Avant de partir dans un tel développement, il aurait été opportun de savoir si le défunt était marié. Nous l'ignorons tout simplement, et envisager les droits du conjoint survivant me paraît un peu superflu pour le moment...
Ensuite, dans l'hypothèse où il s'agit d'un conjoint survivant, les droits de chacun des héritiers sont légèrement, voire totalement erronés.
En l'absence de libéralités, le conjoint peut opter soit pour 1/4 en pleine propriété, soit pour l'usufruit de la totalité des biens, si tous les enfants du défunt sont du couple (ce qui semble être le cas).
On en déduit :
- si option du 1/4 PP, les deux descendants se partageront les 3/4 en pleine propriété, soit 3/8 chacun.
- si option de l'usufruit de l'intégralité des biens, les deux descendants se partageront la nue-propriété, soit 1/2 en nue-propriété chacun.
Il ne s'agit donc pas de 1/3 pour chacun des héritiers, puisqu'il n'y a pas de libéralités octroyant à ce "conjoint" la quotité disponible en pleine propriété.
Il m'est impossible de rentrer plus loin dans le raisonnement sans avoir plus de détails sur la situation familiale, mariage éventuel, contrat de mariage, pacs, concubinage...
La notion de biens propres se retrouve dans de nombreuses situations. Et le fait qu'il n'y a point de donation au dernier vivant ne présume pas de la présence d'un mariage entre les époux.