Bonjour Dossenberg K.
Merci encore pour vos bons conseils. Je vous dois bien, en compensation, quelques explications au sujet du cas auquel vous avez aimablement apporté votre collaboration.
En réalité, nous avons déjà fait faire une expertise par un expert foncier qui a évalué notre bien pratiquement au double de la somme proposée par le locataire… et en se basant, en plus, sur des données fournies par ce dernier !
Quel avantage tire le récalcitrant à aller à l’encontre des intérêts de sa propre famille puisqu’il est évident que personne ne se mettrait gratuitement les siens à dos sans un motif de poids ? Hé bien il prétend, entre autres explications farfelues, nous empêcher soi-disant de « nuire au locataire »… alors que la loi, très protectrice des intérêts des fermiers, impose des règles auxquelles nous ne pouvons nous soustraire. Aussi, nous opinons tout simplement que, voyant qu’il ne peut plus s’opposer à la vente comme il a toujours fait jusqu’à la promulgation de la loi de janvier 2007 (il est le seul à habiter près de la ferme et a toujours assumé le rôle de « propriétaire terrien » dans le village), notre « redresseur de torts » désire désormais soit se venger d’une famille « ingrate » qui ne le comprend pas, soit retomber malgré tout sur ses pieds en obtenant une unique offre d’achat propre à convaincre les autres propriétaires de faire marche arrière… et que tout reparte comme antan.
Il est clair qu’il a été surpris et contrarié d’apprendre qu’une loi permettait désormais à quiconque de sortir de l’indivision. Après 20 ans de représentation tacite auprès du fermier (et dictatoriale vis-à-vis de la famille), il avait fini par s’approprier mentalement l’exploitation. C’est ce que nous croyons comprendre.
Somme toute, un personnage dont Balzac aurait sans doute tiré parti.
Bonne journée. Cordialement. Wati.