère obtenir des informations par AGRIC ARRCO et les mettrai sur le blog dès que possible. Mais les congés prochains ne sont pas propices à la prise de décisions rapides, même s'il s'agit d'organismes bien gérés...

Répondre à berrychon

37

chabert, le 18 déc 2008 à 11:18:16

Bonjour Berrychon,

Je pense (mais cela n'engage que moi) que le nouveau texte suffit.

Pour ce qui est des complémentaires, il faut vous renseigner auprès du C.I.C.A.S.

Comme vous le dites, nous arrivons à une période un peu difficile pour avir des infos dans les administrations...

Mais à la cram, l'on nous avait bien dit que le délai de carence de 6 mois serait vraisemblablement supprimé mais qu'il fallait attendre la publication de la Loi au JO: voilà qui est fait, mais nous les contacterons à nouveau début janvier!

bien à vous

Chabert

Répondre à chabert

31

chabert, le 16 déc 2008 à 06:11:48

Bonjour Pat,


Effectivement, l'Ircantec a l'air de e pas faire comme les autres!!! En ce qui nous concerne personnellement, nous avons aaffaire avec l'arcoo, AG2R etc...

Mais, le délai de 6 mois, très vraisemblablement aboli par la Loi, les forcera bien à s'aligner! A moins qu'ils ne bénéficient encore d'un régie dérogatoire...

Essayez de vous renseigner auprès du C.I.C.A.S (organisme qui regroupe les différentes caisses complémentaires).

Un consiel, si je puis me le permettre!: prendre des RDV et déplacez-vous! Au tph, l'on ne tombe jamais sur les mêmes interlocuteurs et rien ne vaut un conact direct et visuel!!!

Bien à vous

Tenez-nous au courant.

Chabert

Répondre à chabert

33

pat, le 16 déc 2008 à 09:41:58

Bonjour Chabert,

suivant votre conseil,j'ai appelé le CICAS dont je dépends ce matin.

Voici la réponse:
1) effectivement,l'IRCANTEC impose un délai de carence de six mois,ce qui est très inhabituel pour une caisse complémentaire.
2)les caisses complémentaires ne sont nullement tenues de s'aligner sur les dispositions légales de la future loi de finances SS 2009,qui ne concerne que la CNAV;en d'autres termes,ma caisse IRCANTEC peut très bien décider de continuer à appliquer le délai de carence.Pour le savoir,il faut questionner directement la caisse complémentaire(ce que j'ai fait),et.... obtenir une réponse,que j'attends toujours!


Il convient donc de vérifier systématiquement auprès de sa complémentaire l'existence de conditions suspensives avant toute signature de contrat!

Compte tenu de ce fouillis administratif,je vais faire différer l'établissement de mon contrat au delà du délai de six mois;comme ça,la question est réglée.
Bien à vous,

Pat

Répondre à pat

34

chabert, le 16 déc 2008 à 09:52:32

Merci Pat pour cette info,

c'est du "n'importe quoi"!!! A quoi sert la Loi si tout le monde peut faire sa petite salade personnelle?

Bien à vous

Chabert

Répondre à chabert

46

pat, le 24 déc 2008 à 11:05:41

Mon cher Chabert,

je viens d'avoir la réponse de ma caisse IRCANTEC concernant les règles de cumul emploi-retraite pour 2009:en substance,cette caisse aligne sa position sur celle de la CNAV:pas de problème donc pour cette complémentaire,un peu"à part".
Je joins ci dessous le texte de la réponse que je viens d'obtenir.
Je gage que cet échange sera utile aux personnes dans le même cas!
bonnes fêtes de fin d'année,
Pat
copie de la réponse IRCANTEC:

Monsieur,



Vous souhaitez avoir des renseignements concernant votre reprise d’activité temporaire, à caractère scientifique, alors que vous êtes en retraite depuis le 1er octobre 2008.



L’article 14 de l’arrêté du 30 décembre modifié prévoit que la reprise d’activité est autorisée dans les conditions prévues à l’article L 161-22 du code de la sécurité sociale. Les cotisations perçues pendant une période de reprise d’activité concomitante au versement de l’allocation de retraite ne permettent pas l’acquisition de points.



Les dispositions de la nouvelle loi de financement de la sécurité sociale pour 2009, publiée au journal officiel le 18 décembre 2008, a effectivement modifiée ledit article L 161-22. Désormais, les retraités qui le souhaitent pourront cumuler sans aucune restriction, leur pension et le revenu d’une activité professionnelle, sous réserve qu’ils aient liquidé l’ensemble de leurs pensions auprès des régimes de retraite obligatoires dont ils ont relevé, à partir de 60 ans, s’ils ont cotisé la durée nécessaire, pour bénéficier d’une retraite à taux plein ou, à défaut, à partir de 65 ans.

Néanmoins, les règles de cumul actuellement en vigueur sont maintenues pour les assurés ne respectant pas ces conditions.



En tout état de cause, c’est à la CNAV d’apprécier si les conditions de cumul de revenus issus d’une pension et d’un revenu d’une activité professionnelle, sont remplies ou non.

En ce qui vous concerne, si elle décide de ne pas suspendre le paiement de votre retraite, vous pourrez continuer à percevoir simultanément votre pension Ircantec et les revenus relatifs à votre nouvelle activité.

Dans le cas où la CNAV reviendrait sur sa décision et suspendrait le paiement de la pension qu’elle vous verse, il vous appartiendrait alors de nous en informer, afin que l’Ircantec suspende à son tour votre retraite.



En espérant avoir répondu à votre attente, veuillez croire, Monsieur, en l’assurance de ma considération distinguée.






Catherine AUBRY

Direction de la Gouvernance
service Conformité et réglementation

PCAAJ 1

Ligne directe : 02 41 05 19 20
Télécopie : 02 41 05 26 72

Courriel : catherine.aubry@caissedesdepots.fr

Répondre à pat

47

chabert, le 24 déc 2008 à 12:26:06

Bonjour Pat,

Merci de nous avoir tenu informés. C'est bien de pouvoir s'entraider , même de façon virtuelle!
Bonne fêtes de fin dd'année.
Cordialement

Chabert

Répondre à chabert

35

chabert, le 18 déc 2008 à 10:25:09
  • +2

Bonjour à tous,

je vous informe que la Loi est au J.O aujourd'hui sur legifrance.

Apparemment tout est bon, il ne serait plus question du délai de 6 mois etc... (voir notamment l'article 88 de cette Loi)

Cordialement

Chabert

Répondre à chabert

48

Petitjean, le 2 jan 2009 à 18:48:02

Bonsoir,

Je viens de lire comme bon nombre de retraités ou futurs retraités, le JO du 18/12 concernant la LFSS 2009 et la partie concernant le cumul emploi retraite.

Si le texte est clair sur la suppression du plafond de cumul des ressources, il me semble que la contrainte de délai de 6 mois pour reprendre un travail chez son dernier employeur, n’est pas aussi apparente.
Seule une interprétation « par défaut » supprime cette contrainte.

Le site de la CNAV et l’article L161-22, fait apparaître une modification prochaine, pour tenir compte de cette nouvelle donne.

Qu’en pensez vous ? Avez vous d’autres informations ?

Cordialement

Répondre à Petitjean

49

chabert, le 2 jan 2009 à 19:51:03

Bonsoir,

Je pense la même chose que vous. L'aliéna 3 qui a été ajouté à l'article 161-22 dit "par dérogation aux alinéas précédents...".
Tout cela ne me paraît pas clair. Pourquoi ne pas avoir purement et suprimé la mention "délai de six mois"? C'est fou ce que nos élus qui s'en foutent plein les poches sont clairs!!! J'avais même écrit à "mon" député voici presque deux mois: j'attends toujours une réponse. Il est vrai que nous ne sommes pas en période pré-électorale...

Mais paraît-il qu'il n'y a pas de problème...

Nous prendrons contact avec la cram dès lundi pour savoir s'ils ont -enfin - des informations SURES à nous donner!

Je ne manquerai pas de mettre sur ce forum ce qui nous aura été dit. Merci de faire la même chose si vous parvenez à avoir des infos.

Nous sommes concernés à très brève échéance car mon épouse aura 60 ans le 15 janvier. Sa demande de retraite a été déposée en décembre et on lui a fait rempolir une attestation de cessation d'activité au 31 janvier, les gens de la cram ne pouvant que s'appuyer sur les textes existants au moment du dépôt, ce qui est logique. On lui a dit que si la Loi changeait, et bien que son attestation serait nulle et non avenue.

Cordialement.

Chabert

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38

chabert, le 18 déc 2008 à 14:44:28

Discours du Ministre WOERTH du 29 septembre 2008 lors de la présentation de la Loi pour 2009

""""Le PLFSS amplifie notre action en faveur de l’emploi des seniors

En ce domaine, la France se situe nettement en dessous de la moyenne européenne : c’est
un gâchis humain, économique, social. Nous devons enfin mettre un terme. Nous avons
donc décidé de franchir une étape supplémentaire dans notre action.

Pour cela, nous voulons faire jouer un double levier : inciter à la fois les seniors à
poursuivre leur activité et les entreprises à développer l’emploi de salariés âgés, et ce aussi
bien dans le secteur privé que dans la fonction publique.

Le PLFSS propose d’abord de faciliter le cumul emploi-retraite.
Il n’y a aucune raison d’empêcher ceux qui le souhaitent de travailler ! Les retraités
pourront désormais reprendre librement une activité, dès leur 60 ans s’ils ont eu une
carrière complète et dans tous les cas à 65 ans, sans plafond ni délai de carence chez le
dernier employeur. Ceci s’appliquera aussi à celles et ceux qui ont déjà liquidé leur
pension de retraite. """

Bonne lecture

Chabert

Répondre à chabert

39

Edwige, le 22 déc 2008 à 13:59:08

Bonjour à tous !
Mon employeur fait massivement partir ses seniors, et je ne sais pas si vous y verrez également un rapprochement par rapport à ma situation mais je me demande si je ne devrais pas me défendre..J’ai 67 ans et continue de travailler en tant qu’infirmière dans une clinique privée, malgré avoir atteint l’âge et mes anuités.
Depuis 2 semaines, je suis la 4eme employée se voyant notifier par la clinique leur intention de mettre fin à mon contrat de travail afin de me faire valoir mes droits à la retraite.
Pourtant, grâce à la nouvelle disposition de loi de financement de la Sécurité sociale, je comptais poursuivre mon activité. Pensez vous qu'il existe pour moi des possibilités de recours à cette décision ?
A qui dois-je m’adresser ?
Mon employeur veut une réponse avant le 31 décembre alors que je viens de recevoir le courrier (12 décembre) je trouve tout cela un peu précipité…

Répondre à Edwige

40

BICHON, le 22 déc 2008 à 14:33:15

Quelle reponse attend i l?
ou plus exactement quel est sa question
faite en sorte ,si cela est possible que votre notification n'arrive pas avant 1er janvier; date d'application de la nouvelle loi.HUMU

Répondre à BICHON

41

Edwige, le 22 déc 2008 à 14:42:53

En gros, il veut que j' accepte cette mise en retraite d'office et veut tout boucler avant la fin de l'année.Je me demandais si je lui notifie mon désaccord est-ce que cela changera quoique ce soit ? peut-etre sera t il dans l'obligation d'en tenir compte...je sais que mon employeur est dans son droit - du moins, jusqu'à la fin de l'année, c'est pourquoi je suis un peu découragée...Tous vos conseils seront appréciés !

Répondre à Edwige

42

BICHON, le 22 déc 2008 à 15:30:02

Je ne crois pas qu'il vous demende votre avis.
probablement il vous signifie votre depart.

prenez contact avec un cabinet juridique et l'inspection du travail de façon urgente.

S'il vous demende votre avis tachez de negocier une date de depart.
De preference en 2009 car en 2010 les taxes sur indemnités de depart en retraite augmentent; ceci n'est surement pas du gout de l'employeur.

Répondre à BICHON

43

chabert, le 22 déc 2008 à 16:52:09

Bonjour,

Je ne pense pas qu'il ait le droit de vous imposer votre départ sans teir compte des nouvelles dispositions qui vovnt entrer en vigueur au 1er janvier.

Lisez attentivement votre contrat de travail. De toute façon, puisque vous travaillez déjà après l'âge légal de la retraite, il s'agit peut-être d'un contrat d'un an renouvelable avec tacite reconduction. Voir les clauses qui permettent à l'une ou à l'autre des parties d'y mettre fait. Si le fait invoqué dans la lettre qu'il vous envoie n'y figure pas, il se met dans son tort. Il se peut que cela soit une mesure d'intimidation et qu'il veut "règler" votre cas avant le 31.

Voyez impérativement avec la CRAM, le CICA et l'Inspection du travail de votre lieu de résidence.

De toute façon, si vous lui adresser un courrier ( à votre employeur), faites-le IMPERATIVEMENT par lettre avec AR.

Vous pouvez aussi prendre des conseils auprès du Conseil des prud'hommes et d'un syndicat.

Bonne chance

Chabert

Répondre à chabert

88

françou, le 27 jan 2009 à 15:47:52

Je travaille depuis la liquidation de mes retraites J'ai donc cotisé depuis 1997 De quelle surcote à 3 ou 5% parle-ton ?

jusqu'à présent il n'était pas question de générer de nouveaux droits à ajouter à ma retraite actuelle . Serait-ce cela la surcote ? ou alors quelle en est la signification ? Jusqu'a présent j'ai travaillé pour la solidarité sans retour.......... C'est sympa mais très frustrant ; si surcote il y a , un rappel est-il envisageable ? Merci de me répondre

Répondre à françou

44

Edwige, le 22 déc 2008 à 17:41:44

Merci pour vos bons conseils.
J’ai en effet l’impression qu’il cherche simplement à se débarrasser au plus vite des cas tendancieux.
Je suis en CDI depuis 2000, j’ai donc été embauchée alors que j ;avais 59 ans. Lorsque mes 65 ans sont arrivés, on ne m’a pas demandé de confirmer par écrit mon intention de travailler mais donné une promotion !
Croyez vous que je doive faire une lettre contestant leur intention ? De plus, le délai de prévenance de 2 mois devrait être respecté : là on me donne 2 semaines pour décider, ce n ;est pas normal !
Mais vous avez raison, je vais me renseigner entre temps auprès des organismes compétents…

Répondre à Edwige

45

chabert, le 22 déc 2008 à 17:58:05

Bonsoir;

de toute manière, vous ne risquez rien en leur adressant une lettre avec AR pour prendre date dans la contestation!
et, évidemment, vous renseigner le plus vite possible; Mais attentiion, nous sommes en période de vacances!!!!
alors, un conseil, envoyer une lettre avec AR avant d'avoir tous les renseignements car les administratuions vont vous dire que le s nouveaux textes ne leur sont pas encore parvenus et bla bla bla

Chabert

Répondre à chabert

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chtl, le 4 jan 2009 à 15:21:58

Bonjour

je suis retraitée de l'éducation nationale depuis 1990, 16 ans d'Education nationale et 3 enfants,
j'ai repris une activité à temps partiel dans le privé. J'étais soumise au régime des cumuls, ne devant pas dépasser une certaine somme par an. En 2004, le service des pensions m'a informé que suiste à l'article l 86 1, mon employeur n'entrait plus dans le champ d'application de la législation du cumul. Je n'ai pas compris pourquoi, mais tant mieux pour moi j'ai pu me faire augmenter.
Je viens d'avoir 60 ans, mon employeur me propose de modifier mon contrat pour un plein temps, est ce que je serai à nouveau soumise au cumul avec la nouvelle loi

Répondre à chtl

51

chabert, le 6 jan 2009 à 13:11:48

Bonjour à tous et à toutes,

Nous avons contacté la CRAM ce matin: aucune information n'a pu nous être donnée (!!!) sur les nouvelles dispositions. Paraît-il que les décrets d'application de la Loi ne seraient pas sortis? Nous avons plutôt eu l'impression que les gens qui nous ont répondu ne veulent pas se casser la tête!!!
Nous ne devons tout de même pas être un cas isolé!!!
Une femme nous a même répondu: " continuez à travailler, ne vous tracassez pas!!!"

Nous ne savons plus que faire, ni auprès de qui nous renseigner puisque les personnes qui travaillent à la CRAM, dans le service des retraites, sont incapables de le faire!!!

Quelqu'un a-t-il des infos? ou des idées??? "L'affaire" est urgente car ma femme aura 60 ans dans dix jours!!! C'est incroyable dans un pays comme le nôtre de ne pouvoir être renseigné!!!

Cordialement

Chabert

Répondre à chabert

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chabert, le 6 jan 2009 à 15:15:36

Voici ce que je viens de trouver sur le site du Ministère du Travail (voir le lien ci-dessous).



Le régime du cumul emploi-retraite est assoupli au profit des assurés qui remplissent les deux conditions suivantes : avoir liquidé leurs pensions de vieillesse auprès de la totalité des régimes de retraite de base et complémentaires légalement obligatoires, dont il ont relevé et avoir liquidé leurs pensions de retraite, soit à partir de l’âge de 65 ans, soit à partir de l’âge de 60 ans s’ils ont justifié d’une durée d’assurance ouvrant droit au taux plein. Pour ces assurés, sont ainsi levées les deux limites actuelles au cumul emploi-retraite : le délai de latence de 6 mois avant de retourner chez son dernier employeur et le plafond de cumul de ressources.

http://www.travail-solidarite.gouv.fr/...

Chabert

Répondre à chabert

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jefvil, le 6 jan 2009 à 16:42:07

Bonjour et merci pour ces explications

un dossier inetressant vient de paraitre sur coach-retraite.com qui stipule que la reforme a été votée pour la retraite pricipale mais les caisses complémentaires Arrco et Agirc n en tiennent pas compte et garde l'ancien systeme de cacul pour le cumul
Si j ai bien compris il n y a pas de limite pour la retraite secu mais pour les retraites complémentaires vous n avez pas le droit de dépasser soit
160% du smic
le montant du dernier salaire
ou la moyenne des 10 dernieres années ayant donné lieu à cotisation Arrco et Agirc
Comprenez vous la meme chose que moi
Merci encore

Répondre à jefvil

54

chabert, le 6 jan 2009 à 17:18:49

J'ai le sentiment que cet article, au demeurant très intéressant, ne fait pas l'analyse de la dernière Loi de Financement de la SS mais plutôt de la Loi Fillion de 2003, laquelle prévoyait un grand rendez-vous sur les retraites en 2008.

Mais je ne suis pas juriste et je me trompe peut-être dans l'interprétation de cet article.

Cordialement

Chabert

Répondre à chabert

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chabert, le 6 jan 2009 à 17:20:56

Magazine N°7 Semaine du 10/11/2007

Je viens de vérifier: il s'agit d'un dosssier de 2007!

Chabert

Répondre à chabert

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bob, le 7 jan 2009 à 18:31:46

<gras>B<gras>ravo M. Chabert vous etes dans le Favoris...</gras></gras>

Répondre à bob

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bob, le 7 jan 2009 à 18:46:14

Brtavo M. Chabert vous etes dans le Favoris...

Répondre à bob

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chabert, le 7 jan 2009 à 19:00:21

Bonsoir Bob,

désolé mais je ne comprends pas le sens de votre message.

Cordialement

Chabert

Répondre à chabert

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bob, le 7 jan 2009 à 22:37:05

Bonjour, moi ausssi je sui interesse par votre recherche, je sui d'origine italienne, je cotisé 30 ans en Italie la bas il faut cotise minimum 35 ans, en etant invalide au travaille je touche une petite retraite, mai je encore envie de travailler a l'ordinateur, comme traducteur...avant je ne pouvait pas étrè embauche par le meme patron, alors j'attend la nouvelle loi...a suivre. (excuse moi pour le faute de grammaire )
Bob

Répondre à bob

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albaprune, le 8 jan 2009 à 11:11:44

Bonjour Chabert,

Je viens de prendre connaissance de votre message du 27/11 dernier.

Je suis dans la même attente que vous à savoir que, VRP multicartes retraité depuis la 31/10/08, j' attends avec

impatience la parrution de ce décret au JO qui me permettrai de reprendre le travail chez deux employeurs sans

être pénalisé par cette carrence de 6 mois.

En savez vous davantage depuis le 27/11.

Merci pour votre réponse.

Répondre à albaprune

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chabert, le 8 jan 2009 à 14:26:01

Bonjour,

voici la réponse du Député de la Moselle (M. Jacquat) concernant le délai de 6 mois. Elle est nette et précise.

Enfin un homme politique digne de ce nom!



"""Aucun décret n'est nécessaire.
J'interviens auprès de la CNAV.
Si vous bénéficiez du taux plein, il n'y a aucun délai de carence.
Je pense que votre CRAM attend des instructions de la CNAV.
Veuillez croire, Madame, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.""""

Denis JACQUAT
Député de la Moselle

Faites passer ce message à vos connaissances qui se posent la même question.

Cordialement

Chabert

Répondre à chabert

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chabert, le 9 jan 2009 à 12:50:09

Bonjour à tous et à toutes,

Les diverses interventions que nous avons faites auprès de M. le député Jacquat ont apparemment porté leurs fruits. Nous avons été rappelé par la CNAV suite à nos diverses demandes de renseignements qui n'avaient pas eu de réponse. La personne nous a déclaré de façon formelle que:

- les nouvelles dispositions sont bien applicables dès le 1er janvier, notamment l'article L 161-22 du Code de la Sécurité Sociale qui a bien été mis à jour en vertu de la LFSS 2009 (article 88 de ette Loi). Je me permets de vous rappeler que ce code est visible sur le site www.legifrance.gouv.fr

- les cram n'attendent pas de "décrets d'application" puisqu'il n'y en a pas besoin dans le cadre de cette loi, mais une circulaire interne qui précisera des modalités de détails;

- le cumul emploi-retraite pour les personnes de 60 ans qui ont tous leurs trimestres et qui ont liquidé leurs droits à pensions auprès de toutes les caisses est maintenant possible SANS ATTENDRE LES SIX MOIS pour retravailler chez le même employeur;

- à ce sujet, il s'agit bien de RE-travailler, ce qui veut dire que votre employeur actuel doit établir UN NOUVEAU CONTRAT DE TRAVAIL qui peut prendre effet dès le lendemain du jour de la mise à la retraite; (à noter que si, plus tard, vous êtes amenés à contacter les caisses de retraite, il ne faudra pas dire que vous continuer à travailler chez votre ancien employeur MAIS que vous RE-travailler!!! cette nuance est TRES importante).

- nul besoin de démissionner car la prise de retraite équivaut à une démission;

- la nouvelle loi s'applique AUSSI aux personnes qui sont déjà en retraite ET NON PAS UNIQUEMENT à celles qui prennent leur retraite après le 1er janvier 2009.

Ces rensiegnements sont fiables et la notre interlocutrice nous a laissé ses nom et numéro de téléphone (que je ne puis mettre sur le site car il s'agit d'une fonctionnaire locale).

Voici ce que nous avons de nouveau.

Cordialement.

Chabert

Répondre à chabert

63

PHIPHIE, le 9 jan 2009 à 21:58:07

Bonjour,

je me pose une question.mon père vient de prendre sa retraite à 58 ans dans le cadre de l'anticipation pour carrière longue durée( il a commencé à travailler très jeune).Il voudrait retravailler chez son même employeur quelques heures. Mais la nouvelle loi dit que la carence des 6 mois est supprimé si plus de 60 ans.mais pour ceux qui ont moins mais qui ont leur retraite à taux plein ,comment cela se passe ?
Merci pour vos réponses

Répondre à PHIPHIE

64

chabert, le 10 jan 2009 à 08:15:37

Bonjour,

Dans ce cas (moins de 60 ans malgré ts le strimestres!) le délai de carence de 6 mois n'est pas supprimé. Hélas!

Bien à vous

Chabert

Répondre à chabert

65

JeanJacquesGuy, le 11 jan 2009 à 19:34:04

Merci c'et clair il nous faut attendre une circulaire quiqu'il en soit la loi est applicable. Mais j'ai un autre souci j'exerce simultannément une activité libérale. Doije prendre ma retraite et demander à nouveau une inscription, ce qui n'était pas le cas dans les précédentes dispositions. Merci de votre aide

Répondre à JeanJacquesGuy

66

chabert, le 11 jan 2009 à 19:56:09

Bonsoir jeanJacquesGuy,

Pour ma part, je suis désolé de ne pouvoir vous apporter le moindre éclairage sur votre cas particulier.

Cordialement

Chabert

Répondre à chabert

67

Baron, le 16 jan 2009 à 17:54:58

Bonsoir Monsieur Chabert,
Je viens de lire avec attention les différents échanges de ce forum et je tiens tout d'abord à vous remercier de votre précieux et sérieux apport.
En ce qui me concerne, j'ai pris ma retraite fin septembre 2008 et je viens d'être contacté par mon ancien employeur qui souhaite me proposer une mission de 6 mois suite à une nouvelle affaire. Bien entendu c'est très urgent et il souhaite que je commence aussi tôt que possible. Mais, renseignements pris, il faut que je commence par en faire déclaration à ma caisse de retraite principale, c'est à dire la CNAV de St Quentin en Yvelines. Je les ai contactés (avant de lire le forum) et j'ai eu confirmation qu'ils connaissaient la loi du 17/12/2008 mais qu'ils attendaient les textes d'application associés.

Que pensez-vous que je puisse faire en attendant pour essayer de gagner du temps ? Et a-t-on une idée du délai avant que les textes soient diffusés ?

Et autre question, faut-il également contacter les caisses complémentaires (AGIRC et ARRCO pour moi) ?

Avec mes remerciements

Répondre à Baron

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chabert, le 16 jan 2009 à 18:25:59

Bonsoir Baron,

Si vous remplissez les conditions de l' article 161-22 du Code de la SS (visible ur légifrane.gouv.fr) (60 ans, tous les trimestres etc etc...), il n'y a pas de problème.

En réalité, les cpam et consorts n'attendent pas les textes d'application légaux, mais des circulaires internes!

Voir les réponse faites par le député Jacquat.

Ceci dit, chaque cas est particulier et il faut bien tout vérifier. Et prendre quelques précautions: nouveau contrat de travail. Pour ce qui est de faire la déclaration à la cram de votre reprise d'activité, je ne suis pas certain que cela soit obligatoire: ils le verront bien puisque votre employeur et vous-même cotiserez (entre parenthèses: sans que cela vous ouvre des ddroits nouveaux)...

Vous pouvez aussi enviyer un courriel au député Jacquat, homme politique d'une valeur que certains de ces homologues nous avaient fait oublier!!!

le problème en ce moment, c'est que les cram et autres ne savent pas où ils en sont et ces petits fonctionnaires s'en foutent!!!! d'ailleurs leurs itres internets (cram, cnav) ne sont pas à jour!!!! c'est tt de même un comble dans un pays qui se targue d'avoir la meilleure administration au monde!!!!!! ce doit être beau dans les autres pays!!!!!!!!!!!!!!!!!

En gros, c'est le b...

Cordialement

Chabert

Répondre à chabert

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coco, le 18 jan 2009 à 23:59:39

Bonjour, mr Chabert
j'ai mon mari qui est parti en retraite le 1/10/08 à 56 ans ,il était artisant commercant,pandant 22 ans et employer 18 ans chez son papa dans la même branche. Au jour d'aujourd'hui il aimerait reprendre(continuer+augmenter) une activité (saisonniaire 6-7 mois ) en allemagne dans un park d'attraction dans lequel il travail déjas en + de notre activité les (weeks-ends) depuis 2006. Pourriez vous me dire s'il est aussi limité avec un plafond ? Parceque j'ai téléphoner à sa dernière affiliation RSI qui ma dire (verbalement ) que pour eu il n'y avait pas de problème parce que c'est à l'étranger.Mais je devais demander à la CRAV ou il était adérant étant salarier.
cordialement coco

Répondre à coco

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chabert, le 19 jan 2009 à 06:03:29

Bonjour coco,

je suis désolé mais je ne suis pas en mesure de répondre!
Désolé.

Cordialement

Chabert

Répondre à chabert

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alsace bas-rhin, le 19 jan 2009 à 21:53:21

BONJOUR chabert
merci de votre reponse
cordialement coco

Répondre à alsace bas-rhin

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leloup, le 20 jan 2009 à 10:55:45

Ravi de découvrir cette discussion, et bravo à Chabert pour sa ténacité aussi bien pour résoudre le problème que partager ses infos.
Dans le même cas: réponse de la CNAV = on attend les instructions et en attendant on peut pas vous dire que vous avez le droit. (en clair, nous nous réservons le droit de dire "niet" et si c'est après avoir commencé les conséquences sont lourdes)
Les juristes de mon ancien employeur sont sur le coup. Pour eux il n'y a pas de problème. Sauf à être dans un cas limite qui demande interprétation de la loi (et qui sera précisé dans la circulaire) on peut y aller. Ils mènent l'enquête pour savoir pourquoi les instructions n'ont pas suivi.

Répondre à leloup

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chabert, le 20 jan 2009 à 11:37:04

Bonjour,

C'ets un sujet auquel je me suis intéressé car mon épouse était concernée par cette nouvelle loi, puis je l'ai pris à coeur car je me suis rendu compte que de nombreuses personnes étaient confrontées au problème de l'incurie des crams et autres organismes dont les personnels sont pourtant payés pour donner des informations fiables.

Quand vous voyez que leurs sites internet ne sont même pas à jour!!! et que l'on vous répond n'importe quoi, en allant jusqu'à inventer des décrets !!!!!!!!!

Il y a vraiment de quoi de révolter! On a le sentiment que tout le monde (ou presque) s'en fout! Fort heureusement, l'on a quelquefois affaire à des gens compétents qui prennent la notion de service public à coeur! mais ils sont excessivement rares et il faut avoir la chance de tomber dessus!!!

Et il paraît (je dis bien: il paraît!!!) que l'on a l'une des meilleures administrations au monde!!! Qu'est-ce que cela doit être chez les autres............................................

Cordialement

Chabert

Répondre à chabert

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jcm33, le 20 jan 2009 à 19:31:58

Bonsoir,
le sujet de la reprise d'un emploi même temporaire 4/5 jours pour un depannage chez mon ancien employeur m'interesse car cela pourrait se faire en mars alors que je suis à la retraite seulement depuis le 1er janvier 2009.
Un autre sujet me préoccupe : je viens de recevoir mon dernier relevé de carriere et le salaire de l'année 2008 est inferieur à celui des autres années, j'ai donc téléphoné à la MSA organisme produisant ce relevé, il m'a été répondu que le dernier trimestre travaillé n'est pas pris en compte, pourquoi ? ai-je demandé on m'a répondu c'est comme çà.
Qu'en pensez vous ? Merci d'avance de votre aide.

Répondre à jcm33

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chabert, le 20 jan 2009 à 19:59:05

Bonsoir,

Je ne peux vous renseigner, mais une chose est certaine: la réponse qui vous a été faite n'est pas normale dans la forme. Le citoyen a tout de même le droit de connaître le pourquoi du comment!!!!!!

Un conseil: écrivez à la MSA qui vous répondra par écrit (demandez des explications précises en faisant référence à votre appel téléphonque -date heure et si possible le nom de la personne, mais ça m'étonnerait qu'elle vous l'ait donné!!!).

Bon courage

Chabert

Répondre à chabert

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jcm33, le 20 jan 2009 à 20:40:52

Merci tout de même de votre réponse, j'attends d'être lu par d'autres personnes qui auront peut-être rencontré le
cas.
De toutes façons j'ai les coordonnées de la personne qui m'a répondu et je compte bien écrire à la MSA.

Répondre à jcm33

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COCO, le 21 jan 2009 à 21:57:14

Bonjour,pour notre cas. nous avons à ce jour une réponse de la CRAV

pour toutes personnes à la retraite il n'y à ni 6 mois ,ni somme (plaphon) pour la sommes que l'on peut encore travailler. Si vous travailler à l'étranger.
C'est à dire les FRANCAIS peuvent travailler à l'étranger sans limite pour la somme à gagner,et heures ilimité.
ON lui à dit vous pouvez travailler jour et nuit.
cordialement coco

Répondre à COCO

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Baron, le 23 jan 2009 à 20:49:55

Et bien ce matin j'ai de nouveau appellé la CNAV Ile de France et.... MIRACLE ! ils ont reçu les textes d'application et il est donc possible lorsque l'on est en retraite de continuer à travailler, sans délai de carence vis à vis de l'ancien employeur ni de plafond pour le cumul emploi/retraite.
MAIS... j'ai eu la bonne idée de discuter un peu avec la personne au téléphone qui m'a demandé depuis quand j'étais en retraite ? Depuis le 1er octobre 2008. Ah, désolé, mais la nouvelle loi du 17 décembre 2008 ne s'applique QUE pour les personnes qui prennent leur retraite APRES le 1er janvier 2009 !!!
Je suis tombé de l'armoire... Avoir attendu avec impatience ces fameux textes d'application pour apprendre qu'ils ne servent à rien pour l'immense majorité des retraités actuels, quelle désillusion.
Pourquoi cette restriction ? Mais que se passe-t-il dans la tête de nos législateurs ???

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colbert, le 23 jan 2009 à 22:05:05

La personne que tu as eu ne connais pas la loi celle ci s'applique au flux (retraites dont la date d'effet est fixee a compter du 1 janvier 2009) et au stock (retraites dont la date d'effet est anterieur au 1 janvier 2009 )des lors que les conditions sont remplies au 1 janvier 2009 bonne reception

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Baron, le 23 jan 2009 à 22:30:08

C'est le service d'information de la CNAV Ile de France que j'ai consulté. Si eux ne savent pas, à qui s'adresser pourconnaître la vérité et se lancer sans risquer de voir sa retraite suspendue ?

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colbert, le 23 jan 2009 à 23:03:09

Baron va sur le forum DECRET DE LOI : CUMUL EMPLOI RETRAITE tu trouveras en autre le courriel du depute denis JACQUAT president du conseil de surveillance de la cnav ou tu peux le contactersur son site denis JACQUAT ce depute te repondras je l'ai contacte moi meme des reponses claires et precises bonne reception

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Baron, le 23 jan 2009 à 23:27:16

Je viens d'envoyer un mail au députéJacquat en lui demandant sur quel document officiel reconnu par la CNAV il est possible de s'appuyer en cas de conflit. Je publierai sa réponse.

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leloup, le 24 jan 2009 à 12:22:49

N'accusons pas la personne que tu as eu au tél, plutôt celle qui a rédigé la circulaire !
De deux choses l'une. Ou bien cette personne est totalement incompétente ou elle a raison = c'est une interprétation possible de la loi. Le fait que des députés ne soient pas d'accord avec cette lecture est un bon point, mais sur le plan procédurier c'est très risqué d'aller à l'encontre de directives administratives maintenant qu'elles existent. Le temps que tu fasses entendre raison à l'administration, elle aura déjà appliqué les mesures "punitives".
C'est un truc à avoir raison et être remboursé des abus dans... quelques années !
La seule chose possible, c'est d'avoir le texte en question et de vérifier son interprétation. Ou de le faire modifier rapidement par pression des députés sur l'administration.
Au passage... y a-t-il un formulaire à remplir ?

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Baron, le 26 jan 2009 à 11:47:10

Bon j'ai eu la réponse du député Jacquat qui me recommunique le texte déja évoqué plus haut dans le forum. Fort de ce mail que j'ai reçu personnellement, j'ai rappelé la CNAV au même numéro que la dernière fois ((08) 21 10 12 14).
Et j'ai reposé ma question, prêt à citer le mail, MAIS... la conseillère (l'autre fois c'était un homme) m'a répondu qu'il n'y avait aucun problème et que tous les retraités ayant totalement liquidé leur retraite avaient droit à l'application de la nouvelle loi. Quand je lui ai cité la réponse précédente d'un de ses collègues, elle a été un peu surprise et surtout gênée... Elle a même précisé les 3 cas où ce n'est pas applicable (retraite non liquidée totalement, retraite pour inaptiture (?) et retraite anticipée).
Je précise quand même qu'il n'y avait pas eu quiproquo lors de mon appel précédent ; c'est le conseiller qui m'avait demandé de lui-même ma date de retraite pour pensuite me dire que cela ne s'appliquait donc pas à moi...

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chabert, le 26 jan 2009 à 11:50:19

Merci Baron, de contribuer à faire remonter les informations.
Enfin, tous les personnels des cramvont se mettre progressivement au diapason!!!! pas trop tôt!!!

cordialement

Chabert

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BAP, le 31 jan 2009 à 03:40:37

Retraites complémentaires
AGIRC ARRCO : ENFIN CA BOUGE !!!!!!

Ci joint un article paru sur le site de la Revue Fiduciaire (www.revuefiduciaire;grouperf.com/depeches/15882.html)

Je cite :

Cumul emploi-retraite : les modalités ARRCO et AGIRC sont connues

L'AGIRC et l'ARRCO ont décidé de s'aligner sur la sécurité sociale pour ce qui concerne le cumul emploi-retraite :
- à partir du 1er janvier 2009, cumul possible sans limitation pour les personnes ayant fait liquider toutes les pensions de vieillesse qui peuvent leur être dues au titre de régimes de retraite légalement obligatoires, et cela dès 60 ans si les intéressés justifient d'une carrière complète, ou à partir de 65 ans ;
- maintien des limitations antérieures dans les autres cas.

Par ailleurs, l'employeur qui embauchait un salarié reprenant une activité après liquidation de sa retraite ne devait pas précompter sur son salaire les cotisations salariales de retraite complémentaire (AGIRC ou ARRCO). En revanche, il restait redevable de la part des cotisations patronales, sans que celles-ci ne soient génératrices de droits pour le salarié (ANI ARRCO du 8 décembre 1961, ann. A, art. 14 ; convention AGIRC du 14 mars 1947, ann. I, art. 11). A compter du 1er juillet 2009, l'employeur d'un retraité en activité devra précompter à la fois les cotisations salariales et patronales de retraite complémentaire. Soulignons que ces cotisations ne généreront pas d'inscription de points de retraite pour l'intéressé.

Commissions paritaires AGIRC et ARCCO du 23 janvier 2009

A noter cependant que le site officiel AGIRC n'a pas été mis a jour : on cite toujours les anciennes limitations.

La CNAV et les CRAM semblent avoir enfin découvert la nouvelle loi (en discussion depuis plus de trois mois et publiée depuis un mois et demi), constaté qu'il ne fallait pas de décret d'application et que la loi s'appliquait dès le 1 janvier 2009. Pas un modèle d'efficacité et je suis sur que certains d'entre nous auront encore des problèmes.

A terme il ne reste plus qu'un problème à résoudre : la signature d'un nouveau contrat avec l'employeur.
Depuis la nouvelle loi on ne peut être mis à la retraite sans accord écrit de l'employé. Les employeurs doivent interrogés les employés concernés tous les ans et il y a eu un décret déjà publié fixant pour 2009 des modalités transitoires.

Si votre employeur n'est pas coopératif il peut empêcher le cumul en refusant de signer un nouveau contrat. Il doit alors vous garder au titre de l'ancien contrat mais vous ne pouvez liquider votre retraite. Il n'y gagnera rien mais vous y perdrez beaucoup. La nécessité d'avoir un nouveau contrat permettra un petit chantage et l'employeur peut ainsi en vous offrant un contrat avec des conditions revues à la baisse bénficier indirectement des nouvelles dispositions parlementaires alors qu'elles n'ont pas été faites pour son profit.

J"ai interrogé les deux rapporteurs de la loi (Sénat et Députés) sur le sujet mais pas de réponse depuis 15 jours.

A voir

BAP

Les caisses complémentaires semblent vouloir s'aligner mais avant
La CNAV

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Anne85, le 19 fév 2009 à 15:46:50

Merci pour votre message , je serais ravie d'avoir la réponse de Mr le Député
pour pouvoir la ccommuniquer à la CRAM de Loire Atlantique que j'ai contacté ce jour.
En effet, je suis à la retraire depuis février 2007. En juillet 2008, j'ai accepté un poste à pourvoir immédiatement dont le salaire dépassait le montant autorisé en cumul.J'ai donc demandé à la CRAM de suspendre ma retraite dans l'attente de la nouvelle loi de finances 2009.
A ce jour, la réponse est: "nous avons une pile de courriers en attente (sic), nous attendons les décrets d'application, de toute façon, ce ne sera valable que pour les personnes qui reprendront une activité à compter de janvier 2009 (?)"

donc pour le moment, j'attends, sans être sûre de l'effet rétroactif de ma demande, je perds actuelllement
1000€/mois.sachant que pendant ce temps , je cotise pour ma RETRAITE!!!! c'est fou!

Merci de me donner des idées de courrier à adresser à cette CRAM.

cordialement

anne

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leloup, le 27 jan 2009 à 11:14:34

Des nouvellles AGIRC- ARRCO de ce matin !
La décision de respecter la nouvelle règle des cumuls a été acceptée. Mais l'accord reste à être signé, donc sur le plan purement formel c'est pas encore officiel...mais inéluctable.
Sur l'histoire des 6 mois de latence avec l'ancien employeur (mon soucis, car je n'est pas de problème de cumul) cela n'a jamais été une règle AGIRC-ARRCO. Donc seulement CNAV et la nouvelle loi est claire. Cela s'applique depuis le Ier Janvier, circulaire CNAV ou pas.

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lapinretraité, le 27 jan 2009 à 17:10:49

Bonjour,

Après un parcours du combattant de plusieurs mois auprès des caisses de retraites, la Cram m'avait dit non, puis finalement m'a reconfirmé qu'un décret d'application leur était parvenu le 12/01/2009.
En final dans mon cas je peux reprendre un emploi total ou partiel sans plafond, alors que ma retraite est effective depuis le 01/12/08, donc avant le 01/01/2009.
Par conséquent il n'y aurait aucune raison pour que vous n'y ayez pas droit vous aussi ?
Mais attention pour leur part les caisses complémentaires sont toujours incapables de confirmer ou infirmer cette application, il paraît souhaitable de ne pas s'engager dans une quelconque activité complémentaire tant que leur position n'est pas claire !
Cordialement.

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françou, le 27 jan 2009 à 18:01:57

Je crois que mon message a été mal compris En fait je n'ai trouvé nulle part que le fait de retravailler en ayant fait liquider sa retraite, ne génère plus de points alors que les cotisations sont prélevées normalement comme pour un salaire d'actif . Ce qui revient à dire que l'on cotise à fonds perdus sauf pour les caisses de retraite Alors je réitère ma question initiale : que veut dire surcote à 3 ou 5% ? merci de votre réponse si vous savez

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colbert, le 27 jan 2009 à 21:33:44

Françou la surcote ne s'applique qu aux personnes qui ne demandent pas leur liquidation de leur retraite donc a toutes celles qui continuent leur activite tout en ayant les conditions pour faire valoir leur droit + merci a m chabert pour pour pour toute ses info s sur ce forum

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jcpastout, le 18 mar 2009 à 10:56:09

Bonjour à tous,
J'actualise les informations reçues ce jour :
1/ de la CNAV : la libéralisation totale du cumul emploi retraite s'applique bien aux retraites à taux plein (ou avec surcote) même liquidées avantle 1er janvier 2009

2/ CICAS : accord signé le 11/12/08 pour toutes les caisses AGIRC et ARCO. Cumul accepté sans conditions autres que celles de la CNAV, MAIS, alors que seules les cotisations patronales étaient dues pour l'emploi d'un retraité, à partir du 1/07/09 les salaires seront soumis aussi aux cotisations salariales, MAIS celles-ci n'entraîneront aucune modification de calcul des retraites déjà liquidées. Si vous prenez votre retraite le 1er janvier 2009 et que vous continuez à travailler, vous serez soumis à cotisations, mais rien ne changera pour le versement de votre mensualité.

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